Accueil > Revues > Médecine > Bulletin du cancer > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Bulletin du Cancer
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable

Standards, Options et Recommandations 2002 pour les traitements antalgiques médicamenteux des douleurs cancéreuses par excès de nociception chez l'adulte, mise à jour (rapport abrégé)


Bulletin du Cancer. Volume 89, Numéro 12, 1067-74, Décembre 2002, Standards, Options et Recommandations


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Ivan Krakowski, groupe de travail SOR, FNCLCC, Standards, Options, Recommandations, 101, rue de Tolbiac, 75654 Paris Cedex 13..

Résumé : Contexte : La Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et les Centres régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), en collaboration avec des partenaires des secteurs public (CHU, CHG), privé et certaines sociétés savantes ont entrepris, depuis 1993, d'élaborer des recommandations pour la pratique clinique en cancérologie : les Standards, Options et Recommandations (SOR). L'objectif de l'opération SOR est d'améliorer la qualité et l'efficience des soins aux patients atteints de cancer en fournissant aux praticiens une aide à la décision facilement utilisable. La méthodologie d'élaboration des SOR repose sur une revue et une analyse critique des données de la littérature scientifique par un groupe pluridisciplinaire d'experts, permettant de définir, sur la base du niveau de preuve scientifique et du jugement argumenté des experts, des « Standards », des « Options » et des « Recommandations ». Avant publication, les SOR sont revus par des experts indépendants. Objectifs : Définir, sur la base d'une revue de la littérature et de l'accord d'experts, des Standards, Options et Recommandations pour les traitements antalgiques médicamenteux des douleurs cancéreuses par excès de nociception chez l'adulte. Méthodes : En 1996, un groupe de travail pluridisciplinaire mis en place par la FNCLCC publiait des recommandations pour une bonne pratique dans la prise en charge de la douleur du cancer chez l'adulte et l'enfant. Face à l'évolution des connaissances et des pratiques, ces recommandations sont actualisées par chapitre. Le chapitre « traitements antalgiques médicamenteux » du document publié en 1996 a fait l'objet d'une relecture par le groupe de travail afin d'identifier les éléments à mettre à jour. Les questions à traiter et les mots clés s'y rapportant ont été déterminés. La recherche bibliographique a été effectuée par interrogation de Medline®, élargie à Embase® pour certaines questions, et a porté sur la période janvier 1994 à mars 1999. Cette recherche a été limitée aux publications de langues anglaise ou française. Après sélection des articles, synthèse des résultats et rédaction des SOR, le document a été soumis pour relecture et approbation à des relecteurs indépendants. Résultats : Très peu d'essais randomisés ont été retrouvés et leurs conclusions sont généralement de faible portée. Conformément à la méthodologie des SOR, lorsque les preuves scientifiques ont fait défaut pour un point particulier, le jugement a été fondé sur l'expérience professionnelle et le consensus du groupe d'experts. Le traitement antalgique médicamenteux des douleurs par excès de nociception chez le malade cancéreux s'appuie encore en partie sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé. Néanmoins, des modifications de pratique significatives sont proposées (méthodes de titration, utilisation des nouveaux opioïdes, rotation). Ce travail constitue également une synthèse des données pharmacologiques et réglementaires récentes. Il sera prochainement disponible sur le site de la FNCLCC.

Mots-clés : douleur, cancer, recommandations pour la pratique clinique, adulte, traitement médicamenteux, nociception.

Illustrations

ARTICLE

Les Standards, Options et Recommandations

Le projet SOR

L'opération « Standards, Options et Recommandations » (SOR) en cancérologie a été initiée par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) en 1993. Il s'agit d'un travail coopératif national des Centres régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC) avec la participation active d'experts des secteurs public et privé et de sociétés savantes. L'objectif de l'opération SOR est d'améliorer la qualité et l'efficience des soins aux patients atteints de cancer en fournissant aux praticiens une aide à la décision facilement utilisable. Le projet comprend la définition de recommandations pour la pratique clinique en cancérologie, leur diffusion vers les cliniciens et l'évaluation de leur impact.

La méthodologie d'élaboration des SOR repose sur une revue et une analyse critique des données scientifiques disponibles menées par un groupe de travail pluridisciplinaire. Cette méthode, dite « mixte », combine le niveau de preuve scientifique et l'accord d'experts. La validation des recommandations est assurée par des experts indépendants, extérieurs au groupe de travail.

Les SOR ne se substituent pas au jugement clinique des médecins. Ils sont publiés sous forme de monographies, d'articles de revue, de cédérom et sur Internet (http://www. fnclcc.fr/sor.htm).

Les SOR sont mis à jour en fonction des nouvelles données scientifiques ou de l'émergence de nouveaux consensus d'experts.

