ARTICLE
La notion de radio-immunociblage in vivo, initiée dans
les années 1980 avec l'immunoscintigraphie, mérite en l'an
2000 d'être réévaluée à la lumière
des évolutions actuelles de la cancérologie. Les anticorps
monoclonaux sont un vecteur possible d'atomes radioactifs vers des cibles
tumorales, dans un but diagnostique (détection et caractérisation
tumorales), mais aussi thérapeutique avec des perspectives de plus
en plus crédibles. En fait, si, pour des raisons que nous allons
développer, les radioanticorps n'ont sans doute pas les applications
diagnostiques qu'on pouvait en attendre, leurs possibilités thérapeutiques,
démontrées et à venir, justifient pleinement la poursuite
de recherches actives dans ce domaine.
Aspects diagnostiques
D'un point de vue diagnostique, le ciblage par anticorps radiomarqués
(immunoscintigraphie) doit être replacé dans le contexte
plus général des radiopharmaceutiques à visée
oncologique. Historiquement, le problème posé était
celui de la surveillance des cancers et de la détection de lésions
« occultes », moins lors du diagnostic initial (recherche de
métastases ou de localisations méconnues lors du bilan d'extension)
que pour la mise en évidence d'une maladie résiduelle ou
la détection précoce de récidives après traitement.
On connaît en effet les limites intrinsèques, malgré
leurs performances, des examens morphologiques que sont l'échographie,
la tomodensitométrie (TDM) et l'imagerie par résonance magnétique
(IRM) : en dépit de leur excellente résolution spatiale,
ces examens sont pris en défaut pour les lésions mal définies
anatomiquement (lésions millimétriques, infiltrantes, isoéchogènes
ou isodenses...) ou ne pouvant être distinguées de remaniements
non tumoraux (fibrose cicatricielle...). Dans ces cas, l'alternative proposée
avec les molécules marquées ou radiopharmaceutiques est
basée sur la mise en évidence non plus d'altérations
anatomiques ou morphologiques, mais de caractéristiques fonctionnelles,
biochimiques, métaboliques ou moléculaires des cellules
tumorales. La physiologie cellulaire est en effet marquée, dans
les tumeurs, par des anomalies et des perturbations qui précèdent
en général les modifications anatomiques. Ce concept de
ciblage in vivo des foyers tumoraux par des radiopharmaceutiques,
depuis longtemps exploité avec l'iode 131 pour les cancers différenciés
de la thyroïde, a bénéficié depuis une vingtaine
d'années du développement de nombreuses molécules
: méta-iodobenzylguanidine (MIBG), thallium 201, méthoxyisobutylisonitrile
(MIBI), ligands de récepteurs hormonaux (octréotide mais
aussi analogues du VIP, de la substance P, des strogènes,
à des facteurs de croissance ou à des cytokines). L'utilisation
dans l'avenir d'oligonucléotides n'est pas à exclure. Une
mention spéciale doit être faite pour les traceurs métaboliques
marqués par des émetteurs de positons : si la plupart restent
réservés aux centres de recherche disposant d'un cyclotron
médical pour le marquage au carbone 11, la scintigraphie au fluoro-déoxy-glucose
(FDG) marqué au fluor 18 est en train de s'imposer comme un examen
de grande importance en cancérologie. Dans ce contexte, que reste-t-il
aux anticorps monoclonaux ?
L'immunoscintigraphie comme
moyen de détection tumorale
L'immunoscintigraphie n'est plus une technique en devenir, puisque des
anticorps marqués ont l'AMM et sont disponibles en routine : anticorps
anti-TAG72 marqué à l'indium (Oncoscint®),
Fab anti-ACE marqué au technétium 99m (CEA-Scan®).
Elle permet incontestablement le diagnostic précoce de récidives
tumorales non décelables par les examens morphologiques. Cela s'est
avéré cliniquement utile dans des indications privilégiées,
comme le suivi des carcinomes ovariens [1-5] (figure
1) ou des cancers colorectaux [6-10]. Cependant, l'immunoscintigraphie
tarde à entrer dans la pratique oncologique quotidienne et l'arrivée
de méthodes scintigraphiques concurrentes, en particulier avec
le FDG, remet en question la place qu'il faut lui donner. Les raisons
sont liées d'une part à des performances limitées
(malgré une bonne sensibilité et une bonne spécificité,
le faible contraste des images rend la technique difficile), et d'autre
part à l'immunogénicité des anticorps et des immunoconjugués.
Cependant, des progrès spectaculaires sont en cours de validation
et devraient permettre une prochaine revalorisation de la méthode.
* Les limitations actuelles et les améliorations en
cours de validation
Les images immunoscintigraphiques obtenues avec les anticorps directement
marqués ont un contraste souvent insuffisant, même en tomographie,
entre l'activité fixée spécifiquement sur la cible
(par reconnaissance antigène-anticorps) et l'activité non
spécifique due au métabolisme de l'immunoglobuline marquée.
Ce contraste limité est lié à une faible fixation
tumorale (de l'ordre de 0,001 à 0,01 % de l'activité injectée
par gramme de tumeur), par rapport à une rétention trop
élevée dans les autres tissus. La faible fixation tumorale
est essentiellement due à la mauvaise accessibilité de l'antigène
cible dans les tumeurs, en raison d'une vascularisation anormale (néoangiogenèse
anarchique, phénomènes de shunt, absence de régulation
vasomotrice) et d'une pression interstitielle élevée (elle-même
due à une extravasation exagérée de protéines
et à l'absence de lymphatiques) [11]. De plus, la perfusion tumorale
est très hétérogène et variable au cours du
temps [12]. Il faut y ajouter les problèmes liés au choix
de l'antigène cible, à sa plus ou moins forte expression
et à l'hétérogénéité de celle-ci
[13], ainsi que les phénomènes de modulation et d'internalisation
après fixation de l'anticorps [14, 15]. Les antigènes cibles
peuvent être très variés. Les antigènes membranaires
de la superfamille des immunoglobulines ou des adhésines, comme
l'antigène carcino-embryonnaire (ACE), sont les cibles les plus
utilisées et les mieux documentées [7-9], mais la diversité
des cibles utilisées va jusqu'à certains oncogènes
[16] et certains récepteurs membranaires à des facteurs
de croissance comme l'EGF-récepteur [17, 18].
Pour que l'immunoscintigraphie devienne une méthode courante,
performante et facilement applicable, il faut donc obtenir des rapports
de fixation tumeur/tissus plus élevés afin d'assurer un
meilleur contraste des images. Cela est possible soit en augmentant la
fixation tumorale, soit en diminuant l'activité non spécifique
dans les autres tissus (les deux approches ne sont bien entendu pas antinomiques).
Plusieurs améliorations techniques et méthodologiques en
cours de validation permettent aujourd'hui d'atteindre cet objectif et
devraient être disponibles à court terme.
Des possibilités d'augmenter la fixation tumorale en agissant
sur le tissu tumoral sont prometteuses mais probablement trop lourdes
à mettre en uvre pour l'imagerie diagnostique, comme l'irradiation
externe [19] qui augmente la vascularisation et la perméabilité
capillaire dans les tumeurs, et les tentatives d'augmenter l'expression
de l'antigène cible par des drogues ou des cytokines, notamment
l'interféron [20-22] ou l'IL1 et le GM-CSF [23] ; l'effet du TNF
est plus controversé [24, 25]. Certaines méthodes visent
à moduler la cinétique sanguine en accélérant
la clairance et à diminuer ainsi l'activité non spécifique.
On a proposé la co-injection d'anticorps froid [26], l'injection
d'un second anticorps [27] ou même l'immunophorèse [28].
Malgré leur intérêt théorique certain, ces
méthodes sont, là encore, disproportionnées pour
une approche diagnostique. En revanche, toutes ces études, pour
la plupart expérimentales, gardent un intérêt dans
une perspective thérapeutique, sur laquelle nous reviendrons.
C'est au niveau de l'anticorps marqué qu'apparaissent les innovations
méthodologiques les plus prometteuses. Elles permettent parfois
d'augmenter l'activité tumorale, mais surtout de réduire
l'activité non spécifique. Il faut rappeler que, jusqu'à
ces dernières années, les résultats de l'immunoscintigraphie
ont été obtenus avec des anticorps directement marqués.
Or, malgré les progrès réalisés avec le passage
des anticorps entiers aux fragments F(ab')2 [29] et le marquage à
l'indium 111, voire au technétium 99m en remplacement de l'iode
131 [30], l'injection d'immunoglobulines (ou de fragments) marquées
génère une activité non spécifique liée
au fait que la biodistribution de la radioactivité est tributaire
de celle de l'immunoglobuline, indépendamment de la fonction anticorps
de celle-ci. Cette activité non spécifique indésirable
est diffuse (vasculaire), mais aussi propre à certains organes
; il existe en particulier une importante activité hépatique
avec les anticorps marqués à l'indium 111. Cette activité,
qui persiste dans le foie après catabolisme de l'anticorps [31],
rend impossible la détection de métastases hépatiques
et s'avère très gênante pour interpréter les
images de l'abdomen. L'élimination colique génère
également des images artéfactuelles, avec l'indium 111 aussi
bien qu'avec le technétium 99m. Une première méthode
pour contourner ce problème consiste à coupler l'anticorps
au composé radioactif par une structure de liaison métabolisable
; convenablement choisie, cette liaison sera coupée au niveau des
tissus sains (évitant ainsi l'accumulation d'activité non
spécifique), mais pas dans les tumeurs qui ne possèdent
pas les enzymes adéquates [32].
Le développement le plus probant, et en tout cas le plus avancé
sur le plan clinique, revient aux méthodes dites « en deux
temps », dont certaines font actuellement l'objet d'essais cliniques
de phase III. Le principe consiste à utiliser un immunoconjugué
non radioactif, constitué pour une part d'un fragment d'anticorps
reconnaissant l'antigène tumoral et d'autre part d'un « site
d'ancrage » destiné à fixer le traceur radioactif.
L'immunoconjugué injecté dans un premier temps se fixe sur
sa cible par reconnaissance antigène-anticorps, tandis qu'il est
catabolisé dans les autres tissus et éliminé. Le
traceur radioactif injecté dans le second temps ne rencontre alors
de site d'ancrage qu'au niveau de la cible où il est spécifiquement
retenu ; il est en effet tel qu'il se lie avec une haute affinité
à ce site et que, ne s'accumulant à l'état libre
dans aucun organe, il est rapidement éliminé par voie rénale.
Les études les plus poussées, y compris cliniques, ont été
menées avec le système avidine-biotine et avec des anticorps
bispécifiques.
Les anticorps bispécifiques comportent un fragment Fab antitumeur
et un fragment Fab antihaptène qui constitue le site d'ancrage
; l'haptène reconnu par ce second fragment est marqué et
représente le traceur. Imaginée initialement par Goodwin
et al. [33], cette méthode avait initialement l'inconvénient
de générer une activité vasculaire importante par
formation de complexes circulants [34]. On a tenté d'y remédier
par l'injection d'un second anticorps dirigé contre le premier
[35]. Cela entraînait la formation de macro-complexes immuns radioactifs
qui, captés par le foie, généraient une activité
hépatique très importante, allant à l'encontre du
but poursuivi ; en outre, cela alourdissait encore la procédure
par une troisième étape et en majorait le coût. C'est
pourquoi l'adaptation de cette approche (anticorps bispécifique
comportant un site anti-ACE et un site antihaptène) grâce
à l'utilisation d'un haptène bivalent [36-38] constitue
un progrès considérable. En effet, la constante d'affinité
entre l'haptène, constitué de deux molécules de DTPA
reliées par une séquence tyrosine-lysine, et son site de
reconnaissance est faible, prévenant ainsi la formation de radiocomplexes
immuns circulants. En revanche, le caractère divalent permet, lorsque
les molécules d'immunoconjugué sont immobilisées
(cela se produit à la surface des cellules tumorales par reconnaissance
spécifique de l'ACE), la constitution d'un réseau (les molécules
d'haptène étant prises « en sandwich ») extrêmement
stable. Le di-DTPA marqué injecté lors du second temps est
fortement retenu dans la tumeur mais traverse le foie sans s'y fixer (l'immunoconjugué
préalablement injecté y a été catabolisé),
et ce qui reste en circulation est rapidement éliminé par
les reins (figure 2).
