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Tolérance de l'oxaliplatine dans le traitement des cancers colorectaux métastasés


Bulletin du Cancer. Volume 88, 45-9, Numéro spécial, Août 2001, L'Oxaliplatine

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Roland Bugat

Résumé : L'oxaliplatine est un nouveau sel de platine de la famille des DACH (diaminocyclohexane), récemment développé dans le traitement des cancers colorectaux métastasés où il est généralement administré en association avec le 5-fluoro-uracile (5FU) et l'acide folinique. Les données de tolérance au cours des essais cliniques dans cette indication portent sur plus de 1 700 patients ayant reçu environ 12 500 cycles. L'oxaliplatine est apparu comme un agent relativement bien toléré et facile à manier, même en ambulatoire. Les réactions digestives sont fréquentes, mais contrôlables et rarement sévères ou durables ; la tolérance hématologique ou cutanéo-muqueuse est satisfaisante, et l'oxaliplatine ne semble pas associé à une toxicité rénale. Les réactions neurologiques représentent la toxicité limitante de l'oxaliplatine et peuvent se manifester par une toxicité aiguë (dysesthésies), rapidement réversible, ou parfois par des symptômes durables, liés dans ce cas à la dose cumulée et pouvant conduire à une certaine gêne fonctionnelle chez 10 à 20 % des patients à partir du sixième cycle. La symptomatologie neurologique s'améliore dans la majorité des cas à l'arrêt du traitement. Dans cette éventualité, il n'est pas exclu de pouvoir reprendre le traitement. Une bonne information des patients et un ajustement des doses administrées permettent de maîtriser la majeure partie des réactions neurologiques liées à l'administration d'oxaliplatine.

Mots-clés : cancer colorectal, chimiothérapie, oxaliplatine, tolérance.

 

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