Propriété intellectuelle

Les SOR sont une œuvre collective créée par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et protégée par les dispositions du Code de la propriété intellectuelle. La FNCLCC est par conséquent titulaire du droit d'auteur sur cette œuvre, et donc investie des droits patrimoniaux sur les SOR. La FNCLCC peut seule décider de l'existence et des modalités de reproduction, publication, traduction ou diffusion des SOR.

Sources de financement

Le projet SOR bénéficie d'un soutien financier du ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées, de la Ligue nationale contre le cancer, des CRLCC, de la Fédération hospitalière de France et de la Fédération de cancérologie des CHU.

Le partenariat avec l'industrie pharmaceutique ne concerne que la diffusion sans aucune implication scientifique et financière dans la phase d'élaboration.

Partenariat scientifique

Ces recommandations ont été élaborées en collaboration avec la Société d'étude et de traitement de la douleur (SETD).

Définition des Standards, Options et Recommandations

La définition des Standards, Options et Recommandations, accompagnés du niveau de preuve, repose sur les meilleures preuves scientifiques disponibles au moment de leur rédaction (best available evidence), pouvant être, selon le sujet, des méta-analyses, des essais randomisés ou des études non randomisées. Lorsque les preuves scientifiques font défaut pour un point particulier, le jugement est basé sur l'expérience professionnelle et le consensus du groupe d'experts (accord d'experts).

Définition des Standards, Options et Recommandations

Standards. Interventions pour lesquelles les résultats sont connus et qui sont considérées comme bénéfiques, inappropriées ou nuisibles, à l'unanimité.

Options. Interventions pour lesquelles les résultats sont connus, et qui sont considérées comme bénéfiques, inappropriées ou nuisibles, par la majorité. Les options sont toujours accompagnées de recommandations.

Recommandations. Elles ont pour but, lorsqu'il existe plusieurs options, de hiérarchiser ces options en fonction du niveau de preuve. Les recommandations permettent également aux experts d'exprimer des jugements et des choix concernant notamment des situations d'exception et indications spécifiques ainsi que l'inclusion des patients dans des essais thérapeutiques.

Définition des niveaux de preuve

Le niveau de preuve est fonction du type et de la qualité des études disponibles ainsi que de la cohérence ou non de leurs résultats ; il est explicitement spécifié pour chacune des méthodes/interventions considérée selon la classification suivante :

Définition des niveaux de preuve

Niveau A. Il existe une (des) méta-analyses(s) « de bonne qualité » ou plusieurs essais randomisés « de bonne qualité » dont les résultats sont cohérents.

Niveau B. Il existe des preuves « de qualité correcte » : essais randomisés (B1) ou études prospectives ou rétrospectives (B2). Les résultats de ces études sont cohérents dans l'ensemble.Niveau C. Les études disponibles sont critiquables d'un point de vue méthodologique ou leurs résultats ne sont pas cohérents dans l'ensemble.

Niveau D. Il n'existe pas de données ou seulement des séries de cas.

Accord d'experts. Il n'existe pas de données pour la méthode concernée mais l'ensemble des experts est unanime.

NB : pour plus de détails, cf. Méthodologie de développement des SOR [1, 2].

Introduction

Le malade est en droit d'attendre que tous les moyens thérapeutiques visant à réduire sa souffrance soient mis en œuvre. Si ces remarques relèvent aujourd'hui de l'évidence, l'évaluation récente du plan ministériel triennal contre la douleur par la Société française de santé publique [3] ainsi que l'observation quotidienne montrent que la sensibilisation et la formation des professionnels doivent se poursuivre. La prise de conscience institutionnelle de l'impérieuse nécessité de faire barrage à la douleur cancéreuse est récente. Ainsi, en 1996, un groupe de travail mis en place par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) publiait des recommandations pour une bonne pratique dans la prise en charge de la douleur du cancer chez l'adulte et l'enfant [4].

Objectifs

Face à l'évolution des connaissances et des pratiques, la mise à jour des recommandations est nécessaire. L'évolution des pratiques fait que l'ensemble des recommandations n'a pas été actualisé de façon synchrone. Ce document ne concerne donc que « les traitements antalgiques médicamenteux des douleurs cancéreuses par excès de nociception chez l'adulte ». L'actualisation d'autres chapitres des recommandations précédentes [4] est en cours avec d'autres experts dans le cadre de la collaboration FNCLCC et SETD (Société d'étude et de traitement de la douleur, chapitre français de l'IASP, groupe « Douleur Cancer »).

En conséquence, les objectifs de ce document sont en partie à rapprocher de ceux déjà définis en 1996 [4] :

­ offrir aux médecins un document de référence fondé sur une synthèse de la littérature pour traiter la douleur cancéreuse par excès de nociception chez l'adulte ;

­ donner les règles d'utilisation des opioïdes dont le nombre s'est accru et le maniement notablement modifié et faire disparaître toute crainte concernant les risques de toxicomanie chez les malades cancéreux algiques bien traités.

Les traitements coantalgiques et les méthodes relevant d'équipes spécialisées seront l'objet d'autres actualisations à partir du SOR de 1996 [4]. Ils ne sont pas détaillés dans le cadre de cette mise à jour.