De la sorte, en dépit d'une fixation tumorale équivalente,
voire un peu inférieure à celle des anticorps directement
marqués, on obtient, par diminution drastique de l'activité
non spécifique, un rapport de fixation et un contraste considérablement
meilleurs (figure 3).
Le bénéfice de ce système, baptisé AES (affinity
enhancement system) et développé par la société
Immunotech Pharma, a été montré en clinique [39,
40]. La très faible activité hépatique non spécifique
permet, chose impossible avec le marquage direct, la détection
de métastases hépatiques [41]. D'autre part, avec cette
méthode, l'utilisation du technétium 99m pour marquer l'haptène,
avec tous les avantages de coût et de disponibilité de ce
radioélément, paraît parfaitement envisageable.
L'autre approche qui a montré des applications intéressantes
est le système avidine-biotine. Il utilise soit l'injection d'anticorps
biotinylés suivie de l'injection d'avidine marquée, soit
l'injection d'anticorps couplé à l'avidine suivie de l'injection
de biotine marquée, soit même un système en trois
temps [42] : injections d'anticorps biotinylé, puis d'avidine froide
(permettant d'éliminer l'excès d'anticorps circulant, et
se fixant sur l'anticorps biotinylé déjà fixé
sur la tumeur) et, enfin, de biotine marquée à l'indium
111. D'autres systèmes ont été proposés à
un stade préclinique, notamment l'utilisation de fragments complémentaires
d'ADN simple brin, fixés l'un sur l'anticorps et l'autre sur la
molécule marquée. Certains travaux ont utilisé des
oligonucléotides (une séquence d'ADN représentant
le site d'ancrage et la séquence complémentaire « antisens
» marquée représentant le traceur) [43, 44] ou une
enzyme couplée à l'anticorps (site d'ancrage) et un inhibiteur
de cette enzyme comme traceur [45] ; ces travaux n'ont pas encore d'application
clinique.
À plus long terme, les fragments Fv et les analogues peptidiques
d'anticorps, obtenus en combinant la modélisation et la génétique
moléculaires, représenteront une excellente alternative
[46-52]. Ces peptides auraient, en outre, l'avantage très probable
de ne pas être immunogènes.
* L'immunogénicité des anticorps : le problème
des Hama
Il s'agit d'une des difficultés les plus préoccupantes,
qui se pose aussi pour les applications thérapeutiques et à
laquelle nous consacrerons un chapitre spécifique.
L'immunoscintigraphie comme moyen
de caractérisation tumorale
Les radiotraceurs en cancérologie, qui ont été
et sont encore utilisés pour la détection des tumeurs, seront
de plus en plus utilisés pour la caractérisation tumorale
in vivo. La détection des tumeurs en médecine nucléaire
repose sur la mise en évidence, au moyen d'une molécule
marquée appropriée, de caractéristiques fonctionnelles
spécifiques soit des cellules tumorales elles-mêmes, soit
de la réaction de l'organisme à la présence d'une
tumeur (cas de la scintigraphie osseuse). En cela, la médecine
nucléaire se différencie de l'approche morphologique des
explorations radiologiques, échographiques et encore maintenant
de l'IRM (même si avec celle-ci des applications fonctionnelles
prometteuses sont envisagées). Les caractéristiques ciblées
sont l'expression de récepteurs, les antigènes dits «
tumoraux », certains processus biochimiques, certaines propriétés
métaboliques (au premier rang desquelles la consommation de glucose).
Les radiopharmaceutiques permettant ce ciblage spécifique des tumeurs
réalisent donc par nature une caractérisation tumorale plus
ou moins fine. Or l'évolution actuelle de la cancérologie
repose de plus en plus, avec les progrès des connaissances en biologie
cellulaire et la compréhension des processus de carcinogenèse,
sur cette caractérisation tumorale, qui permet d'envisager le traitement
de façon rationnelle et adaptée. Elle utilise des paramètres
tels que le pouvoir de prolifération et la fraction proliférante,
la chimiosensibilité, la radiosensibilité, l'agressivité
et le pouvoir métastatique, le degré de différenciation,
le statut hormonal (et plus largement l'expression de récepteurs
hormonaux, mais aussi pour les cytokines, les facteurs de croissance...),
l'expression de certains antigènes, la viabilité cellulaire,
l'état métabolique, l'expression d'oncogènes et d'antioncogènes...
L'étude de ces paramètres a (au moins) une triple finalité
: l'évaluation du pronostic, l'appréciation de l'efficacité
du traitement et le choix des modalités de traitement. Elle passe
le plus souvent par des méthodes d'analyse tissulaire, qui nécessitent
de disposer d'un prélèvement, biopsique ou chirurgical :
immunohistochimie, études de récepteurs, études de
biologie moléculaire, dosages d'enzymes... La réalisation
de ces prélèvements constitue une limite, surtout lors du
suivi où les analyses doivent être répétées.
Il existe donc un réel besoin de méthodes d'investigation
in vivo non invasives, permettant de surveiller ces différents
paramètres sans intervention sanglante ; de telles méthodes
auraient en outre l'avantage de permettre l'analyse simultanée
de toutes les localisations tumorales chez un patient, alors que les biopsies
sont nécessairement limitées à un ou à quelques
sites seulement. Les anticorps ont une place importante puisqu'ils permettent
la mise en évidence spécifique d'un antigène particulier.
La possibilité de reconnaître les cellules tumorales et de
les caractériser par la mise en évidence d'antigènes
est depuis longtemps exploitée in vitro sur préparations
tissulaires avec l'immunohistochimie. L'immunoscintigraphie permet la
même approche in vivo. À ce titre, elle s'inscrit
tout à fait dans le concept de « chémotype » proposé
par Wagner en 1995 [53].
Que reste-t-il des indications de l'immunoscintigraphie
?
Comme toute méthode scintigraphique, l'immunoscintigraphie est
beaucoup plus complémentaire que concurrentielle des explorations
morphologiques. En revanche, les informations qu'elle apporte peuvent,
dans une large mesure, être obtenues avec des examens scintigraphiques
plus faciles à mettre en uvre (au moins dans un avenir qu'on
espère proche) comme la scintigraphie au 18F-FDG et
les examens basés sur des ligands marqués de récepteurs
[54]. C'est en particulier le cas avec le FDG pour l'exploration des lymphomes
et des mélanomes où aucun anticorps n'a véritablement
été validé (en diagnostic), et également des
cancers bronchiques, même si certains résultats ont pu être
obtenus avec l'immunoscintigraphie [55].
La recherche de récidives de cancers colorectaux devant une élévation
isolée de l'ACE plasmatique était une indication majeure
de l'immunoscintigraphie [6-10]. Bischof Delaloye et al. [7] ont
publié en 1989 une étude prospective portant sur 57 cas,
dont 27 chez qui une récidive de cancer colorectal était
suspectée mais non prouvée en raison soit d'une élévation
isolée du taux d'ACE, soit de résultats équivoques
des explorations, soit d'investigations normales malgré des symptômes
; chez ces 27 patients, 38 sites tumoraux ont été finalement
mis en évidence par chirurgie, biopsie, autopsie ou surveillance
clinique (14 sites hépatiques, 9 dans le pelvis, 9 dans le thorax
et 6 dans l'abdomen) ; sur ces 38 localisations, 21 étaient détectées
à la fois par les méthodes morphologiques et par l'immunoscintigraphie,
7 par les méthodes morphologiques uniquement et 6 par l'immunoscintigraphie
uniquement (avec un anticorps anti-ACE marqué à l'iode 123)
; cette dernière a en outre montré 10 autres foyers plus
d'un mois avant les autres techniques. Ces 16 localisations détectées
soit uniquement (6 cas), soit plus précocement (10 cas) par l'immunoscintigraphie
se répartissaient en 7 localisations hépatiques, 6 récidives
locales, 2 métastases pulmonaires et 1 carcinose péritonéale.
De cette étude, il ressort que l'immunoscintigraphie est très
complémentaire des examens morphologiques et contribue à
réduire le délai de mise en route d'un traitement. Dans
une autre étude axée sur la détection précoce
des récidives de cancers colorectaux suspectées devant une
élévation isolée de l'ACE sérique, Patt et
al. [8] ont rapporté 18 patients chez qui l'immunoscintigraphie
utilisant un anticorps anti-ACE marqué à l'indium 111 était
le seul examen positif ; la récidive a été confirmée
dans tous les cas, 7 patients ont bénéficié du résultat
de l'immunoscintigraphie, dont 4 du fait d'une résection chirurgicale
complète de la récidive, avec une rémission complète
de plus de 30 mois. Citons encore l'étude de Divgi et al.
[9] portant sur 57 patients également suspects, en raison de l'élévation
isolée de l'ACE, de récidive de cancer colorectal préalablement
traités. L'anti-ACE marqué à l'indium 111 a détecté
60 % des sites extra-hépatiques de récidive confirmée
(19 sur 30), contre 46,7 % seulement avec la tomodensitométrie
(p < 0,01). Là encore, il semble que la scintigraphie au FDG
soit une alternative séduisante ; sur une série de 22 patients
présentant une élévation de l'ACE après traitement
chirurgical, Flanagan et al. [56] ont observé 15 vrais positifs
(permettant une chirurgie d'exérèse complète chez
4 patients), 2 faux positifs et 5 vrais négatifs du FDG.
En revanche, l'immunoscintigraphie, rendue plus performante grâce
aux perfectionnements que nous avons évoqués, pourrait garder
un intérêt lorsque les autres approches sont peu efficaces,
dans des indications ciblées où elle est particulièrement
performante. On peut ainsi envisager le suivi des cancers médullaires
de la thyroïde [39, 41, 57] et des cancers de l'ovaire où
ses performances et son intérêt clinique ont été
démontrés [1, 2, 58] et sont encore augmentés par
le système avidine-biotine en trois temps : dans une étude
préliminaire sur 30 patientes, Magnani et al. [4] ont montré
qu'il est possible de visualiser les récidives de carcinomes de
l'ovaire 2 h seulement après l'injection de la biotine marquée,
avec une précision de 87 %, une valeur prédictive positive
de 84 % et surtout une valeur prédictive négative de 100
%. Le cancer du rein reste également une application à envisager,
les travaux de Steffens et al. [59] ayant montré des pourcentages
de fixation dans la tumeur exceptionnellement élevés (jusqu'à
0,52 % de l'activité injectée par gramme) avec l'anticorps
G250 marqué à l'iode 131 ; si le G250 marqué à
l'iode 131 est surtout destiné à la thérapeutique
[60], les mêmes auteurs ont mis au point le marquage au technétium
99m qui apparaît un très bon candidat pour la radio-immunodétection
des cancers du rein [61].
Enfin, et surtout, si l'on voit que l'intérêt diagnostique
de l'immunoscintigraphie est en perte de vitesse pour la détection
des sites tumoraux, en revanche, son intérêt pour la caractérisation
tumorale prend une importance croissante : tout d'abord du fait de sa
spécificité, ensuite du fait des perspectives thérapeutiques
liées à l'utilisation d'anticorps radiomarqués.
Aspects thérapeutiques
La radiothérapie interne des tumeurs consiste à délivrer
in situ, au moyen d'un vecteur approprié, une irradiation
sélective aux cellules néoplasiques. Dans ce but, les molécules
ayant un tropisme tumoral peuvent être marquées, au lieu
d'émetteurs gamma pour le diagnostic, par des émetteurs
beta- ou d'électrons Auger (et, dans l'avenir, des émetteurs
alpha).
Ce concept est depuis longtemps utilisé avec succès pour
le traitement adjuvant des cancers différenciés de la thyroïde,
et même pour le traitement curateur de leurs métastases osseuses
et pulmonaires avec l'iode 131, qui est sélectivement capté
de façon naturelle par les cellules thyroïdiennes malignes.
L'intérêt de cette méthode de traitement, y compris
sur la survie, a encore été récemment réaffirmé
[62]. Actuellement, l'apparition de radiopharmaceutiques marqués
par des émetteurs d'électrons élargit cette possibilité
à d'autres domaines de la cancérologie. L'une des avancées
les plus spectaculaires dans ce domaine est la possibilité de radiothérapie
interne des métastases osseuses, envisagée par ailleurs.
D'autres applications, quoique moins répandues, donnent néanmoins
des résultats impressionnants et méritent d'être rappelées.
