ARTICLE
Le cancer bronchopulmonaire est la néoplasie la plus fréquente
dans le monde et il constitue la première cause de mortalité
par cancer chez l'homme dans tous les pays développés [1,
2]. Les cancers bronchiques à petites cellules (CPC) représentent
entre 15 et 25 % des cancers pulmonaires [3]. Les caractéristiques
cliniques et évolutives des CPC sont une excellente chimiosensibilité
initiale, des rechutes fréquentes et un pronostic à long
terme réservé [3]. Néanmoins des progrès ont
été réalisés dans le traitement de ces cancers
: association de médicaments cytotoxiques, combinaison de la radiothérapie
et de la chimiothérapie dans les formes localisées, intensification
de la chimiothérapie grâce aux facteurs de croissance [3,
4]. C'est ainsi que le nombre de survivants à long terme des CPC
est actuellement évalué à 10 à 15 % à
2 ans et à 5 % à 5 ans [3, 5]. La survie prolongée
de ces patients a permis de mettre en lumière la forte incidence
de seconds cancers primitifs survenant après le diagnostic initial
de CPC [6]. Dans cette étude, nous avons revu les dossiers de 1
371 patients présentant un CPC entre 1983 et 1994 et inclus dans
divers protocoles thérapeutiques, afin d'évaluer la fréquence
de survenue de seconds cancers primitifs synchrones ou métachrones
et de préciser leurs caractéristiques ainsi que leur devenir.
Résultats
Sur les 1 377 patients inclus dans ces divers protocoles et traités,
seuls 6 patients ont été perdus de vue. Le suivi minimal,
la survie globale à 1 an, la survie sans récidive à
1 an et la survie globale à 2 ans pour chacun de ces protocoles
sont détaillés dans le tableau
I.
Sur les 1 371 patients suivis, 17 (1,2 %) ont développé
un second cancer primitif. Pour l'un d'entre eux, le délai entre
le CPC et le 2e cancer (cancer de l'hypophyse) n'a pu être
précisé et ce patient a été exclu de l'étude.
Les 16 autres cas se répartissent en 8 seconds cancers primitifs
synchrones (SCPS) et 8 seconds cancers primitifs métachrones (SCPM).
Les caractéristiques cliniques des patients atteints d'un SCPS
sont détaillées dans le tableau
II. Ce groupe comprend 7 hommes et 1 femme ; l'âge moyen
est de 64 ans lors du diagnostic initial de CPC. Dans 6 cas, le CPC était
localisé et dans 2 cas d'emblée disséminé.
Sept patients avaient été traités par une chimiothérapie
associant de la cyclophosphamide, de la doxorubicine et de l'étoposide,
à laquelle avait été adjoint un 4e médicament
cytotoxique 6 fois (dont 5 fois du CCNU). Seuls 2 patients avaient reçu
une radiothérapie thoracique associée à la chimiothérapie
et 1 patient une irradiation thoracique et cérébrale. Une
irradiation cérébrale seule avait été réalisée
2 fois. Une réponse complète n'avait été observée
que chez 2 patients de ce groupe. Le tableau III résume
le type de SCPS, le traitement instauré et le devenir de ces patients.
Le siège était bronchopulmonaire dans 6 cas (5 cancers épidermoïdes,
1 cancer à grandes cellules), ORL dans 1 cas et sophagien
dans 1 cas. Un patient a été perdu de vue ; les 7 autres
sont décédés de leur CPC (n = 5), d'une complication
iatrogène (mort subite sous 5 fluoro-uracile, 1 patient) ou de
cause infectieuse (choc septique, 1 patient). La médiane de survie
a été de 6 mois (de 1 à 16 mois).