Méthodologie d'élaboration des Standards, Options et Recommandations sur les traitements antalgiques médicamenteux des douleurs cancéreuses par excès de nociception chez l'adulte (mise à jour)

Le chapitre « traitements antalgiques médicamenteux » du document publié en 1996 a fait l'objet d'une relecture par le groupe de travail afin d'identifier les éléments à mettre à jour [4].

Les questions à traiter et les mots clés s'y rapportant ont été identifiés par le groupe d'experts et le méthodologiste.

Pour chaque question posée, à partir des mots clés et des articles significatifs transmis par les experts, une équation de recherche a été établie.

La recherche bibliographique a été effectuée sur la base de données Medline® et élargie à Embase® pour certaines questions. Elle a porté sur la période janvier 1994 à mars 1999. La recherche bibliographique a été limitée aux publications de langues anglaise ou française. Le groupe de travail a enrichi la bibliographie par des références complémentaires.

Après sélection et analyse critique des articles, le groupe de travail a proposé des Standards et des Options pour la prise en charge de ces malades. Des Recommandations fondées sur des preuves scientifiques ou sur un consensus d'experts ont été élaborées en accord avec la méthodologie des SOR [2].

Il est important de noter que très peu d'essais randomisés ont été retrouvés et que leurs conclusions sont généralement de faible portée. En conséquence, de nombreuses informations contenues dans ce document reflètent « l'état de l'art » sur le sujet en France et relèvent de l'accord d'experts ; lorsque les preuves scientifiques font défaut pour un point particulier, le jugement est fondé sur l'expérience professionnelle et le consensus du groupe d'experts (cf. supra).

Ce document a été revu par des experts indépendants. Les SOR sont considérés comme validés lorsque les membres du groupe de travail donnent leur accord pour publication.

Ce rapport abrégé à été élaboré à partir d'une version intégrale prochainement disponible sur le site de la FNCLCC à l'adresse suivante : http://www.fnclcc.fr/sor.htm.

Synthèse des Standards, Options et Recommandations

Le traitement antalgique médicamenteux des douleurs par excès de nociception chez le malade cancéreux s'appuie encore en partie sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS-WHO) publiées initialement en 1986 [5].

Les autres douleurs, notamment de type neuropathique, font appel à d'autres recommandations en cours d'élaboration à partir du SOR de 1996 [4], de même que l'évaluation de la douleur, les traitements coantalgiques et les méthodes relevant d'équipes spécialisées.

Principes généraux

Les traitements antalgiques doivent en permanence être adaptés aux situations cliniques (standard, accord d'experts).

Parmi les critères de choix du traitement (étiologie, âge, état général, antécédents, effets indésirables potentiels, etc.), les mécanismes physiopathologiques de la douleur sont essentiels.

La stratégie proposée par l'OMS pour la prise en charge de la douleur cancéreuse par excès de nociception articulée autour de cinq principes essentiels reste globalement pertinente (standard, accord d'experts) :

­ prescription par voie orale,

­ prescription à intervalles réguliers,

­ prescription en respectant l'échelle de l'OMS à trois niveaux (figure),

­ prescription personnalisée,

­ prescription avec un constant souci du détail.

La prescription doit être écrite et expliquée, doit anticiper les accès douloureux et les effets indésirables, et être réévaluée régulièrement (standard, accord d'experts).

Le délai d'évaluation et de changement de niveau doit être absolument adapté à la durée d'action de l'antalgique et à l'intensité de la douleur (standard, accord d'experts).

Il ne faut pas utiliser simultanément deux produits de la même classe pharmacologique ayant la même cinétique, par exemple deux opioïdes à libération prolongée (standard, accord d'experts).

L'utilisation de coantalgiques doit être envisagée systématiquement à chaque niveau de l'échelle antalgique OMS (standard, accord d'experts).

La prescription d'opioïdes forts d'emblée est une possibilité en cas de douleur très intense (option, accord d'experts).

Les antalgiques non opioïdes (premier niveau OMS)

Les antalgiques non opioïdes doivent être utilisés pour les douleurs faibles à modérées (standard, accord d'experts).

Les antalgiques non opioïdes (niveau 1 OMS) peuvent être associés aux antalgiques opioïdes (niveaux 2 et 3 OMS) (option, accord d'experts).

Le paracétamol est recommandé en première intention dans les douleurs faibles à modérées à la dose de 1 000 mg toutes les 4 à 6 heures (recommandation, accord d'experts).

La dose maximale fixée par l'AMM est de 4 g/j.

Le paracétamol peut avoir une toxicité hépatique au-delà des doses recommandées. Cela justifie une précaution d'emploi en cas d'insuffisance hépatique (recommandation, accord d'experts).

L'utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens est recommandée dans le traitement des douleurs inflammatoires, notamment les douleurs osseuses (recommandation, accord d'experts).