Citons également le traitement, maintenant entré en pratique
courante, des hépatocarcinomes primitifs avec le lipiodol marqué
à l'iode 131 (Lipiocis®) [63]) et celui des neuroblastomes
et de phaeochromocytomes malins avec la méta-iodo-benzylguanidine
(MIBG) marquée à l'iode 131 [64]. D'autres perspectives
enfin s'ouvrent avec les agonistes de récepteurs, les premiers
résultats avec les analogues de la somatostatine marqués
à l'yttrium 90 s'avérant prometteurs pour le traitement
des tumeurs neuro-endocrines qui expriment les récepteurs à
la somatostatine [65].
Les anticorps radiomarqués à l'iode 131 (et, dans l'avenir,
avec d'autres émetteurs beta- comme l'yttrium 90, le
rhénium 186 ou le samarium 153, voire des émetteurs alpha)
connaissent actuellement un développement important [66, 67]. Celui-ci
repose notamment sur les résultats impressionnants obtenus dans
les lymphomes malins non hodgkiniens avec l'anti-CD20 marqué à
l'iode 131 [68-72]. La maîtrise du radio-immunociblage passe par
la compréhension de ses particularités dosimétriques
et radiobiologiques, qui en conditionnent les chances de succès.
Dosimétrie : la nécessité
d'une approche originale
Les concepts dosimétriques bien connus de la radiothérapie
externe, fondés sur la distribution homogène, à haut
débit et limitée dans le temps de fractions parfaitement
définies d'énergie, ne sont pas transposables à la
radio-immunothérapie (ni à la radiothérapie interne
en général). Des revues du problème ont été
publiées [73-75]. Le radio-immunociblage agit par une irradiation
délivrée en continu à partir d'une source répartie
de façon hétérogène dans la tumeur et à
une concentration qui reste très difficile à quantifier
; le calcul de la dose délivrée en grays est donc à
l'heure actuelle un problème très difficile [76]. Les travaux
qui tentent de résoudre cette question en montrent bien les difficultés,
mais proposent des solutions qui passent par les problèmes, bien
connus en médecine nucléaire, de corrections d'atténuation
et de diffusion [77]. En effet, la biodistribution des anticorps radioactifs
ne peut être appréhendée, en pratique clinique, qu'à
partir d'acquisitions scintigraphiques planaires ou, si possible, tomographiques.
La connaissance précise de cette biodistribution est un préalable
indispensable au calcul de la dose, qui pose alors moins de problèmes
avec les modèles maintenant validés avec le formalisme du
MIRD [78, 79]. Quoi qu'il en soit, la dosimétrie en radio-immunociblage
passe par la connaissance de l'activité tumorale et de la biodistribution
chez chaque patient et, à ce titre, ne peut être qu'individuelle
[80, 81]. Il n'existe pas de relation simple entre l'activité injectée
et la dose délivrée aux tissus, en particulier à
la tumeur.
Aspects radiobiologiques
En radiothérapie externe, l'irradiation est délivrée
sous forme fractionnée, avec des doses intermittentes et des débits
de dose élevés (de l'ordre de 60 Gy/h). La radio-immunothérapie
constitue une modalité radicalement différente et les conséquences
radiobiologiques ne sont pas comparables. L'irradiation est délivrée
sous forme continue et à bas débit, celui-ci augmentant
dans un premier temps avec la fixation du radioanticorps dans la tumeur,
puis diminuant en fonction de la décroissance radioactive et de
l'élimination biologique. Ce débit de dose est de l'ordre
de 0,1 à 0,5 Gy/h [11, 82, 83]. L'efficacité de faibles
débits de dose (inférieurs à 0,4 Gy/h) a été
démontrée, in vitro ; des débits supérieurs
à 0,23 Gy/h sont nécessaires pour arrêter la croissance
des cellules épithéliales malignes [84, 85], alors que des
débits de 0,09 à 0,11 Gy/h peuvent suffire pour les cellules
HeLa et les cellules d'hépatome de Morris [86], et même des
débits aussi faibles que 0,05 Gy/h pour des cellules de lymphome
[87]. Toutefois, ces résultats anciens n'ont pas toujours été
retrouvés [88, 89] et certains travaux font même état
d'une radiorésistance induite par une exposition chronique à
un débit de dose faible [90].
En fait, à cause de ce bas débit de dose, qui permet une
plus grande efficacité des mécanismes de réparation
cellulaire, l'efficacité théorique d'une dose délivrée
par la radio-immunothérapie (avec les réserves précédemment
envisagées quant à cette notion) est inférieure de
20 % environ à celle de la même dose délivrée
en radiothérapie externe [91]. Cette différence peut atteindre
300 % dans des modèles in vivo [92], mais il faut alors
faire la part de la mauvaise distribution du radioanticorps dans la tumeur,
qui préserve des zones tumorales et ne préjuge donc pas
de l'inefficacité du bas débit de dose continu [93]. L'efficacité
relative de la radiothérapie externe et du radio-immunociblage
dépend en outre de la radiosensibilité et des capacités
de réparation [94]. D'autre part, les anticorps par eux-mêmes
peuvent avoir un effet sur la tumeur (c'est notamment vrai dans les lymphomes),
ce qui complique l'interprétation de l'effet radiobiologique proprement
dit. Le radio-immunociblage isolément n'est probablement pas, en
dehors de cas privilégiés, en mesure d'être curateur
et son utilisation passera sans doute par l'association à d'autres
modalités thérapeutiques [95].
La prolifération cellulaire est un facteur de moindre efficacité
de la radio-immunothérapie, puisqu'elle permet à une certaine
fraction cellulaire d'échapper à l'exposition aux radioanticorps
; cela est d'autant plus marqué que l'on utilise des radio-isotopes
de période longue [88, 91]. Pour cette raison, les tumeurs d'évolution
lente pourraient être plus sensibles aux bas débits de dose
[88] et donc constituer une bonne cible du radio-immunociblage.
D'une façon qui paraît contradictoire avec les données
précédentes, certains travaux avec des tumeurs humaines
greffées chez la souris nude font état d'une efficacité
supérieure, dans certaines circonstances, avec le radio-immunociblage
qu'avec la même dose estimée en grays en radiothérapie
externe [96-98]. Parmi les arguments avancés (réoxygénation,
ciblage préférentiel des cellules en cycle, blocage en phase
G2 [97-99]), le plus séduisant est celui d'une apoptose radio-induite
par le bas débit de dose continu ; cette hypothèse est en
effet confortée par plusieurs travaux [100-103]. Cet effet est
du reste étroitement relié aux capacités de réparation
cellulaire [103], dont dépend la radiosensibilité, de sorte
qu'aux bas débits de dose, il semble exister un équilibre
précaire entre mort cellulaire par nécrose, apoptose et
réparation des lésions sublétales, ce qui explique
des variations importantes de la réponse pour de faibles variations
du débit de dose en dessous de 1 Gy/h [91] ; le débit de
dose serait ainsi le facteur le plus important pour l'efficacité
de la radio-immunothérapie, et il existerait un débit de
dose optimal pour obtenir la meilleure réponse [104].
La plupart des études concernant la radiobiologie du radio-immunociblage
envisagent l'utilisation d'émetteurs beta-, c'est-à-dire
d'électrons dont le transfert d'énergie linéique
(TEL) est faible ; cela signifie que la densité des ionisations
responsables des lésions cellulaires est faible sur le parcours
des particules. Compte tenu du fait qu'environ 200 lésions double
brin de l'ADN par cellule sont nécessaires pour stériliser
99 % d'une population de cellules tumorales [105], et des capacités
de réparation des lésions sublétales, on conçoit
que l'efficacité de la radio-immunothérapie soit limitée
et très dépendante de l'hétérogénéité
de distribution du radioanticorps dans la tumeur. C'est pourquoi on s'oriente
vers l'utilisation d'émetteurs beta- plus énergétiques
(par exemple, l'yttrium 90 [106, 107] ou le rhénium 188 [108] plutôt
que l'iode 131), et vers l'utilisation d'émetteurs alpha [109-114],
de TEL très élevé et qui délivrent, sur leur
parcours court et rectiligne, une très forte densité d'ionisation.
Les radioéléments à TEL élevés ont
en outre l'avantage d'avoir une efficacité biologique pratiquement
indépendante de l'oxygénation du tissu tumoral, puisque
les lésions de l'ADN sont essentiellement directes et passent très
peu par la radiolyse de l'eau et les radicaux peroxydes.
Au total, la comparaison avec la radiothérapie externe a ses
limites, dans la mesure où les mécanismes en cause diffèrent
(au moins en partie) et où les cibles ne sont pas les mêmes,
ce qui nous amène à envisager quelles sont les conditions
d'application de la radio-immunothérapie.
Les conditions de succès de la radio-immunothérapie
Compte tenu des considérations dosimétriques, radiobiologiques,
ainsi que de l'hétérogénéité de distribution
du radioanticorps dans la tumeur en fonction de sa taille, de sa nature,
de sa vascularisation et de l'expression variable de l'antigène
cible [115], on comprend que les premières tentatives de radio-immunothérapie
dans des tumeurs solides, qui s'adressaient à des tumeurs évoluées
de grande taille, volontiers nécrotiques, aient été
des échecs [66]. La bonne cible est constituée de tumeurs
de petite taille [116], ce que montrent bien des études expérimentales
[117]. Le radio-immunociblage devrait donc trouver sa place en association
avec les autres modalités de traitement et, probablement, en situation
adjuvante, dans le traitement des cancers hématologiques et de
certaines tumeurs solides radiosensibles comme les cancers bronchiques
à petites cellules ou à cinétique lente comme le
cancer médullaire de la thyroïde. Il peut également
trouver sa place lorsqu'une administration locale est possible, comme
la voie intrapéritonéale dans les cancers de l'ovaire ou
la voie intrathécale dans les méningites carcinomateuses.
Les premiers résultats cliniques
* Résultats dans les lymphomes non hodgkiniens (LNH)
Les LNH sont une indication particulièrement pertinente de la
radio-immunothérapie en raison de la forte expression d'antigènes
de différenciation bien caractérisés et d'une radiosensibilité
élevée. En revanche, les antigènes cibles sont généralement
des antigènes pan-B et ne sont pas spécifiques du clone
tumoral, d'où un risque de toxicité médullaire qui
oblige souvent à recourir à une autogreffe de moelle ou
de cellules souches périphériques.
Dans l'étude de phase I menée à Ann Arbor [72],
34 patients porteurs d'un lymphome exprimant l'antigène CD20 et
en rechute ou échec de la chimiothérapie ont été
traités par des doses croissantes et non myéloablatives
d'anticorps anti-B1 marqués à l'iode 131. Parmi les 28 patients
qui ont reçu la totalité du traitement prévu, 22
(79 %) ont présenté une réponse et 14 (50 %) une
réponse complète. La durée médiane de l'ensemble
des réponses est de 357 jours et celle des réponses complètes
de 471 jours, dont 4 réponses de plus de 1 000 jours. La médiane
de survie des patients traités est de 1 508 jours, avec des valeurs
extrêmes de 63 et plus de 2 226 jours. Ces résultats viennent
d'être très récemment confirmés par une étude
de phase II multicentrique ayant concerné 45 patients déjà
traités par chimiothérapie pour des lymphomes non hodgkiniens
de type B de bas grade, soit transformés, soit en rechute, soit
réfractaires [118]. Le taux de réponses globales a été
de 57 % (27 patients sur 45) avec une médiane de 9,9 mois. Quinze
patients (32 %) ont présenté une réponse complète
avec une médiane de 19,9 mois ; 6 de ces 19 patients étaient
toujours en rémission au moment de la publication de l'étude.
La tolérance a été bonne, la principale toxicité
étant hématologique. Dans une autre série de 29 patients,
traités cette fois avec le même anticorps mais des activités
d'iode 131 myéloablatives (10,4 à 29 GBq, soit 280 à
785 mCi) nécessitant une autogreffe de cellules souches périphériques,
le taux global de réponses atteint 86 %, et le taux de réponses
complètes est de 79 % [119]. D'autres études, moins avancées,
sont dignes d'intérêt, qu'il s'agisse de l'anticorps T101
(anti-CD5) marqué à l'yttrium 90 [106], de l'anticorps Lym-1
(anti-(HLA)-DR10beta) marqué au cuivre 67 [120], de l'anti-CD20
IDEC-Y2B8 (iritumomab tiuxetan) marqué à l'yttrium 90 [107]
ou de l'anti-CD22 marqué à l'iode 131, ce dernier ayant
en outre l'avantage d'être internalisé [121, 122].