Les caractéristiques des patients avec un SCPM sont détaillées
dans le tableau IV. Sur
les 210 patients vivants en rémission complète à
1 an, 8 vont développer un SCPM (risque de 3,8 %). Il s'agit de
8 hommes d'âge moyen de 61,5 ans. Le CPC était localisé
dans 6 cas et diffus dans 2 cas. Tous les patients avaient reçu
une chimiothérapie associant de la cyclophosphamide, de la doxorubicine
et de l'étoposide avec adjonction de 1 ou de 2 médicaments
cytotoxiques dans 7 cas sur 8 (dont 4 fois du CCNU). Les doses cumulées
de cyclophosphamide, d'étoposide et de CCNU de chacun de ces 8
patients sont détaillées dans le tableau
IV. Quatre patients avaient été irradiés
au niveau thoracique et 2 au niveau cérébral. Une réponse
complète avait été constatée chez tous les
patients de ce groupe et se maintenait lors de la survenue du SCPM. Le
type et l'évolution des SCPM sont résumés dans le
tableau V. Le délai
moyen entre les 2 cancers était de 27 mois. Leur siège était
bronchopulmonaire dans 3 cas (2 cancers épidermoïdes et 1
adénocarcinome), ORL dans 1 cas, digestif dans 2 cas (1 cancer
gastrique et 1 cancer colique), prostatique dans 1 cas et sous forme de
leucémie aiguë (dont le type n'a pu être précisé)
dans le dernier cas. Tous les patients sont décédés
avec une médiane de survie de 4 mois (de 1 à 18 mois). Six
fois le décès était directement lié à
l'évolution du cancer métachrone. Un patient est décédé
dans les suites de la thoracotomie pour résection du second cancer
pulmonaire ; 1 patient s'est suicidé lors de l'annonce du diagnostic
de leucémie aiguë.
Discussion
L'incidence globale des SCP après diagnostic de CPC est de 1,2
% dans cette étude. Ce chiffre concorde avec les données
de la littérature. En effet l'incidence des SCP dans les séries
portant sur les CPC varie entre 0,2 et 6,5 % [7, 8]. Les séries
les plus récentes retrouvent une incidence variant de 0,7 à
2,4 % [5, 9, 10].
Les SCPS regroupent des cancers bronchopulmonaires et des néoplasies
extrapulmonaires. Dans l'étude de Fergu-
son [11] regroupant 17 567 cancers bronchopulmonaires (toutes histologies
confondues) de diverses séries publiées, les SCP pulmonaires
surviennent chez 0,5 % des patients. La constatation dans l'évolution
d'un CPC d'un cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CBNPC)
pose le problème diagnostique entre un authentique 2e
cancer primitif pulmonaire ou l'émergence au fil du temps d'un
contingent non à petites cellules présent dès le
départ. Une histologie mixte CPC-CBNPC est constatée sur
les prélèvements diagnostiques initiaux dans environ 5 %
des CPC [12, 13]. Mais cette fréquence varie selon les méthodes
diagnostiques (biopsies bronchiques, brossage bronchique, cytologie de
l'expectoration), la taille des prélèvements, le nombre
de sections étudiées et l'anatomopathologiste [12]. La composante
CBNPC peut également survenir dans l'évolution d'un CPC
considéré comme « pur » au départ. C'est
ainsi que Sehested et al. [14], sur une série autopsique
de 104 CPC, rapportent la présence de CBNPC à au moins un
site initialement envahi par le CPC dans 13 % des cas. Quatre hypothèses
sont avancées pour expliquer ces résultats : une forme mixte
dès le diagnostic (mais méconnue en raison de prélèvements
trop exigus), une éradication sélective sous traitement
du contingent à petites cellules, l'émergence authentique
d'un second cancer bronchopulmonaire, une modification de différenciation
sous l'effet du traitement ou du temps. L'histologie la plus fréquemment
associée au CPC dans les SCP pulmonaires est le cancer épidermoïde
[5], ce que nous retrouvons également dans notre série (5
cas sur 6). Les SCPS peuvent aussi être extrapulmonaires. Ainsi,
dans notre étude, on note 1 cancer ORL et 1 cancer de l'sophage.
Sagman et al. [5] ont recensé une grande variété
d'autres néoplasies extrathoraciques : tumeurs urologiques, digestives
et cutanées. La majorité des patients avec SCPS décède
non de leur SCPS mais du CPC initial. Dans notre étude, la médiane
de survie de ces patients est de 6 mois ; la survie moyenne est de 5 mois
dans celle de Sagman et al. [5].