L'association AINS-méthotrexate est formellement déconseillée (standard, accord d'experts).

Avec les AINS, le risque particulier d'association avec les chimiothérapies néphrotoxiques (notamment le cisplatine) et cytopéniantes doit être souligné (standard, accord d'experts).

L'apparition de signes digestifs alors que le malade prend des AINS doit faire reconsidérer l'utilité du traitement AINS et/ou l'opportunité d'une gastroscopie et/ou la prescription d'un inhibiteur de la pompe à protons (standard, accord d'experts).

Les inhibiteurs de la COX2 n'ont pas été étudiés chez l'homme dans le contexte de la douleur cancéreuse et ces produits n'ont pas d'AMM en cancérologie. Pour cette raison, ils n'ont pas d'indication particulière en cancérologie.

Le néfopam et la floctafénine ne sont pas indiqués en première intention dans les douleurs cancéreuses chroniques (recommandation, accord d'experts).

La prescription de noramidopyrine est déconseillée, sauf situation particulière, en raison de la survenue de réactions immuno-allergiques graves et imprévisibles (recommandation, accord d'experts).

Classification des opioïdes

Selon leur efficacité antalgique, on distingue les opioïdes dits « faibles » pour les douleurs modérées (niveau 2 OMS, inscription sur la liste I) et les opioïdes dits « forts » pour les douleurs modérées à fortes (niveau 3 OMS, inscription sur « la liste des prescriptions spéciales », sauf la buprénorphine et la nalbuphine inscrites sur la liste I).

Les opioïdes sont classés en trois catégories en fonction de leur action sur les récepteurs : agonistes purs, agonistes partiels-antagonistes ou agonistes-antagonistes.

Les agonistes antagonistes, les agonistes partiels antagonistes et les agonistes purs ne doivent pas être prescrits simultanément (standard, accord d'experts).

Les antalgiques opioïdes faibles (deuxième niveau OMS)

Les antalgiques opioïdes faibles doivent être utilisés dans les douleurs d'intensité modérée (standard, accord d'experts).

Les antalgiques opioïdes faibles peuvent être utilisés seuls ou en association avec un antalgique de niveau 1 (option, accord d'experts).

Les produits suivants peuvent être utilisés : codéine, dextropropoxyphène, dihydrocodéine, tramadol (option, accord d'experts). Il n'existe pas de critère absolu de choix entre les différents produits.

Le tramadol ne doit pas être associé aux inhibiteurs des monoamines oxydases (standard, accord d'experts).

Il est recommandé d'utiliser le tramadol avec précaution en cas de risque d'épilepsie et notamment en cas d'association avec les antidépresseurs (recommandation, accord d'experts).

Il est recommandé de ne pas associer dextropropoxyphène et carbamazépine car cela augmente le taux plasmatique de carbamazépine (recommandation, accord d'experts).

La constipation doit être prévenue systématiquement lors de l'utilisation de codéine (standard, accord d'experts).

Les antalgiques opioïdes forts (troisième niveau OMS)

Les antalgiques opioïdes forts doivent être utilisés dans les douleurs d'intensité modérée à forte (standard, accord d'experts).

* La morphine

Sauf situation particulière, la morphine orale est l'opioïde de niveau 3 OMS de première intention (standard, accord d'experts).

L'utilisation de la morphine orale doit être précoce en cas de douleur résistante aux traitements de niveaux 1 et 2 (standard, accord d'experts).

La morphine doit être prescrite sous forme orale, soit en comprimés ou gélules de sulfate de morphine à libération immédiate (LI), soit en comprimés ou gélules de sulfate de morphine à libération prolongée (LP), soit en solution de chlorhydrate de morphine (préparations magistrales ou commercialisées) (standard, accord d'experts).

Dans tous les cas, chez un malade traité auparavant par un autre opioïde fort, la dose de départ de morphine doit être adaptée en tenant compte des coefficients de conversion de doses équiantalgiques (standard, accord d'experts).

Le recours à une forme à libération immédiate est indispensable pour le traitement des accès douloureux spontanés ou induits chez les malades ayant un traitement de fond par opioïdes (standard, accord d'experts).

Compte tenu du recours possible aux interdoses, il est toujours conseillé de privilégier la sécurité à la rapidité d'action en prenant la valeur la plus faible des coefficients de conversion (standard, accord d'experts).

Lorsque l'administration par voie orale est impossible, l'administration transcutanée (fentanyl) ou parentérale continue (morphine) avec antalgie autocontrôlée est privilégiée par rapport aux autres voies (option, accord d'experts).

Le choix des doses doit tenir compte des rapports équiantalgiques (recommandation, accord d'experts).

Les autres voies d'administration de la morphine et des opioïdes sont d'indications rares. Elles doivent être utilisées en tenant compte du ratio bénéfice/risque, mais aussi de la formation des personnels, de l'entourage et des contraintes du suivi, notamment à domicile (recommandation, accord d'experts).