Le problème avec les anticorps dans les LNH est qu'ils ont en
eux-mêmes une action thérapeutique, bien documentée
avec l'anticorps anti-CD20 C2B8 (rituximab ou Mabthera®)
qui donne 50 % de réponses dont 9 % de réponses complètes
[70]. Cependant, les taux de réponses obtenus dans les études
que nous avons citées avec l'anticorps couplé à l'iode
131 sont supérieurs de façon significative, ce qui permet
d'affirmer le rôle thérapeutique supplémentaire apporté
par l'irradiation à faible débit de dose. L'effet additif,
voire synergique, de l'irradiation vectorisée par l'anticorps d'une
part et du rôle cytotoxique de l'anticorps d'autre part a été
bien étudié sur un modèle murin par Illidge et
al. [123]. Une étude randomisée comparative entre le
tositumomab non marqué et le tositumomab couplé à
l'iode 131, ainsi qu'une étude de radio-immunothérapie par
ce dernier en première ligne dans les lymphomes de bas grade à
un stade avancé sont en cours [124, 125].
* Résultats dans les tumeurs solides
Après des premiers résultats décevants, la radio-immunothérapie
dans les tumeurs solides apparaît comme une modalité intéressante
dès lors qu'on se limite aux cibles de petite taille.
En France, deux essais de phase I-II ont été menés
avec le système en deux temps proposé par Immunotech et
qui utilise l'injection séquentielle d'un anticorps bispécifique
et d'un haptène marqué à l'iode 131 [126-128]. Les
résultats de ces deux essais sont suffisamment encourageants pour
justifier la poursuite des études cliniques, tant dans le cancer
médullaire de la thyroïde (CMT) [129] que dans le cancer bronchique
à petites cellules [130]. En effet, chez 15 patients atteints de
CMT, 3 ont présenté une diminution significative des douleurs,
3 une réponse objective mineure et 3 une baisse supérieure
à 50 % des taux de calcitonine. Chez 12 patients traités
pour cancer bronchique à petites cellules après échec
de la chimiothérapie, 3 réponses ont été obtenues
(une réponse mineure, une rémission complète de 3
mois et une stabilisation de plus de 18 mois). La toxicité est
essentiellement hématologique, permettant une escalade de dose
au-delà de 150 mCi d'haptène marqué à l'iode
131, moyennant une autogreffe de cellules souches périphériques.
L'intérêt de la radio-immunothérapie dans les cancers
médullaires de la thyroïde est conforté par une étude
de phase I récente conduite aux États-Unis avec un anticorps
anti-ACE sous forme de fragments F(ab)2 marqués à
l'iode 131 chez 12 patients en progression métastatique rapide
[80] : avec une activité injectée de 9,95 GBq par patient
et une autogreffe de cellules souches, il a été observé
une rémission partielle d'un an, une réponse mineure de
3 mois et 10 stabilisations pendant 1 à 16 mois.
Dans le cancer du côlon métastatique, situation où
la radio-immunothérapie apparaît très séduisante,
les résultats ont été longtemps décevants,
sans doute en raison du caractère souvent nécrotique et
mal vascularisé de ces tumeurs. Il semble néanmoins, dans
les essais récents, que des résultats encourageants puissent
être obtenus [131-135].
Les gliomes sont une autre cible intéressante du radio-immunociblage,
compte tenu de l'impasse thérapeutique dans laquelle se trouvent
rapidement les patients. Riva et al. [136] ont traité des
gliomes malins par injection locorégionale dans le site tumoral
avec un anticorps antiténascine marqué à l'iode 131
chez 111 patients après traitement conventionnel (58 au diagnostic
initial et 53 lors de la rechute). Parmi 74 cas de glioblastomes, le taux
de réponses n'a été que de 17,8 % pour les tumeurs
volumineuses, avec une médiane de 17 mois, mais de 66,6 % pour
les petites lésions avec une médiane de survie de 25 mois.
La dose beta délivrée à la tumeur était estimée
à 300 Gy en moyenne. Pour les autres tumeurs moins agressives (oligodendrogliomes,
oligodendrogliomes anaplasiques et astrocytomes anaplasiques), les résultats
étaient plutôt meilleurs dans l'ensemble. Aucune toxicité
sérieuse n'a été à déplorer. La même
équipe a mené une étude pilote avec le même
anticorps marqué à l'yttrium 90, qui paraît une perspective
intéressante [137].
Paganelli et al. [138] ont une approche systémique avec
le système avidine-biotine en trois temps déjà évoqué.
Quarante-huit patients avec des gliomes de grade 3 ou 4 ont été
traités par la séquence anticorps antiténascine,
avidine-streptavidine puis 90Y-biotine. Les activités
injectées étaient de 2,22 à 2,96 GBq d'yttrium 90
par mètre carré de surface corporelle, sans toxicité
notable y compris hématologique. Une réponse objective (réduction
tumorale supérieure à 25 %), parfois complète (3
cas), a été obtenue chez 12 patients (25 %) avec une durée
supérieure à 12 mois dans 8 cas. La médiane de survie
a été de 11 mois dans les grades 4 et de 19 mois dans les
grades 3.
D'autres applications sont à des phases de développement
moins avancées, les résultats publiés concernant
en général un faible nombre de patients ; ces résultats,
bien que limités, ont le mérite de démontrer la faisabilité
de l'approche et d'ouvrir de réelles voies de recherche clinique.
Dans le cancer de l'ovaire, où la voie intrapéritonéale
peut être utilisée, des essais de phase I-II ont montré
des résultats soit encourageants [139], soit décevants [140].
La voie intraveineuse est également utilisable [141]. Dans tous
les cas, ce sont les micrométastases qui représentent la
cible potentiellement intéressante [142].
Il faut souligner les résultats préliminaires intéressants
d'une étude de phase I-II menée chez 33 patients atteints
de cancer du rein métastatique par Divgi et al. [60] avec
l'anticorps G250 marqué à l'iode 131. Citons enfin les travaux
menés dans le cancer du sein [143], le neuroblastome [144], les
hépatocarcinomes [145-149] et les cholangiocarcinomes [150], ainsi
que dans le mélanome [151] et le cancer de la prostate [152].
Orientations futures de la radio-immunothérapie
Outre les progrès évoqués de la technique elle-même,
avec les méthodes de préciblage [153, 154], il paraît
clair que la radio-immunothérapie, s'il doit s'imposer en cancérologie,
devra d'une part trouver des indications bien définies et d'autre
part s'intégrer à des schémas thérapeutiques
multi-modalités. Les schémas proposés actuellement
concernent essentiellement des administrations uniques de fortes activités,
mais, une fois résolu le problème de l'immunogénicité,
l'avenir passe certainement par un fractionnement et des injections répétées
[155].
Les indications, nous l'avons vu, sont les localisations diffuses et
microscopiques (la maladie résiduelle est en théorie la
situation la plus appropriée) de tumeurs très radiosensibles
et pour lesquelles la chimiothérapie est soit inopérante,
soit contre-indiquée. Mais la radio-immunothérapie n'est
pas pour autant exclusif des autres approches. Au contraire, il est vraisemblable
que son intérêt réel sera en association avec des
chimiothérapies, en particulier des radiosensibilisants comme le
platine, le 5-fluoro-uracile (5FU) ou les taxanes. La synergie de la radiothérapie
interne avec la chimiothérapie est une perspective très
sérieusement envisagée [156] et l'association de la radio-immunothérapie
à la chimiothérapie fait l'objet d'études, en particulier
avec le 5FU, dont les résultats sont encore préliminaires
mais laissent penser que des essais cliniques chez l'homme devront être
menés [157-159] ; une potentialisation par les inhibiteurs de la
topo-isomérase a également été montrée
[160]. On peut en rapprocher les effets de l'interféron qui augmenterait
l'expression de l'antigène cible [161, 162], de l'hyperthermie
[163, 164] ou les méthodes qui cherchent à favoriser la
fixation de l'anticorps par le biais d'une augmentation de la perfusion
au moyen de drogues [165].
Il n'est pas non plus illogique d'associer la radio-immunothérapie
à la radiothérapie externe dirigée sur un site macroscopique,
en complément pour traiter d'autres sites diffus et limités
en taille. Certaines études expérimentales sont en faveur
d'un effet synergique de la radiothérapie externe et de la radio-immunothérapie
[166, 167].
Comme autre perspective enfin, le marquage par des émetteurs
alpha, dont nous avons vu les avantages liés à une efficacité
biologique relative beaucoup plus élevée en raison de leur
haut pouvoir de ionisation dans la matière biologique, paraît
devoir être sérieusement envisagé à moyen terme
[110]. Des travaux récents ont montré que des anticorps
marqués au bismuth 213 [109, 111, 112] ou au plomb 212 [113] remplissent
les conditions permettant leur utilisation clinique.
Le problème des Hama
L'immunogénicité des anticorps est un obstacle important
au développement du radio-immunociblage. Avec les anticorps monoclonaux
d'origine murine jusque-là utilisés, l'incidence de l'apparition
chez les patients d'anticorps anti-immunoglobuline de souris (Hama pour
human anti-mouse antibodies) n'est jamais nulle et peut dépasser
50 % [168]. La présence de Hama dans le sérum, si elle n'a
jamais à ce jour entraîné de manifestations cliniques
décelables, a cependant deux inconvénients. Elle peut tout
d'abord interférer de façon plus ou moins imprévisible
dans les dosages immunologiques [169]. Ensuite, elle rend très
incertain en pratique le succès d'une nouvelle injection d'anticorps,
que ce soit à visée diagnostique ou thérapeutique
: la formation immédiate dans la circulation de macro-complexes
immuns, rapidement captés par le foie, empêche la diffusion
du traceur dans la cible [170]. Cette immunisation est volontiers spécifique
de l'anticorps injecté, c'est-à-dire que les anticorps induits
sont souvent des anti-idiotypes [171]. Diverses solutions sont envisageables
pour éviter l'apparition de Hama. L'utilisation de fragments F(ab')2
plutôt que des immunoglobulines entières réduit déjà
l'immunogénicité en éliminant les anticorps anti-Fc.
L'administration d'immunosuppresseurs (azathioprime, ciclosporine...)
pendant quelques jours avant et après l'injection du radioanticorps
a donné des résultats parfois encourageants [172], parfois
décevants [173]. L'utilisation d'anticorps d'origine humaine paraît
plus prometteuse. Les anticorps chimériques (partie constante d'origine
humaine, partie variable d'origine murine) réduisent la fréquence
des Hama mais n'empêchent pas l'apparition d'anticorps anti-Fv [174,
175] ; de même, les anticorps humanisés (CDR-grafted),
tout en étant beaucoup moins immunogènes, n'excluent pas
l'apparition d'anticorps dirigés contre les séquences CDR
impliquées dans la reconnaissance de l'antigène [176, 177].
En revanche, les anticorps totalement humains, assurément appelés
à se développer [178], semblent ne pas induire d'immunisation
[179, 180], bien qu'en théorie l'apparition d'anticorps anti-idiotypes
reste possible. Tout porte donc à croire que, même si on
ne la supprime pas complètement, la réponse immune contre
le radio-immunoconjugé pourra être réduite dans des
limites compatibles avec la pratique d'injections répétées.
Cela s'améliorera encore lorsque deviendront disponibles les anticorps
humains produits in vitro à partir de bibliothèques
de phages (permettant de mimer la réponse immune naturelle et d'obtenir
des anticorps totalement dépourvus d'immunogénicité)
[181] et les peptides de reconnaissance auxquels nous avons déjà
fait allusion [51].
La possibilité enfin que l'induction de Hama soit liée
à une réactivité particulière du système
immunitaire et favorise ou, du moins, soit associée à une
meilleure défense antitumorale n'est pas à exclure. Même
si on doit rester prudent, cette hypothèse, avancée dans
les années 1990 [182], semble confortée par des études
plus récentes [183].