Les SCPM sont une des complications dans l'évolution à
long terme des survivants de CPC. La fréquence exacte des SCPM
dans cette population varie en fonction des auteurs et des critères
retenus pour les définir. Cette incidence varie entre 8 et 20 %
[9, 10, 15-19]. Ce chiffre fait des patients atteints d'un CPC des sujets
à haut risque de développer un second cancer primitif, comme
les patients atteints d'un cancer des voies aérodigestives supérieures
(VADS) [20, 21], d'un CBNPC ou d'une maladie de Hodgkin [9]. Le risque
par personne-année de développer un SCPM est évalué
à 10,3 % pour les CPC [9] et à 3,4 % pour les CBNPC [22].
Deux séries récentes évaluent entre 6 et 22 % le
risque de survenue d'un SCPM 5 ans après carcinome ORL [23, 24].
Dans la description des SCPM, il semble licite de distinguer les cancers
liés au tabac des néoplasies indépendantes de ce
carcinogène. Les seconds cancers primitifs décrits après
CPC et liés au tabac sont de siège bronchopulmonaire, ORL,
pancréatique, et urogénital (rein, vessie et col utérin)
[6]. Ils représentent, selon les auteurs, entre 30 et 89 % des
seconds cancers [5, 25]. Les CBNPC représentent entre 12 et 89
% de ce type de seconds cancers [7, 25, 26] avec une prédominance
des carcinomes épidermoïdes (67 %) [5].
La possibilité de survenue de SCPM bronchopulmonaires non à
petites cellules parmi les survivants d'un CPC est une donnée indispensable
à connaître pour éviter des erreurs thérapeutiques.
L'apparition d'une image pulmonaire anormale chez un patient suivi pour
CPC ne doit pas faire poser le diagnostic de rechute sans preuve histologique.
La résécabilité d'un SCPM non à petites cellules
peut même parfois être discutée, permettant une survie
plus prolongée [5, 6].
Le caractère authentiquement primitif d'un 2e CPC
après mise en rémission complète d'un 1er
CPC reste débattu, de même que leur incidence. Les critères
de Martini et Melamed [27] pour définir un second cancer comme
réellement primitif sont un intervalle libre supérieur à
2 ans, un siège lobaire différent ou un site pulmonaire
dont le drainage lymphatique diffère de celui du premier cancer,
et un type histologique différent. Ce dernier critère ne
fait pas l'unanimité. Pour certains, un intervalle libre d'au moins
5 ans est un critère suffisant pour retenir le diagnostic de second
cancer, même si celui-ci est du même type histologique et
survient sur le site d'origine [9]. Ce dernier critère semble d'autant
plus justifié que le risque de rechute locale après 3 ans
n'est que de 14 %. Quelques cas cliniques de la littérature semblent
conforter l'authenticité de certains seconds cancers de type CPC
[28, 29].
La survenue de SCPM pulmonaires souligne le caractère hautement
péjoratif de la poursuite de l'intoxication tabagique parmi les
survivants à long terme des CPC. Les maladies liées au tabac
sont la première cause de décès des patients guéris
de leur CPC. L'intoxication tabagique est responsable de nombreux seconds
cancers mais aussi de la pathologie cardiovasculaire, cérébrale
et pulmonaire non cancéreuse retrouvée chez les survivants
à long terme des CPC [3, 7, 10, 15, 18].
D'autres tumeurs malignes non liées au tabac peuvent survenir
dans l'évolution d'un CPC : hémopathies malignes, cancers
de la peau, du sein et de l'appareil digestif notamment [6]. Concernant
les hémopathies secondaires, le risque de développer une
leucémie varie selon les séries entre 3 et 40 % [5] avec
un risque relatif calculé sur 23 757 patients atteints de CPC ayant
survécu au moins 2 mois de 6,3 [30]. De tels écarts peuvent
s'expliquer par les différences concernant le type de chimiothérapie,
les doses de cytostatiques et la durée totale des traitements.