Un traitement par opioïdes (notamment par la morphine orale) ne doit jamais être interrompu brutalement (standard, accord d'experts).

Aucun protocole précis pour diminuer le traitement n'a été validé.

Une diminution progressive par paliers de 30 à 50 % en une semaine environ en se fondant sur la clinique (réapparition de la douleur, apparition d'un syndrome de sevrage) est proposée pour arrêter la morphine (recommandation, accord d'experts).

* Les autres opioïdes

La buprénorphine ne peut être recommandée en tant qu'opioïde de niveau 3 OMS depuis la mise à disposition d'autres opioïdes (recommandation, accord d'experts).

L'utilisation des patchs de fentanyl à 25 mug/h est une option thérapeutique dans l'initiation d'un traitement opioïde en cas de douleurs stables, c'est-à-dire sans paroxysme fréquent, sans douleur intense justifiant une voie injectable en raison de sa rapidité d'action, dans les situations suivantes (option, accord d'experts) :

­ voie orale impossible dont nausées et vomissements rebelles au traitement,

­ risque occlusif,

­ insuffisance rénale.

­ polymédication orale gênante pour le malade.

L'hydromorphone est indiquée dans le traitement des douleurs intenses d'origine cancéreuse en cas de résistance ou d'intolérance à la morphine (option, accord d'experts).

L'oxycodone est une autre alternative à la morphinothérapie orale dans le traitement des douleurs intenses d'origine cancéreuse ou en cas de résistance ou d'intolérance à la morphine (option, accord d'experts).

La péthidine a perdu de son intérêt en tant qu'opioïde de niveau 3 OMS depuis la mise à disposition d'autres opioïdes (option, accord d'experts).

Le fentanyl transmuqueux est uniquement un traitement des accès douloureux, en complément d'un traitement opioïde de fond, chez des malades présentant des douleurs chroniques d'origine cancéreuse (option, accord d'experts). Son prix doit être pris en considération (recommandation, accord d'experts).

* Titration

La titration initiale et ultérieure (réajustement posologique) des opioïdes de niveau 3 peut se faire, soit par une forme à libération prolongée associée à une forme à libération immédiate, soit par une forme à libération immédiate seule, notamment chez les malades « fragiles » (option, accord d'experts).

Au moment de la titration initiale, une auto-évaluation (notamment à domicile) ou une hétéro-évaluation quotidienne voire pluri-quotidienne de la douleur est nécessaire afin de juger de l'efficacité antalgique et de détecter les effets indésirables (standard, accord d'experts).

Il n'y a pas de limite supérieure aux doses d'opioïdes agonistes purs tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés (standard, accord d'experts).

Les interdoses doivent être calculées en fonction de la dose journalière d'opioïdes (standard, accord d'experts).

Chaque interdose d'opioïde à libération immédiate correspond à 10 % de la dose journalière d'opioïde à libération prolongée (recommandation, accord d'experts).

En cas de douleurs mal soulagées, le malade peut prendre une interdose toutes les heures sans dépasser quatre prises successives en 4 heures, avant d'en référer au médecin (option, accord d'experts).

Si le malade n'est pas soulagé après ces quatre prises successives, une réévaluation, éventuellement en hospitalisation, est nécessaire (recommandation, accord d'experts).

* Prescription

En ville, les prescriptions d'opioïdes doivent être rédigées en toutes lettres sur des ordonnances sécurisées.

Toutes les formes orales de morphine et la plupart des opioïdes peuvent être prescrits pour une période maximale de 28 jours.

Pour les formes injectables, la prescription est limitée à 7 jours ou à 28 jours en cas d'utilisation d'un « système actif de perfusion ».

À l'hôpital, la prescription ne nécessite pas obligatoirement une ordonnance sécurisée et dans la pratique elle peut varier en fonction du circuit du médicament adopté par chaque établissement.

En cas de vol ou de perte d'ordonnances sécurisées, il faut faire une déclaration au Conseil départemental de l'Ordre, à l'Inspection régionale de la pharmacie ainsi qu'au Commissariat de Police ou à la Gendarmerie du lieu d'exercice.

Les effets indésirables de la morphine orale

Les opioïdes partagent tous globalement les mêmes effets indésirables. Les « Standards, Options et Recommandations » ci-dessous concernent la morphine orale.

Il existe une grande variabilité inter- et intra-individuelle des malades à la survenue de ces effets indésirables.

La survenue d'effets indésirables n'est pas synonyme de surdosage.

Le myosis est un signe d'imprégnation morphinique. Ce n'est pas un signe de surdosage.

Les risques de surdosage sont faibles chez un malade atteint de douleurs cancéreuses, régulièrement suivi et évalué et recevant de la morphine de façon continue et au long cours.

La dépendance psychique est exceptionnelle chez les malades cancéreux traités par morphine orale.