CONCLUSION Les
anticorps radiomarqués occupent une place importante en oncologie
nucléaire, essentiellement liée aux possibilités thérapeutiques
qu'ils offrent. Le radio-immunociblage, dont l'impact diagnostique reste
limité malgré la puissance du concept de reconnaissance antigène-anticorps,
du fait des difficultés pharmacocinétiques et des Hama, s'avère
une méthode efficace pour la vectorisation d'agents radioactifs à
visée thérapeutique dans les tumeurs. La radio-immunothérapie
et les études de biodistribution des anticorps marqués qui
la conditionnent se développent car elles représentent une
modalité de traitement nouvelle et originale des cancers, et une
réelle amélioration de la prise en charge des patients dans
certaines indications. Après ses premiers succès, indéniables
en particulier dans les lymphomes malins, la radio-immunothérapie
doit maintenant conforter sa place en association avec les autres modalités,
dans des schémas validés par des études randomisées
rigoureuses. Cela en fait un domaine particulièrement attractif et
prometteur de développement de la médecine nucléaire
en oncologie.REFERENCES
1. Peltier P, Wiharto K, Dutin JP, Chatal JF, Bourguet P, Liehn
JC, et al. Correlative imaging study in the diagnosis of ovarian
cancer recurrences. Eur J Nucl Med 1992 ; 19 : 1006-10.
2. Peltier P, Dutin JP, Chatal JF, Fumoleau P, Bourguet P, Liehn
JC, et al. Usefulness of imaging ovarian cancer recurrence with
In-111-labeled monoclonal antibody (OC125) specific for CA125 antigen.
Ann Oncol 1993 ; 4 : 307-11.
3. Pinkas L, Robins PD, Forstrom LA, Mahoney DW, Mullan BP. Clinical
experience with radiolabelled monoclonal antibodies in the detection of
colorectal and ovarian carcinoma recurrence and review of the literature.
Nucl Med Commun 1999 ; 20 : 689-96.
4. Magnani P, Fazio F, Grana C, Songini C, Frigerio L, Pecorelli
S, et al. Diagnosis of persistent ovarian carcinoma with three-step
immunoscintigraphy. Br J Cancer 2000 ; 82 : 616-20.
5. Kalofonos HP, Gianakenas C, Kosmas C, Apostolopoulos D, Onienadum
A, Petsas T, et al. Radioimmunoscintigraphy in patients with ovarian
cancer. Acta Oncol 1999 ; 38 : 629-34.
6. Moffat FL Jr, Pinsky CM, Hammershaimb L, Petrelli NJ, Patt
YZ, Whaley FS, et al. Clinical utility of external immunoscintigraphy
with the IMMU-4 technetium-99m Fab' antibody fragment in patients undergoing
surgery for carcinoma of the colon and rectum : results of a pivotal,
phase III trial. J Clin Oncol 1996 ; 1 : 2295-305.
7. Bischof Delaloye A, Delaloye B, Buchegger F, Gilgien W, Studer
A, Curchod S, et al. Clinical value of immunoscintigraphy in colorectal
carcinoma patients : a prospective study. J Nucl Med 1989 ; 30
: 1646-56.
8. Patt YZ, Podoloff DA, Curley S, Kasi L, Smith R, Bhadkamkar
V, et al. Technetium 99m-labeled IMMU-4, a monoclonal antibody
against carcinoembryonic antigen, for imaging of occult recurrent colorectal
cancer in patients with rising serum carcinoembryonic antigen levels.
J Clin Oncol 1994 ; 12 : 489-95.
9. Divgi CR, McDermott K, Griffin TW, Johnson DK, Schnobrich
KE, Fallone PS, et al. Lesion-by-lesion comparison of computerized
tomography and indium-111-labeled monoclonal antibody C110 radioimmunoscintigraphy
in colorectal carcinoma : a multicenter trial. J Nucl Med 1993
; 4 : 1656-61.
10. Hughes K, Pinsky CM, Petrelli NJ, Moffat FL, Patt YZ, Hammershaimb
L, et al. Use of carcinoembryonic antigen radioimmunodetection
and computed tomography for predicting the resectability of recurrent
colorectal cancer. Ann Surg 1997 ; 226 : 621-31.
11. Jain RK. Physiological barriers to delivery of monoclonal
antibodies and other macromolecules in tumors. Cancer Res 1990
; 50 (suppl.) : 814s-9.
12. Harrington KJ, Epenetos AA. Recent developments in radioimmunotherapy.
Clinical Oncol 1994 ; 6 : 391-8.
13. Kievit E, Pinedo HM, Schlüper HMM, Haisma HJ, Boven
E. Determination of tumor-related factors of influence on the uptake of
the monoclonal antibody 323/A3 in experimental human ovarian cancer. Int
J Cancer 1997 ; 71 : 237-45.
14. Kwa HB, Wesseling J, Verhoeven AHM, van Zandwijk N, Hilkens
J. Immunoscintigraphy of small-cell lung cancer xenografts with anti neural
cell adhesion molecule monoclonal antibody, 123C3 : improvement of tumour
uptake internalisation. Br J Cancer 1996 ; 73 : 439-46.
15. Zalutsky MR, Xu FJ, Foulon CF, Zhao XG, Slade SK, Affleck
DJ, et al. Radioiodinated antibody targeting of the HER-2/neu oncoprotein
: effects of labeling method on cellular processing and tissue distribution.
Nucl Med Biol 1999 ; 26 : 781-90.
16. Xu FJ, Yu YH, Bae DS, Zhao XG, Slade SK, Boyer CM, et
al. Radioiodinated antibody targeting of the HER-2/neu oncoprotein.
Nucl Med Biol 1997 ; 24 : 451-9.
17. Dadparvar S, Krishna L, Miyamoto C, Brady LW, Brown SJ, Bender
H, et al. Indium-111-labeled anti-EGFr-425 scintigraphy in the
detection of malignant gliomas. Cancer 1994 ; 73 : 884-9.
18. Ramos-Suzarte M, Rodriguez N, Oliva JP, Iznaga-Escobar N,
Perera A, Morales A, et al. 99mTc-labeled antihuman
epidermal growth factor receptor antibody in patients with tumors of epithelial
origin : part III. Clinical trials safety and diagnostic efficacy. J
Nucl Med 1999 ; 40 : 768-75.
19. Warhoe KA, DeNardo SJ, Wolkov HB, Dogett EC, Kroger LA, Lamborn
KR, et al. Evidence for external beam irradiation enhancement of
radiolabeled monoclonal antibody uptake in breast cancer. Antibody
Immunoconjugates Radiopharm 1992 ; 5 : 227-35.
20. Greiner JW, Guadagni F, Goldstein D, Borden EC, Ritts RE,
Witt P, et al. Evidence for the elevation of serum carcinoembryonic
antigen and tumor-associated glycoprotein-72 levels in patients administered
interferons. Cancer Res 1991 ; 51 : 4155-63.
21. Thakur ML, Li J, Donegan M, Pallela VR, Kolan H, Duggaraju
R, et al. Improved antibody targeting with interferon-alpha2b conjugate.
J Immunother 1997 ; 20 : 194-201.
22. Li J, Merton DA, Duggaraju R, Thakur M.L. Augmenting of tumor
uptake of anti-melanoma antibody MEM136 : influence of interferon. Nucl
Med Biol 1996 ; 23 : 873-9.
23. Blumenthal RD, Sharkey RM, Haywood L, Behr T, Goldenberg
DM. Application of cytokine intervention for improved radio-antibody dose
delivery. Int J Cancer 1997 ; 72 : 166-73.
24. Folli S, Pelegrin A, Chalandon Y, Yao X, Buchegger F, Lienard
D, et al. Tumor-necrosis factor can enhance radio-antibody uptake
in human colon carcinoma xenografts by increasing vascular permeability.
Int J Cancer 1993 ; 53 : 829-36.
25. Rowlinson-Busza G, Maraveyas A, Epenetos AA. Effect of tumour
necrosis factor on the uptake of specific and control monoclonal antibodies
in a human tumour xenograft model. Br J Cancer 1995 ; 71 : 660-5.
26. Patt YZ, Lamki LM, Haynie TP, Unger MW, Rosenblum MG, Shirkhoda
A, et al. Improved tumor localization with increasing dose of indium-111-labeled
anti-carcinoembryonic antigen monoclonal antibody ZCE-025 in metastatic
colorectal cancer. J Clin Oncol 1988 ; 6 : 1220-30.
27. Pedley RB, Dale R, Boden JA, Begent RHJ, Keep PA, Green AJ.
The effect of second antibody clearance on the distribution and dosimetry
of radiolabelled anti-CEA antibody in a human colonic tumor xenograft
model. Int J Cancer 1989 ; 43 : 713-8.
28. Strand SE, Norrgren K, Garvakis M, Lindgren L, Nillson R,
Sjogren HO, et al. A general extracorporal immunoadsorption method
to increase tumor-to-tissue ratio. Cancer 1994 ; 73 : 1033-7.
29. Wahl RL, Parker CW, Philpott GW. Improved radioimaging and
tumor localization with monoclonal F(ab')2. J Nucl Med
1983 ; 24 : 316-25.
30. Srivastava SC, Mease RC. Progress in research on ligands,
nuclides and techniques for labeling monoclonal antibodies. Nucl Med
Biol 1991 ; 18 : 589-603.
31. Boyle CC, Daine AJ, Mather SJ. The mechanism of hepatic uptake
of a radiolabelled monoclonal antibody. Int J Cancer 1992 ; 50
: 912-7.
32. Faivre-Chauvet A, Gestin JF, Mease RC, Sai-Maurel C, Thedrez
P, Slinkin M, et al. Introduction of five potentially metabolizable
linking groups between 111In-cyclohexyl EDTA derivatives and
F(ab')2 fragments of anti-carcinoembryonic antigen antibody.
II. Comparative pharmacokinetics and biodistribution in human colorectal
carcinoma-bearing nude mice. Nucl Med Biol 1993 ; 20 : 763-71.
33. Goodwin DA, Meares CF, David GS, McTigue M, McCall MJ, Frincke
JM, et al. Monoclonal antibodies as reversible equilibrium carriers
of radiopharmaceuticals. Int J Rad Appl Instrum B 1986 ; 13 : 383-91.
34. Goodwin DA, Meares CF, McTigue M, David GS. Monoclonal antibody
hapten radiopharmaceutical delivery. Nucl Med Comm 1986 ; 7 : 569-80.
35. Goodwin DA, Meares CF, McCall MJ, McTigue M. Pre-targeted
immunoscintigraphy of murine tumors with indium-111-labeled bifunctional
haptens. J Nucl Med 1988 ; 29 : 226-34.
36. Le Doussal JM, Martin M, Gautherot E, Delaage M, Barbet J.
In vitro and in vivo targeting of radiolabeled monovalent
and divalent haptens with dual specificity monoclonal antibody conjugates
: enhanced divalent hapten affinity for cell-bound antibody conjugate.
J Nucl Med 1989 ; 30 : 1358-66.
37. Le Doussal JM, Gautherot E, Martin M, Barbet J, Delaage M.
Enhanced in vivo targeting of an asymmetric bivalent hapten to
double-antigen-positive mouse B cells with monoclonal antibody conjugate
cocktails. J Immunol 1991 ; 146 : 169-75.
38. Le Doussal JM, Chetanneau A, Gruaz-Guyon A, Martin M, Gautherot
E, Lehur PA, et al. Bispecific monoclonal antibody-mediated targeting
of an indium-111-labeled DTPA dimer to primary colorectal tumors : pharmacokinetics,
biodistribution, scintigraphy and immune response. J Nucl Med 1993
; 34 : 1662-71.
39. Peltier P, Curtet C, Chatal JF, Le Doussal JM, Daniel G,
Aillet G, et al. Radioimmunodetection of medullary thyroid cancer
using a bispecific anti-CEA/anti-Indium-DTPA antibody and an Indium-111-labeled
DTPA dimer. J Nucl Med 1993 ; 34 : 1267-73.
40. Vuillez JP, Moro D, Brichon PY, Rouvier E, Brambilla E, Barbet
J, et al. Two-step immunoscintigraphy for nonsmall cell lung cancer
staging using a bispecific anti-CEA/anti-indium DTPA antibody and an indium-111-labeled
DTPA dimer. J Nucl Med 1997 ; 38 : 507-11.
41. Barbet J, Peltier P, Bardet S, Vuillez JP, Bachelot I, Denet
S, et al. Radioimmunodetection of medullary thyroid carcinoma using
indium-111 bivalent hapten and anti-CEA X anti-DTPA-indium bispecific
antibody. J Nucl Med 1998 ; 39 : 1172-8.