Actuellement, il est classique de distinguer 2 types d'hémopathies
secondaires : celles liées à l'emploi des alkylants et celles
liées à celui des inhibiteurs de la topo-isomérase
II. Les premières sont caractérisées par une longue
période de latence, des doses cumulées d'alkylants souvent
élevées, une phase préalable de myélodysplasie
et des anomalies des chromosomes 5 et 7 [31-35]. Par contre, les hémopathies
induites par l'étoposide (ou autres inhibiteurs des topo-isomérases
II) ont une période de latence courte sans phase préleucémique
et présentent fréquemment des réarrangements de la
région 11q23 ou des translocations t(8; 21) [36]. L'utilisation
fréquente et souvent associée de ces deux familles de cystostatiques
dans le traitement des CPC entraîne un risque certain d'hémopathies
secondaires. L'emploi de la procarbazine et des nitroso-urées dans
certaines polychimiothérapies du CPC ne fait qu'accroître
le risque de leucémie induite. Il est en ce sens surprenant qu'une
seule leucémie induite soit retrouvée dans notre série,
presque tous les patients ayant reçu du cyclophosphamide et de
l'étoposide et jusqu'en 1988 du CCNU. Les doses cumulées
variaient de 8 à 19,5 g de cyclophosphamide, de 2 à 5,1
g pour l'étoposide et de 0,24 à 0,48 g pour le CCNU. Toutefois
d'autres séries de la littérature ne rapportent pas non
plus d'incidence élevée de leucémies induites au
décours des chimiothérapies pour CPC [7, 9, 10].
La première cause de décès des SCPM est l'évolution
de ce second cancer lui-même, dans notre étude comme dans
l'ensemble des séries publiées [5, 9]. La médiane
de survie dans notre série est de 4 mois avec une moyenne de 7,5
mois. Sagman et al. [5] décrivent une moyenne de 39 mois
et Heyne et al. [9] retrouvent une médiane de 5 mois (de
1 à 39 mois). Tous nos patients ayant présenté un
SCPM sont décédés. Une telle donnée est retrouvée
par d'autres auteurs [25, 26]. Néanmoins, des cas de patients guéris
de leur SCPM ont été rapportés dans la littérature
[5, 37]. En particulier lorsque le SCPM est un cancer pulmonaire, une
chirurgie curatrice est parfois possible [5]. Il en est de même
pour les cancers cutanés. Les hémopathies malignes ont quant
à elles une exceptionnelle gravité puisqu'elles sont mortelles
de façon constante quel que soit le traitement [5].
La fréquence de survenue des seconds cancers primitifs chez les
patients atteints d'un CPC conduit à s'interroger sur les mécanismes
étiologiques sous-jacents. Plusieurs hypothèses peuvent
être avancées. La première concerne le rôle
du tabac dont l'effet carcinogène s'exerce notamment sur l'ensemble
des muqueuses aérodigestives et bronchiques [38]. Les lésions
qui découlent de cette agression chimique sont diffuses et peuvent
ainsi contribuer à l'émergence chez un même individu
de plusieurs clones cancéreux [39]. Des anomalies génétiques
sont communes à divers types de cancers, comme la perte d'hétérozygotie
du bras court du chromosome 3, présente dans un grand nombre de
CPC et également retrouvée dans des cancers du rein ou des
hémopathies secondaires [5], ou des anomalies de la protéine
p53 [40]. Une prédisposition génétique liée
à un polymorphisme génétique pourrait également
contribuer à l'émergence de seconds cancers primitifs chez
les patients déjà atteints d'un CPC. En ce qui concerne
les SCPM, une troisième possibilité correspond à
l'effet potentiellement carcinogène du traitement lui-même.
Le rôle leucémogène des agents alkylants est clairement
établi au décours du traitement non seulement du CPC mais
aussi des cancers de l'ovaire, du sein, du tube digestif et des lymphomes
[5]. Le rôle du traitement dans la survenue de seconds cancers solides
est plus difficile à établir, comme le soulignent Heyne
et al. [9], mais reste une éventualité. L'effet délétère
potentiellement attribuable à la radiothérapie dans la survenue
de SCP en zone irradiée est aussi débattu. Dans toutes les
séries, des seconds cancers primitifs sont observés aussi
bien chez des patients non irradiés que chez des patients ayant
eu une radiothérapie thoracique.