L'accoutumance (tolerance en anglais) et la dépendance physique ne posent pas de problème particulier chez les malades traités par morphine orale pour une douleur cancéreuse. La dépendance physique nécessite d'assurer la continuité de la prescription et d'éviter la co-prescription agoniste-antagoniste des récepteurs opioïdes.

La somnolence survient essentiellement lors de la phase de titration du traitement et disparaît en quelques jours. La persistance ou la réapparition d'une somnolence au-delà de quelques jours doit faire rechercher un trouble métabolique, une potentialisation par des traitements associés (standard, accord d'experts). Si le traitement par morphine semble en cause, les options sont une diminution de la posologie de la morphine orale ou un changement d'opioïde (rotation) (option, accord d'experts). La diminution de la posologie de la morphine orale sera privilégiée en cas de bon contrôle de la douleur (recommandation, accord d'experts).

Mis à part la constipation, les autres effets indésirables tendent à disparaître dans les premiers jours ou premières semaines du traitement par morphine orale.

Le malade doit être informé de la possibilité de survenue des effets indésirables, notamment les plus fréquents : constipation, nausées, somnolence (standard, accord d'experts).

Pour éviter la constipation, un traitement laxatif doit être prescrit pendant toute la durée du traitement par morphine orale associé à des mesures hygiéno-diététiques (standard, accord d'experts).

En cas d'apparition de nausées et vomissements en cours de traitement par morphine orale, il faut avant tout éliminer d'autres causes et prescrire un traitement antiémétique pendant quelques jours (standard, accord d'experts).

Chez le malade asthmatique et/ou insuffisant respiratoire, la prescription d'opioïdes n'est pas contre-indiquée (standard, accord d'experts).

Lorsque la morphine orale entraîne des effets indésirables rebelles, les options sont le changement de mode d'administration ou le changement d'opioïde (rotation) (cf. infra) :

­ L'existence de douleurs très instables et intenses oriente plutôt vers une voie intraveineuse ou sous-cutanée avec antalgie autocontrôlée (option, accord d'experts).

­ Dans les autres situations (douleurs stables et/ou modérées), la rotation et/ou la voie intraveineuse ou sous-cutanée avec antalgie autocontrôlée sont des possibilités (option, accord d'experts).

La rotation des opioïdes

La rotation des opioïdes se définit par le changement d'un opioïde par un autre et se justifie lorsque survient une diminution du ratio bénéfice/risque.

L'indication principale de la rotation des opioïdes est la survenue d'effets indésirables rebelles (en particulier : troubles des fonctions cognitives, hallucinations, myoclonies et nausées), malgré un traitement symptomatique adéquat (le plus souvent lors de fortes doses d'opioïdes) (standard, accord d'experts).

L'autre indication de la rotation est la survenue, heureusement exceptionnelle, d'un phénomène de résistance aux opioïdes, défini par non seulement une absence d'efficacité de l'opioïde, mais également par une absence d'effet indésirable malgré une augmentation massive et rapide des doses de l'opioïde (standard, accord d'experts).

Il est possible de réaliser une rotation des opioïdes entre tous les agonistes purs : morphine, fentanyl, hydromorphone, oxycodone (option, accord d'experts).

Pour réaliser une rotation, il n'existe pas de critères de choix validés permettant de privilégier l'ordre ou le choix des opioïdes en dehors des précautions d'emploi et contre-indications de chacun (recommandation, accord d'experts).

La survenue d'effets indésirables lors de l'augmentation des doses chez un malade n'implique pas systématiquement une rotation des opioïdes (recommandation, accord d'experts).

La rotation doit tenir compte des doses équiantalgiques, mais il est toujours conseillé de privilégier la sécurité à la rapidité d'action en prenant la valeur la plus faible des coefficients de conversion (recommandation, accord d'experts).

Précautions d'emploi, compatibilité, associations médicamenteuses et opioïdes

Toute utilisation d'opioïdes par voie parentérale impose le respect des compatibilités physico-chimiques avec tout autre produit associé et le risque d'effets indésirables liés à l'association (standard, accord d'experts).

En cas d'insuffisance métabolique, notamment hépatique ou rénale, les mêmes précautions s'imposent pour les opioïdes niveaux 2 et 3 OMS (standard, accord d'experts).

En cas d'insuffisance métabolique, la prescription sera prudente et orientée de la façon suivante (recommandation, accord d'experts) :

­ recours à des opioïdes en tenant compte de leur voie métabolique préférentielle et de leurs métabolites actifs ;

­ utilisation des formes orales ou parentérales à libération immédiate ;

­ utilisation de demi-doses au maximum ; des doses très inférieures pouvant être utilisées en fonction de l'importance de l'insuffisance métabolique ;

­ titration rigoureuse avec observation de l'efficacité et de la durée d'action de la première dose pour déterminer doses et intervalles ultérieurs. Après quelques jours à doses stables, il est possible d'envisager éventuellement le recours à une forme à libération prolongée avec utilisation si nécessaire d'interdoses.