42. Paganelli G, Magnani P, Zito F, Villa E, Stella M, Sudati
F, et al. Three-step monoclonal antibodies tumor targetting in
CEA-positive patients. Cancer Res 1991 ; 51 : 5960-6.
43. Bos ES, Kuijpers WHA, Meesters-Winters M, Pham DT, de Haan
AMS, van Doornmalen AM, et al. In vitro evaluation of DNA-DNA
hybridization as a two-step approach in radioimmunotherapy of cancer.
Cancer Res 1994 ; 54 : 3479-86.
44. Ruckowski M, Qu T, Chang F, Hnatowich DJ. Pretargeting using
peptide nucleic acid. Cancer 1997 ; 80 : 2699-705.
45. Hawkins GA, McCabe RP, Kim CH, Subramanian R, Bredehorst
R, McCullers GA, et al. Deliivery of radionuclides to pretargeted
monoclonal antibodies using dihydrofolate reductase and methotrexate in
an affinity system. Cancer Res 1993 ; 53 : 2368-73.
46. Williams WV, Kieber-Emmons T, VonFeldt J, Greene MI, Weiner
DB. Design of bioactive peptides based on antibody hypervariable region
structures. Development of conformationally constrained and dimeric peptides
with enhanced affinity. J Biol Chem 1991 ; 266 : 5182-90.
47. Yokota T, Milenic DE, Whitlow M, Schlom J. Rapid tumor penetration
of a single-chain Fv and comparison with other immunoglobulin forms. Cancer
Res 1992 ; 52 : 3402-8.
48. Kobayashi H, Kao CCK, Kreitman RJ, Le N, Kim MK, Brechbiel
MW, et al. Pharmacokinetics of 111In- and 125I-labeled
antiTac single-chain Fv recombinant immunotoxin. J Nucl Med 2000
; 41 : 755-62.
49. Beresford GW, Pavlinkova G, Booth BJM, Batra SK, Colcher
D. Binding characteristics and tumor targeting of a covalently linked
divalent CC49 single-chain antibody. Int J Cancer 1999 ; 89 : 911-7.
50. Sivolapenko GB, Douli V, Pectasides D, Skarlos D, Sirmalis
G, Hussain R, et al. Breast cancer imaging with radiolabelled peptide
from complementary-determining region of antitumour antibody. Lancet
1995 ; 346 : 1662-6.
51. Huston JS, Georges AJT, Adams GP, Stafford WF, Jamar F, Tai
MS, et al. Single-chain Fv radioimmunotargeting. Q J Nucl Med
1996 ; 40 : 320-33.
52. Willuda J, Honegger A, Waibel R, Schubiger PA, Stahel R,
Zangemeister-Wittke U, et al. High thermal stability is essential
for tumor targeting of antibody fragments : engineering of a humanized
anti-epithelial glycoprotein-2 (epithelial cell adhesion molecule) single-chain
Fv fragment. Cancer Res 1999 ; 59 : 5758-67.
53. Wagner HN. Molecular Nuclear Medicine : from genotype to
phenotype via chemotype. J Nucl Med 1995 ; 36 (suppl.) :
2S-4.
54. Goldsmith SJ. Receptor imaging : competitive or complementary
to antibody imaging ? Sem Nucl Med 1997 : 27 : 85-93.
55. Vuillez JP, Moro D, Brambilla E, Brichon PY, Feretti G, Saccavini
JC, et al. Immunoscintigraphy using [111]In-labeled
F(ab')2 fragments of anti-CEA monoclonal antibody for staging
of non-small cell lung carcinoma. Eur J Cancer 1994 ; 30A : 1089-92.
56. Flanagan FL, Dehdashti F, Ogunbiyi OA, Kodner IJ, Siegel
BA. Utility of FDG-PET for investigating unexplained plasma CEA elevation
in patients with colorectal cancer. Ann Surg 1998 ; 227 : 319-23s.
57. Vuillez JP, Peltier P, Caravel JP, Chetanneau A, Saccavini
JC, Chatal JF. Immunoscintigraphy using 111In-labeled F(ab')2
fragments of anti-CEA monoclonal antibody for detecting recurrences of
medullary thyroid carcinoma. J Clin Endocrinol Metab 1992 ; 74
: 157-63.
58. Vuillez JP, Levrot E, Mousseau M, Buffaz PD, Bolla M, Payan
R, et al. Évaluation de l'utilité diagnostique de
l'immunoscintigraphie à l'OC125 dans le suivi des carcinomes du
revêtement épithélial de l'ovaire après traitement
: apport décisionnel de la technique au CHU de Grenoble. Bull
Cancer 1997 ; 84 : 1033-42.
59. Steffens MG, Boerman OC, Oosterwijk-Wakka JC, Oosterhof GO,
Witjes JA, Koenders EB, et al. Targeting of renal cell carcinoma
with iodine-131-labeled chimeric monoclonal antibody G250. J Clin Oncol
1997 ; 15 : 1529-37.
60. Divgi CR, Bander NH, Scott AM, O'Donoghue JA, Sgouros G,
Welt S, et al. Phase I/II radioimmunotherapy trial with iodine-131-labeled
monoclonal antibody G250 in metastatic renal cell carcinoma. Clin Cancer
Res 1998 ; 4 : 2759-39.
61. Steffens MG, Oosterwijk E, Kranenborg MHGC, Manders JMB,
Debruyne FM, Cortens FHM, et al. In vivo and in vitro characterizations
of three 99mTc-labeled monoclonal antibody G250 preparations.
J Nucl Med 1999 ; 40 : 829-36.
62. Schlumberger M, Challeton C, De Vathaire F, Travagli JP,
Gardet P, Lumbroso JD, et al. Radioactive iodine treatment and
external radiotherapy for lung and bone metastases from thyroid carcinoma
J Nucl Med 1996 ; 37 : 598-605.
63. Raoul JL, Guyader D, Bretagne JF, Heautot JF, Duvauferrier
R, Bourguet P, et al. Prospective randomized trial of chemoembolization
versus intra-arterial injection of 131I-labeled-iodized
oil in the treatment of hepatocellular carcinoma. Hepatology 1997
; 26 : 1156-61.
64. Krempf M, Lumbroso J, Mornex R, Brendel AJ, Wemeau JL, Delisle
MJ, et al. Use of m-[131I]Iodobenzylguanidine in the
treatment of malignant pheochromocytoma. J Clin Endocrinol Metab
1991 ; 72 : 455-61.
65. De Jong M, Bakker WH, Krenning EP, Breeman WAP, van der Pluijm
ME, Bernarad BF, et al. Yttrium-90 and indium-111 labelling, receptor
binding and biodistribution of [DOTA0, D-Phe1, Tyr3]octreotide,
a promising somatostain analogue for radionuclide therapy. Eur J Nucl
Med 1997 ; 24 : 368-71.
66. Chatal JF, Peltier P, Bardiès M, Chetanneau A, Thedrez
P, Faivre-Chauvet A, et al. Does immunoscintigraphy serve clinical
needs effectively ? Is there a future for radioimmunotherapy ? Eur
J Nucl Med 1992 ; 19 : 205-13.
67. Behr TM, Goldenberg DM, Becker WS. Radioimmunotherapy of
solid tumors : a review « of mice and men ». Hybridoma
1997 ; 16 : 101-7.
68. Kaminski MS, Zasadny KR, Francis IR, Milik AW, Ross CW, Moon
SD, et al. Radioimmunotherapy of B-cell lymphoma with [131I]anti-B1
(anti-CD20)antibody. N Engl J Med 1993 ; 329 : 459-65.
69. Press O, Eary JF, Appelbaum FR, Martin PJ, Nelp WB, Glenn
S, et al. Phase II trial of 131I-B1(anti CD20) antibody therapy
with autologous stem cell transplantation for relapsed B cell lymphomas.
Lancet 1995 ; 346 : 336-40.
70. Press OW. Radiolabeled antibody therapy of B-cell lymphomas.
Semin Oncol 1999 ; 26 (5 suppl. 14) : 58-65.
71. Kaminski MS, Zasadny KR, Francis IR, Fenner MC, Ross CW,
Milik AW, et al. Iodine-131-anti-B1 radioimmunotherapy for B-cell
lymphoma. J Clin Oncol 1996 ; 14 : 1974-81.
72. Wahl RL, Zasadny KR, MacFarlane D, Francis IR, Ross CW, Estes
J, et al. Iodine-131 anti-B1 antibody for B-cell lymphoma : an
update on the Michigan Phase I experience. J Nucl Med 1998 ; 39
(suppl.) : 21s-7.
73. Fisher DR. Radiation dosimetry for radioimmunotherapy. An
overview of current capabilities and limitations. Cancer 1994 ;
73 : 905-11.
74. Strand SE, Jönsson BA, Ljungberg M, Tennvall J. Radioimmunotherapy
dosimetry - a review. Acta Oncol 1993 ; 32 : 807-17.
75. Leichner PK, Koral KF, Jaszczak RJ, Green AJ, Chen GTY, Roeske
JC. An overview of imaging techniques and physical aspects of treatment
planning in radioimmunotherapy. Med Phys 1993 ; 20 : 569-77.
76. Chatal JF, Hoefnagel CA. Radionuclide therapy. Lancet
1999 ; 354 : 931-5.
77. Siegel JA, Thomas SR, Stubbs JB, Stabin MG, Hays MT, Koral
KF, et al. MIRD pamphlet No. 16 : techniques for quantitative radiopharmaceutical
biodistribution data acquisition and analysis for use in human radiation
dose estimates. J Nucl Med 1999 ; 40 : 37s-61.
78. Leichner PK, Kwok CS. Tumor dosimetry in radioimmunotherapy
: methods of calculation for beta particles. Med Phys 1993 ; 20
: 529-34.
79. Erwin WD, Groch MW, Macey DJ, DeNardo GL, DeNardo SJ, Shen
S. A radioimmunoimaging and MIRD dosimetry treatment planning program
for radioimmunotherapy. Nucl Med Biol 1996 ; 23 : 525-32.
80. Juweid ME, Hajjar G, Stein R, Sharkey RM, Herskovic T, Swayne
LC, et al. Initial experience with high-dose radioimmunotherapy
of metastatic medullary thyroid cancer using 131I-MN-14F(ab)2
anti-carcinoembryonic antigen Mab and AHSCR. J Nucl Med 2000 ;
41 : 93-103.
81. DeNardo SJ. Tumor-targeted radionuclide therapy : trial design
driven by patient dosimetry. J Nucl Med 2000 ; 41 : 104-6.
82. Langmuir VK, Mendonca HL, Vanderheyden JL, Su FM. Comparisons
of the efficacy of 186Re- and 131I-labeled antibody
in multicell spheroids. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1992 ; 24
: 127-32.
83. Mayer R, Dillehay LE, Shao Y, Zhang YG, Song S, Bartholomew
RM, et al. Direct measurement of intratumor dose-rate distributions
in experimenttal xenografts treated with 90Y-labeled radioimmunotherapy.
Int J Radiat Oncol Biol Phys 1995 ; 32 : 147-57.
84. Mitchell JB, Bedford JS, Bailey SM. Dose-rate effects on
the cell cycle and survival of S3 HeLa and V79 cells. Radiat Res
1979 ; 79 : 520-36.
85. Mitchell JB, Bedford JS, Bailey SM. Dose-rate effects in
mammalian cells in culture III. Comparison of cell killing and cell proliferation
during continuous irradiation for six different cell lines. Radiat
Res 1979 ; 79 : 537-51.
86. Szechter A, Schwartz G, Barsa JM. Continuous and fractionated
irradiation of mammalian cells in culture. I. The effect of growth rate.
Int J Radiat Oncol Biol Phys 1978 ; 4 : 991-1000.
87. Courtenay VD. Radioresistant mutants of L5178Y cells. Radiat
Res 1969 ; 38 : 186-203.
88. Shipley WU, Peacock JH, Steel GG, Stephens TC. Continuous
irradiation of the Lewis lung carcinoma in vivo at clinically-used
« ultra » low-dose-rates. Int J Radiat Oncol Biol Phys
1983 ; 9 : 1647-53.