Le pronostic sombre d'un 2e cancer justifie d'envisager les
moyens susceptibles d'en limiter la survenue. Lutter contre l'intoxication
tabagique semble être un objectif primordial. Johnson et al.
[26] évaluent le risque de SCP pulmonaire après CPC à
8,1 % par personne et par an en cas de poursuite du tabagisme contre 3
% par personne et par an si l'intoxication cesse. La prise en compte de
l'effet carcinogène du traitement lui-même est importante.
Les protocoles de polychimiothérapie les plus récents n'utilisent
plus la procarbazine ni les nitroso-urées et emploient parfois
des plus faibles doses cumulées d'alkylants. Il sera important
d'examiner si ces modifications thérapeutiques s'accompagnent d'une
baisse de l'incidence des leucémies secondaires. Enfin, des essais
de chimioprévention semblent particulièrement attrayants
pour les survivants des CPC. Des données expérimentales
ont montré que le cancer du poumon peut être prévenu
grâce à des agents phamacologiques [41]. En particulier les
rétinoïdes semblent jouer un rôle majeur dans la régulation
de la prolifération cellulaire. L'effet bénéfique
des rétinoïdes en prévention de seconds cancers après
cancer ORL [42, 43] ou CBNPC [44] a été prouvé. Actuellement
des essais avec rétinoïdes ou N-acétylcystéine
sont encore en cours chez les patients ayant bénéficié
d'une chirurgie curatrice pour un cancer ORL ou un CBNPC [45, 46]. Les
patients ayant été traités pour un CPC ont un risque
élevé de développer un second cancer primitif et
sont donc candidats à ce type de thérapeutique [26]. L'identification
récente de marqueurs biologiques de la carcinogenèse pulmonaire
(comme les délétions chromosomiques en 3p, les mutations
de la protéine p53) pourrait permettre de sélectionner encore
mieux les patients à haut risque pour les essais de chimioprévention
[47].
CONCLUSION Au
total, le suivi de 1 371 patients présentant un CPC a mis en évidence
la survenue de 8 SCPS et de 8 SCPM. La grande majorité des patients
ayant présenté une tumeur synchrone à leur CPC est
décédée de celui-ci. Les patients qui ont développé
un deuxième cancer métachrone sont morts de leur second cancer.
L'effet carcinogène du tabac, des anomalies génétiques
héréditaires ou acquises, et les modalités thérapeutiques
elles-mêmes sont des mécanismes pouvant expliquer la survenue
de ces seconds cancers primitifs. L'arrêt de l'intoxication tabagique,
un emploi plus limité des cytostatiques leucémogènes
et des essais de chimioprévention sont les moyens pour limiter la
survenue de ces cancers. REFERENCES
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48. Lebeau B et le Groupe « petites cellules ». Protocole
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et 5 semaines de calciparine vs 5 mois de fraxiparine. Présentation
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49. Lebeau B et le Groupe « petites cellules ». Protocole
03 PCL 88 (essai thérapeutique randomisé dans les CPC limités
comparant 2 modes de radiothérapie thoracique et évaluant
l'intérêt de l'adjonction de 2 cures supplémentaires
de CCDP 5 FU à 6 cures initiales de chimiothérapie
CAV VP16 (CDE-CVE). Présentation ; justifications. Rev Mal Resp
1989 ; 6 (suppl. 2) : B17 (abst.).
50. Lebeau B, Chastang Cl, Bréchot JM, Capron F, Dautzenberg
B, Delaisement C, et al. and the « Petites Cellules »
Group. Subcutaneous heparin treatment increases survival in small-cell
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51. Lebeau B, Chastang Cl, Muir JF, Vincent J, Massin F, Fabre
C and the « Petites Cellules » Group. No effect of an antiagregant
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52. WHO Handbook for reporting results of cancer treatment. Geneva
: World Health Organization ; 1979 ; 319 (WHO Offset Publication, n°
48).
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