Chez des malades ayant un intestin grêle court ou radique, l'utilisation de formes d'action rapide ou immédiate est préconisée (recommandation, accord d'experts).

Chez le sujet âgé, une réduction des doses et/ou une augmentation des intervalles de prises sont recommandées. La titration selon les règles permet la meilleure adaptation possible du traitement (recommandation, accord d'experts).

Conduite à tenir en cas de surdosage par opioïdes

Le surdosage par morphine orale, et par opioïdes en général, est caractérisé principalement par une somnolence croissante. Celle-ci s'accompagne d'une insuffisane respiratoire caractérisée par une bradypnée par augmentation du temps de pause expiratoire (risque d'apnée).

Les risques de surdosage sont faibles chez un malade atteint de douleurs cancéreuses, régulièrement suivi et évalué et recevant de la morphine de façon continue et au long cours.

Le traitement de la dépression respiratoire sévère (fréquence respiratoire inférieure à 8/min environ) est assuré principalement par l'arrêt de l'opioïde, la stimulation du malade, une oxygénothérapie, l'injection de naloxone. Une surveillance permanente est nécessaire, voire un transfert médicalisé en réanimation, notamment si le malade est à domicile (standard, accord d'experts).

Le protocole « naloxone » suivant est recommandé (recommandation, accord d'experts) :

­ préparation d'une ampoule à 1 mL, soit 0,4 mg ramené à 10 mL de NaCl ou glucosé 5 % ;

­ injection intraveineuse de 1 mL toutes les 2 min jusqu'à récupération d'une fréquence respiratoire à 10/min. Cette titration vise la disparition de la dépression respiratoire mais pas de l'antalgie ;

­ perfusion de 2 ampoules dans 250 mL sur 3 à 4 heures à renouveler selon la fréquence respiratoire et en tenant compte de la durée d'élimination de la molécule ayant entraîné le surdosage.

Dans les autres situations de surdosage, il est proposé une « fenêtre thérapeutique » adaptée à la demi-vie d'action et à l'intensité des symptômes (standard, accord d'experts).

Au moindre doute, la situation doit être examinée avec un anesthésiste-réanimateur pour confirmer les modalités thérapeutiques et de surveillance (standard, accord d'experts).

Les traitements relevant d'équipes spécialisées

Les traitements relevant d'équipes spécialisées sont :

­ l'emploi d'antagonistes des récepteurs NMDA (kétamine...) à visée antalgique,

­ la voie intrathécale,

­ la voie péridurale,

­ la voie intracérébroventriculaire,

­ les blocs anesthésiques ou neurolytiques, chirurgie de section, neurostimulations,

­ la destruction de métastases hépatiques ou osseuses par embolisation, alcoolisation ou radiofréquence, et la cimentoplastie de métastases osseuses.

Leurs indications restent sujettes à débat entre des experts trop peu nombreux et en l'absence d'un nombre suffisant d'études contrôlées. Elles ne sont pas développées dans ce document.

Ces traitements relèvent d'équipes spécialisées et ont des indications rares. Il est recommandé qu'ils soient mis en place par une équipe dotée du plateau technique adéquat (recommandation, accord d'experts).

Ces traitements ne doivent être mis en œuvre qu'après s'être assuré qu'un suivi régulier pourra être effectué par un médecin et un personnel formés à leur maniement (recommandation, accord d'experts).

Relecteurs (juillet 2002)