89. McMillan TJ, Eady JJ, Peacock JH, Steel GG. Cellular recovery
in two sub-lines of the L5178Y murine leukaemic lymphoblast cell line
differing in their sensitivity to ionizing radiation. Int J Radiat
Biol 1992 ; 61 : 49-56.
90. Beer JZ, Mencl J, Horng MF, Gregg EC, Evans HH. Effects of
low dose rate (0,003-0,025 Gy/h) chronic X-irradiation on radioresistant
and radiosensitive L178Y mouse lymphoma cells. Int J Radiat Biol Relat
Stud Phys Chem Med 1985 ; 48 : 609-19.
91. Fowler JF. Radiobiological aspects of low dose rates in radioimmunotherapy.
Int J Radiat Oncol Biol Phys 1990 ; 18 : 1261-9.
92. Barendswaard EC, O'Donoghue JA, Larson SM, Tschmelitsch J,
Welt S, Finn RD, et al. 131I-radioimmunotherapy and
fractionated external beam radiotherapy : comparative effectiveness in
a human tumor xenograft. J Nucl Med 1999 ; 40 : 1754-68.
93. Williams JA, Edwards JA, Dillehay LE. Quantitative comparison
of radiolabeled antibody therapy and external beam radiotherapy in the
treatment of human glioma xenografts. Int J Radiat Oncol Biol Phys
1998 ; 24 : 111-7.
94. Buras RR, Wong JYC, Kuhn JA, Beatty BG, Williams LE, Wanek
PM, et al. Comparison of radioimmunotherapy and external beam radiotherapy
in colon cancer xenografts. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1993 ;
25 : 473-9.
95. Langmuir VK, Fowler JF, Knox SJ, Wessels BW, Sutherland RM,
Wong JYC. Radiobiology of radiolabeled antibody therapy as applied to
tumor dosimetry. Med Phys 1993 ; 20 : 601-10.
96. Wessels BW, Vessela RL, Palme DF II, Berkopec JM, Smith GK,
Bradley EW. Radiobiological comparison of external beam irradiation and
radioimmunotherapy in renal cell carcinoma xenografts. Int J Radiat
Oncol Biol Phys 1989 ; 17 : 1257-63.
97. Knox SJ, Levy R, Miller RA, Uhland W, Schiele J, Ruehl W,
et al. Determinants of the antitumor effect of radiolabeled monoclonal
antibodies. Cancer Res 1990 ; 50 : 4935-40.
98. Knox SJ, Goris ML, Wessels BW. Overview of animal studies
comparing radioimmunotherapy with dose equivalent external beam irradiation.
Radiother Oncol 1992 ; 23 : 111-7.
99. Knox SJ, Sutherland W, Goris ML. Correlation of tumor sensitivity
to low-dose-rate irradiation with G2/M-phase block and other radiobiological
parameters. Radiat Res 1993 ; 135 : 24-31.
100. Story MD, Voehringer DW, Malone CG, Hobbs ML, Meyn RE. Radiation-induced
apoptosis in sensitive and resistant cells isolated from a mouse lymphoma.
Int J Radiat Biol 1994 ; 66 : 659-68.
101. Dubray B, Breton C, Klijanienko J, Maciorowski Z, Viehl
P, Fourquet A, et al. In vitro radiation-induced apoptosis and
early response to low-dose radiotherapy in non-Hodgkin's lymphomas. Radiother
Oncol 1998 ; 46 : 185-91.
102. Belka C, Heinrich V, Marini P, Faltin H, Schulze-Osthoff
K, Bamberg M, et al. Ionizing radiation and the activation of caspase-8
in highly apoptosis-sensitive lymphoma cells. Int J Radiat Biol
1999 ; 75 : 1257-64.
103. Szumiel I, Jaworska A, Kapiszewska M, John A, Gradzka I,
Sochanowicz B. Differential induction of apoptosis in x-irradiated L5178Y
sulines bearing p53 mutation. Radiat Environ Biophys 2000 ; 39
: 33-40.
104. Filippovich IV, Soronika N, Robillard N, Faivre-Chauvet
A, Bardies M, Chatal JF. Cell death induced by a 131I-labeled
monoclonal antibody in ovarian cancer multicell spheroids. Nucl Med
Biol 1996 ; 23 : 323-6.
105. Cobb LM, Humm JL. Radioimmunotherapy of malignancy using
antibody targeted radionuclides. Br J Cancer 1986 ; 54 : 863-70.
106. Foss FM, Raubitscheck A, Mulshine JL, Fleisher TA, Reynolds
JC, Paik CH, et al. Phase I study of the pharmacokinetics of a
radioimmunoconjugate, 90Y-T101, in patients with CD5-expressing
leukemia and lymphoma. Clin Cancer Res 1998 ; 4 : 2691-700.
107. Witzig TE, White CA, Wiseman GA, Gordon LI, Emmanouilides
C, Raubitschek A, et al. Phase I/II trial of IDEC-Y2B8 radioimmunotherapy
for treatment of relapsed or refractiry CD20+ B-cell non-hodgkin's
lymphoma. J Clin Oncol 1999 ; 12 : 3793-803.
108. Juweid M, Sharkey RM, Swayne LC, Griffiths GL, Dunn R, Goldenberg
DM. Pharmacokinetics, dosimetry and toxicity of rhenium-188-labeled anti-carcinoembryonic
antigen monoclonal antibody, MN-14, in gastrointestinal cancer. J Nucl
Med 1998 ; 39 : 34-42.
109. Couturier O, Faivre-Chauvet A, Filippovich IV, Thedrez P,
Sai-Maurel C, Bardies M, et al. Validation of 213Bi-a radioimmunotherapy
for multiple myeloma. Clin Cancer Res 1999 ; 5 (10 suppl.) : 3165s-70.
110. McDevitt MR, Sgouros G, Finn RD, Humm JL, Jurcic JG, Larson
SM, et al. Radioimmunotherapy with alpha-emitting nuclides. Eur
J Nucl Med 1998 ; 25 : 1341-51.
111. McDevitt MR, Finn RD, Ma D, Larson SM, Scheinberg DA. Preparation
of alpha-emitting 213Bi-labeled antibody constructs for clinical
use. J Nucl Med 1999 ; 40 : 1722-7.
112. Nikula TK, McDevitt MR, Finn RD, Wu C, Kozak RW, Garmestani
K, et al. Alpha-emitting bismuth cyclohexylbenzyl DTPA constructs
of recombinant humanized anti-CD33 antibodies : pharmacokinetics, bioactivity,
toxicity and chemistry. J Nucl Med 1999 ; 40 : 166-76.
113. Horak E, Hartmann F, Garmestani K, Wu C, Brechbiel M, Gansow
OA, et al. Radioimmunotherapy targeting of HER2/neu oncoprotein
on ovarian tumor using lead-212-DOTA-AE1. J Nucl Med 1997 ; 38
: 1944-50.
114. Behr TM, Béhé M, Stabin MG, Wehrmann E, Apostolidis
C, Molinet R, et al. High-linear energy transfert (LET) alpha versus
low-LET beta emitters in radioimmunotherapy of solid tumors : therapeutic
efficacy and dose-limiting toxicity of 213Bi- versus
90Y-labeled CO17-1A Fab' fragments in a human colonic cancer
model. Cancer Res 1999 ; 59 : 2635-43.
115. Boxer GM, Begent RHJ, Kelly AMB, Southall PJ, Blair SB,
Theodorou NA, et al. Factors influencing variability of localisation
of antibodies to carcinoembryonic antigen (CEA) in patients with colorectal
carcinoma - implications for radioimmunotherapy. Br J Cancer 1992
; 65 : 825-31.
116. De Bree R, Kuik DJ, Quak JJ, Roos JC, van der Brekel MWM,
Castelijns JA, et al. The impact of tumour volume and other characteristics
on uptake of radiolabelled monoclonal antibodies in tumour tissue of head
and neck cancer patients. Eur J Nucl Med 1998 ; 25 : 1562-665.
117. Hjelstuen MH, Rasch-Halvorsen KR, Bruland Ø, Davies
CDL. Uptake, penetration, and binding of monoclonal antibodies with increasing
affinity in human osteosarcoma multicell spheroids. Anticancer Res
1998 ; 18 : 3153-61.
118. Vose JM, Wahl RL, Saleh M, Rohatiner AZ, Knox SJ, Radford
JA, et al. Multicenter phase II study of iodine-131 tositumomab
for chemotherapy-relapsed/refractory low-grade and transformed low-grade
B-cell non-hodgkin's lymphomas. J Clin Oncol 2000 ; 18 : 1316-23.
119. Liu SY, Eary JF, Petersdorf SH, Martin PJ, Maloney DG, Appelbaum
FR, et al. Follow-up of relapsed B-cell lymphoma patients treated
with iodine-131-labeled anti-CD20 antibody and autologous stem-cell rescue.
J Clin Oncol 1998 ; 16 : 3270-8.
120. O'Donnell RT, DeNardo GL, Kukis DL, Lamborn KR, Shen S,
Yuan A, et al. A clinical trial of radioimmunotherapy with 67Cu-2IT-BAT-Lym-1
for non-hodgkin's lymphoma. J Nucl Med 1999 ; 40 : 2014-20.
121. Juweid ME, Stadtmauer E, Hajjar G, Sharkey RM, Suleiman
S, Luger S, et al. Pharmacokinetics, dosimetry, and initial therapeutic
results with 131I- and (111)In-/90Y-labeled
humanized LL2 anti-CD22 monoclonal antibody in patients with relapsed,
refractory non-Hodgkin's lymphoma. Clin Cancer Res 1999 ; 5 (10
suppl.) : 3292s-303.
122. Linden O, Tennvall J, Cavallin-Stahl E, Darte L, Garkavij
M, Lindner KJ, et al. Radioimmunotherapy using 131I-labeled
anti-CD22 monoclonal antibody (LL2) in patients with previously treated
B-cell lymphomas. Clin Cancer Res 1999 ; 5 (10 suppl.) : 3287s-91.
123. Illidge TM, Cragg MS, McBride HM, French RR, Glennie MJ.
The importance of antibody-specificity in determining successful radioimmunotherapy
of B-cell lymphoma. Blood 1999 ; 94 : 233-43.
124. Knox SJ, Goris ML, Davis TA, Trisler KD, Saal J, Levy R,
et al. Randomized controlled study of iodine I 131 tositumomab
versus unlabeled anti-B1 anti-B1 antibody in patients with chemotherapy
refractory low-grade non-Hodgkin's lymphoma (abstract). Presented at the
poster session of the Am Soc Ther Radiol Oncol (Astro) 39th annual meeting,
Orlando, FL, October 19-23, 1997.
125. Kaminski MS, Estes J, Regan D, Baird D, Ross M, Zasadny
CW, et al. Front-line treatment of advanced B-cell low-grade lymphoma
(LGL) with radiolabeled iodine 131 tositumomab : initial experience. Proc
Am Soc Clin Oncol 1997 ; 16 : 15a (abstr. 51).
126. Bardiès M, Bardet S, Faivre-Chauvet A, Peltier P,
Douillard JY, Mahé M, et al. Bispecific antibody and iodine-131-labeled
bivalent hapten dosimetry in patients with medullary thyroid or small-cell
lung cancer. J Nucl Med 1996 ; 37 : 1853-9.
127. Gautherot E, Le Doussal JM, Bouhou J, Manetti C, Martin
M, Rouvier E, et al. Delivery of therapeutic doses of radioiiodine
using bispecific antibody-targeted bivalent haptens. J Nucl Med
1998 ; 39 : 1937-43.
128. Barbet J, Kraeber-Bodéré F, Vuillez JP, Gautherot
E, Rouvier E, Chatal JF. Pretargeting with the affinity enhancement system
for radioimmunotherapy. Cancer Biother Radiopharm 1999 ; 14 : 153-66.
129. Kraeber-Bodéré F, Bardet S, Hoefnagel CA,
Vieira MR, Ferreira TC, Vuillez JP, et al. Radioimmunotherapy in
medullary thyroid cancer using bispecific antibody and iodine-131-labeled
bivalent hapten : preliminary results of a phase I/II trial. Clinical
Cancer Res 1999 ; 5 : 3190s-8.
130. Vuillez JP, Kraeber-Bodéré F, Moro D, Bardiès
M, Douillard JY, Gautherot E, et al. Radioimmunotherapy of small-cell
lung carcinoma with the two-step method using a bispecific anti-CEA/anti-DTPA
antibody and iodine-131 di-DTPA hapten : results of a phase I/II trial.
