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Chirurgie conservatrice des tumeurs malignes et borderline de l'ovaire |
Bulletin du Cancer. Volume 89, Numéro 12, 1019-26, Décembre 2002, Dossier thématique
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Philippe Morice, Sophie Camatte, Fabienne Wickart-Poque , Roman Rouzier, Patricia Pautier, Christophe Pomel, Catherine Lhommé, Christine Haie-Meder , Pierre Duvillard, Damienne Castaigne |
Résumé : Un traitement conservateur au moins d'une partie d'un ovaire et de l'utérus, afin de préserver une fertilité ultérieure, peut être envisagé pour la très grande majorité des tumeurs non épithéliales et borderline de l'ovaire. Dans ce dernier cas, ce traitement peut même être proposé chez des patientes ayant des lésions péritonéales (sous réserve de l'exérèse complète des implants péritonéaux et du caractère non invasif de ceux-ci). Il n'est pas nécessaire de réaliser une chirurgie de totalisation après obtention des grossesses chez des patientes ayant été traitées de manière conservatrice pour une tumeur borderline de l'ovaire et suivies de manière adéquate. Pour une tumeur épithéliale maligne de l'ovaire, on ne peut proposer ce traitement conservateur que chez une femme jeune, nullipare expressément désireuse de préserver sa fertilité ultérieure et ayant une tumeur d'excellent pronostic : tumeur unilatérale stricte (stade IA), de grade 1 (voire grade 2) ayant bénéficié d'une chirurgie de stadification complète et pour laquelle il sera possible de réaliser un suivi très régulier. En cas de tumeur supérieure au stade IA et/ou de grade 3, un traitement conservateur ne doit pas être réalisé car il existe un risque important de récidive sur l'ovaire controlatéral à la tumeur, même s'il est macroscopiquement sain. Après l'obtention des grossesses désirées, une chirurgie de totalisation de l'ovaire restant doit être réalisée afin de diminuer le risque de récidive sur ovaire préservé. |
Mots-clés : ovaire, chirurgie, tumeur borderline, grossesse, récidive. |
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