J.-P. Alibeu, anesthésiste (Centre hospitalier universitaire, Grenoble), A. Aubrège, généraliste (Villers-lès-Nancy), E. Bisot, généraliste (Coullons), F. Boureau, neurophysiologiste (Hôpital Saint-Antoine, Paris), L. Brasseur, anesthésiste-réanimateur (Hôpital Ambroise-Paré, Boulogne), B. Burucoa, soins palliatifs (Hôpital Saint-André, Bordeaux), J.-B. Caillet, anesthésiste-réanimateur (Hôpital Louis-Pradel, Lyon), L. Chassignol, médecin généraliste « douleur » (Centre hospitalier, Privas), F. Chast, pharmacien (Hôtel-Dieu, Paris), P. Clerc, généraliste (Issy-les-Moulineaux), P. Colombat, médecin interne (Centre hospitalier universitaire, Tours), R. Coulouma, anesthésiste algologue (Centre Val-d'Aurelle, Montpellier), D. d'Hérouville, président de l'SFAP (Association François-Xavier-Bagnoud, Paris), M. di Palma, oncologue médical (Institut Gustave-Roussy, Villejuif), S. Donnadieu, anesthésiste-réanimateur (Hôpital Georges-Pompidou, Paris), C. Dormard, généraliste (Saclay), G. Ducable, anesthésiste-réanimateur (Centre hospitalier universitaire Charles-Nicole, Rouen), M. Durand, radiothérapeute (Institut Bergonié, Bordeaux), P. Fargeot, oncologue médicale (Centre Georges-François-Leclerc, Dijon), L. Feuvret, oncologue radiothérapeute (Centre médico-chirurgical, Chaumont), J.-C. Fondras, anesthésiste (Centre hospitalier, Bourges), J.-M. Gomas, soins palliatifs (Centre hospitalier Sainte-Perrine, Paris), G. Ganem, oncologue médical (Centre Jean-Bernard, Le Mans), M.T. Gatt, soins palliatifs (Hôpital Avicenne, Bobigny), F. Hirszowski, généraliste (Paris), B. Hoerni, oncologue médical (Institut Bergonié, Bordeaux), S.D. Kipman, psychiatre (Paris), A. Margot-Duclot (Fondation Rothschild, Paris), J. Meynadier, anesthésiste (Centre Oscar-Lambret, Lille), A. Millet, généraliste (Tarcenay), S. Monin, directrice infirmière (Hôpital Necker, Paris), A. Muller, anesthésiste-réanimateur (Hôpital civil, Strasbourg), J. Peny, anesthésiste-réanimateur (Centre François-Baclesse, Caen), D. Roy, anesthésiste-réanimateur (Clinique mutualité de la Sagesse, Rennes), G. Simmonet, biologiste (CHU, Faculté de médecine, Bordeaux), M. Sindou, neurochirurgien (Hôpital neurologique, Lyon), D. Sommelet, oncologue hématologue pédiatre (Centre hospitalier universitaire, Vandœuvre-lès-Nancy), A. Suc, oncologue pédiatre (Centre hospitalier universitaire Purpan, Toulouse).

Comité d'organisation des SOR : A. Bataillard, médecin généraliste, FNCLCC, Paris (responsable méthodologiste), P. Bey, radiothérapeute, directeur de la section médicale, Institut Curie, Paris, H. Borges-Paninho, chargée de la gestion des documents, FNCLCC, Paris, L. Bosquet, assistante méthodologiste, FNCLCC, Paris, S. Brusco, FNCLCC, Paris (méthodologiste SOR SAVOIR PATIENT), J. Carretier, chargé de mission en Santé, FNCLCC, Paris (méthodologiste SOR SAVOIR PATIENT), S. Debuiche, chargée de gestion administrative et logistique, FNCLCC, Paris, V. Delavigne (linguiste), Université de Rouen, Mont-Saint-Aignan, E. Esteves, secrétaire Unité centrale SOR, FNCLCC, Paris, N. Fabre, assistant méthodologiste, FNCLCC, Paris, F. Farsi, médecin de Santé publique, Centre régional Léon-Bérard, Lyon (méthodologiste associé), B. Fervers, oncologue médical, FNCLCC, Paris (coordonnateur des SOR), G. Gory-Delabaere, pharmacien, FNCLCC, Paris (méthodologiste), S. Guillo, documentaliste, FNCLCC, Paris, A.-G. Guy, technicienne documentaliste, FNCLCC, Paris, M. Haugh, biochimiste, FNCLCC, Paris (méthodologiste), L. Leichtnam-Dugarin, chargée de mission en Santé, FNCLCC, Paris (méthodologiste SOR SAVOIR PATIENT), E. Luporsi, oncologue médical, Centre Alexis-Vautrin, Vandœuvre-lès-Nancy (méthodologiste associé), T. Philip, pédiatre, Centre régional Léon-Bérard, Lyon (directeur des SOR, membre du bureau exécutif), J.-L. Renaud-Salis, chirurgien, Institut Bergonié, Bordeaux (expert associé), D. Ropé, assistante Unité centrale SOR, FNCLCC, Paris, S. Rousmans, assistante méthodologiste, FNCLCC, Paris, S. Theobald, médecin de Santé publique, Centre Paul-Strauss, Strasbourg (méthodologiste associé).

REFERENCES

1. Fervers B, Bonichon F, Demard F, Heron JF, Mathoulin S, Philip T, et al. Méthodologie de développement des Standards, Options et Recommandations diagnostiques et thérapeutiques en cancérologie. Bull Cancer 1995 ; 82 : 761-7.

2. Fervers B, Hardy J, Blanc-Vincent MP, Theobald S, Bataillard A, Farsi F, et al. SOR : project methodology [Internet]. Electronic J Oncol 2001 ; 1 : 1-12.

3. SFSP. [online]. 06/2002. Available : URL : http://www.sfsp-france.org/Plan-Lutte-Douleur/Plan-Lutte-Douleur.htm.

4. Krakowski I, Falcoff H, Gestin Y, Goldberg J, Guillain H, Jaulmes F, et al. Recommandations pour une bonne pratique dans la prise en charge de la douleur du cancer chez l'adulte et l'enfant. Bull Cancer 1996 ; 83 : 9s-79s.

5. World Health Organisation. Cancer pain relief : with a guide to opioid availability. 2nd ed. Geneva : World Health Organisation, 1996.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]