Clinical Cancer Res 1999 ; 5 : 3259s-67.
131. Welt S, Divgi C, Kemeny N, Finn RD, Scott AM, Graham M,
et al. Phase I/II study of iodine 131-labeled monoclonal antibody
A33 in patients with advanced colon cancer. J Clin Oncol 1994 ;
12 : 1561-71.
132. Ychou M, Pelegrin A, Faurous P, Robert B, Saccavini JC,
Guerreau D, et al. Phase-I/II radio-immunotherapy study with iodine-131-labeled
anti-CEA monoclonal antibody F6 F(ab')2 in patients with non-resectable
liver metastases from colorectal cancer. Int J Cancer 1998 ; 75
: 615-9.
133. Behr TM, Sharkey RM, Juweid ME, Dunn RM, Vagg RC, Ying Z,
et al. Phase I/II clinical radioimmunotherapy with an iodine-131-labeled
anti-carcinoembryonic antigen murine monoclonal antibody IgG. J Nucl
Med 1997 ; 38 : 858-70.
134. Behr TM, Memtsoudis S, Vougioukas V, Liersch T, Gratz S,
Schmidt F, et al. Radioimmunotherapy of colorectal cancer in small
volume disease and in an adjuvant setting : preclinical evaluation in
comparison to equitoxic chemotherapy and initial results of an ongoing
phase-I/II clinical trial. Anticancer Res 1999 ; 19 : 2427-32.
135. Knox SJ, Goris ML, Tempero M, Weiden PL, Gentner L, Breitz
H, et al. Phase II trial of yttrium-90-DOTA-biotin pretargeted
by NR-LU-10 antibody/streptavidin in patients with metastatic colon cancer.
Clin Cancer Res 2000 ; 6 : 406-14.
136. Riva P, Franceschi G, Fratarelli M, Riva N, Guidicci G,
Cremonini AM, et al. 131I radioconjugated antibodies
for the locoregional radioimmunotherapy of high-grade malignant glioma
- phase I and II study. Acta Oncol 1999 ; 38 : 351-9.
137. Riva P, Franceschi G, Frattarelli M, Lazzari S, Riva N,
Giuliani G, et al. Loco-regional radioimmunotherapy of high-grade
malignant gliomas using specific monoclonal antibodies labeled with 90Y
: a phase I study. Clin Cancer Res 1999 ; 5 (10 suppl.) : 3275s-80.
138. Paganelli G, Grana C, Chinol M, Cremonesi M, De Cicco C,
De Braud F, et al. Antibody-guided three-step therapy for high
grade glioma with yttrium-90 biotin. Eur J Nucl Med 1999 ; 26 :
348-57.
139. Crippa F, Bolis G, Seregni E, Gavoni N, Scarfone G, Ferraris
C, et al. Single-dose intraperitoneal radioimmunotherapy with the
murine monoclonal antibody I-131 Mov18 : clinical results in patients
with minimal residual disease of ovarian cancer. Eur J Cancer 1995
; 31A : 686-90.
140. Mahe MA, Fumoleau P, Fabbro M, Guastalla JP, Faurous P,
Chauvot P, et al. A phase II study of intraperitoneal radioimmunotherapy
with iodine-131-labeled monoclonal antibody OC-125 in patients with residual
ovarian carcinoma. Clin Cancer Res 1999 ; 5 (10 suppl.) : 3249s-53.
141. Juweid M, Swayne LC, Sharkey RM, Dunn R, Rubin AD, Herskovic
T, et al. Prospects of radioimmunotherapy in epithelial ovarian
cancer : results with iodine-131-labeled murine and humanized MN-14 anti-carcinoembryonic
antigen monoclonal antibodies. Gynecol Oncol 1997 ; 67 : 259-71.
142. Bombardieri E, Ferrari L, Spinelli A, Maffioli L, Seregni
E, Buraggi G. Radioimmunotherapy of ovarian cancer with radiolabelled
monoclonal antibodies : biological basis, present status and future perspectives.
Anticancer Res 1997 ; 17 : 1719-30.
143. DeNardo SJ, O'Grady LF, Richman CM, Goldstein DS, O'Donnel
TT, DeNardo DA, et al. Radioimmunotherapy for advanced breast cancer
using I-131-ChL6 antibody. Anticancer Res 1997 ; 17 : 1745-52.
144. Cheung NK. Phase I study of monoclonal antibody I-131 3F8
targeted radiation therapy of human neuroblastoma. Radiology 1989
; 173 : 420.
145. Sitzman JV, Order SE, Klein JL, Leichner PK, Fishman EK,
Smith GW. Conversion by new treatment modalities of nonresectable hepatocellular
cancer. J Clin Oncol 1987 ; 5 : 1566-73.
146. Order S, Pajak T, Leibel S, Asbell S, Leichner P, Ettinger
D, et al. A randomized prospective study trial comparing full dose
chemotherapy and 131I antiferritin : an RTOG study. Int
J Radiat Oncol Biol Phys 1991 ; 20 : 953-63.
147. Zeng ZC, Tang ZY, Xie H, Liu KD, Chai XJ, Wang GF, et
al. Radioimmunotherapy for unresectable hepatocellular carcinoma using
131I-Hepama-1 mAb : preliminary results. J Cancer Res Clin
Oncol 1993 ; 119 : 257-9.
148. Fan Z, Tang Z, Liu K, Zhou D, Lu J, Yuan A, et al.
Radioiodinated anti-hepatocellular carcinoma (HCC) ferritin. Targeting
therapy, tumor imaging and anti-antibody response in HCC patients with
hepatic arterial infusion. J Cancer Res Clin Oncol 1992 ; 118 :
371-6.
149. Song YQ, Wang GF, Dai XL, Xie H. Enhanced radioimmunotherapeutic
efficacy of a monoclonal antibody cocktail against SMMC-7721 human hepatocellular
carcinoma. Cell Res 1998 ; 8 : 241-7.
150. Stillwagon GB, Order SE, Haulk T, Herpst J, Ettinger DS,
Fishman EK, et al. Variable low dose rate irradiation (131I-anti-CEA)
and integrated low dose chemotherapy in the treatment of non resectable
primary intra-hepatic cholangiocarcinoma. Int J Radiat Oncol Biol Phys
1991 ; 65 : 211-5.
151. Carrasquillo JA, Krohn KA, Beaumier P, McGuffin RW, Brown
JP, Hellstrom KE, et al. Diagnosis of and therapy for solid tumors
with radiolabeled antibodies and immune fragments. Cancer Treat Rep
1984 ; 68 : 317-28.
152. Meredith RF, Bueschen AJ, Khazaeli MB, Plott WE, Grizzle
WE, Wheeler RH, et al. Treatment of metastatic prostate carcinoma
with radiolabeled antibody CC49. J Nucl Med 1994 ; 35 : 1017-22.
153. Breitz HB, Weiden PL, Beaumier PL, Axworthy DB, Seiler C,
Su FM, et al. Clinical optimization of pretargeted radioimmunotherapy
with antibody-streptavidin conjugate and 90Y-DOTA-biotin. J
Nucl Med 2000 ; 41 : 131-40.
154. Zhu H, Jain RK, Baxter LT. Tumor pretargeting for radioimmunodetection
and radioimmunotherapy. J Nucl Med 1998 ; 39 : 65-76.
155. O'Donoghue JA, Sgouros G, Divgi CR, Humm JL. Single-dose
versus fractionated radioimmunotherapy : model comparisons for
uniform tumor dosimetry. J Nucl Med 2000 ; 41 : 538-47.
156. Chenoufi N, Raoul JL, Lescoat G, Brissot P, Bourguet P.
In vitro demonstration of synergy between radionuclide and chemotherapy.
J Nucl Med 1998 ; 39 : 900-3.
157. Remmenga SW, Cocher D, Gansow O, Pippen G, Raubitschek A.
Continuous infusion chemotherapy as a radiation-enhancing agent for yttrium-90-radiolabeled
monoclonal antibody therapy of a human tumor xenograft. Gynecol Oncol
1994 ; 55 : 115-22.
158. Chalandon Y, Mach JP, Pèlegrin A, Folli S, Buchegger
F. Combined radioimmunotherapy and chemotherapy of human colon carcinoma
grafted in nude mice, advantages and limitations. Anticancer Res
1992 ; 12 : 1131-40.
159. Tschmelitsch J, Barendswaard E, Williams C, Yao TJ, Cohen
AM, Old LJ, et al. Enhanced antitumor activity of combination radioimmunotherapy
(131I-labeled monoclonal antibody A33) with chemotherapy (fluorouracil).
Cancer Res 1997 ; 57 : 2181-6.
160. Roffler SR, Chan J, Yeh MY. Potentiation of radioimmunotherapy
by inhibition of topoisomerase I. Cancer Res 1994 ; 54 : 1276-85.
161. Greiner JW, Guadagni F, Roselli M, Ullmann CD, Nieroda C,
Schlom J. Improved experimental radioimmunotherapy of colon xenografts
by combining 131I-CC49 and interferon-gamma. Dis Colon Rectum
1994 ; 37 (suppl.) : S100-5.
162. Greiner JW, Ullmann CD, Nieroda C, Qi CF, Eggensperger D,
Shimana S, et al. Improved radioimmunotherapeutic efficacy of an
anticarcinoma monoclonal antibody (131I-CC49) when given in
combination with gamma-interferon. Cancer Res 1993 ; 53 : 600-8.
163. Mittal BB, Zimmer AM, Sathiaseelan V, Rosen ST, Radosevich
JA, Rademaker AW, et al. Effects of hyperthermia and iodine-131-labeled
anticarcinoembryonic antigen monoclonal antibody on human tumor xenografts
in nude mice. Cancer 1992 ; 70 : 2785-91.
164. Wilder RB, Langmuir VK, Mendonca HL, Goris ML, Knox SJ.
Local hypaerthermia and SR 4233 enhance the antitumor effects of radioimmunotherapy
in nude mice with human colonic adenocarcinoma xenografts. Cancer Res
1993 ; 53 : 3022-7.
165. Pedley RB, Begent RHJ, Boden JA, Boxer GM, Boden R, Keep
P. Enhancement of radioimmunotherapy by drugs modifying tumour blood flow
in a colonic xenografts model. Int J Cancer 1994 ; 57 : 830-5.
166. Bender H, Emrich JG, Eshelman J, Chu MA, Steplewski Z, Biersack
HJ, et al. Enhancement of monoclonal antibody efficacy : the effect
of external beam radiation. Hybridoma 1995 ; 14 : 129-34.
167. Buchegger F, Rojas A, Bischof Delaloye A, Vogel CA, Mirimanoff
RO, Coucke P, et al. Combined radioimmunotherapy and radiotherapy
of human colon carcinoma grafted in nude mice. Cancer Res 1995
; 55 : 83-9.
168. Reynolds JC, Del Vecchio S, Sakahara H, Lora ME, Carrasquillo
JA, Neumann RD, et al. Anti-murine antibody response to mouse monoclonal
antibodies : clinical findings and implications. Nucl Med Biol
1989 ; 16 : 121-5.
169. Vuillez JP, Barbe G, Mousseau M, Ricolleau G, Brunet MD,
Agnius-Delord C. Perturbations des dosages de CA125 dues à des
anticorps humains anti-immunoglobulines de souris (Hama) induits par l'injection
d'OC125 F(ab')2-In111 lors d'une immunoscintigraphie. Immunoanal
Biol Spec 1994 ; 9 : 89-93.
170. Perkins AC, Pimm MV, Powell MC. The implications of patients
antibody response for the clinical usefulness of immunoscintigraphy. Nucl
Med Commun 1988 ; 9 : 273-82.
171. Courtenay-Luck NS, Epenetos AA, Moore R, Larche M, Pectasides
D. Development of primary and secondary immune responses to mouse monoclonal
antibodies used in the diagnosis and therapy of malignant neoplasm. Cancer
Res 1986 ; 46 : 6489-93.
172. Weiden PL, Wolf SB, Breitz HB, Appelbaum JW, Seiler CA,
Mallett R, et al. Human Anti-Mouse Antibody suppression with cyclosporin
A. Cancer 1994 ; 73 : 1093-7.
173. Chatal JF, Chatenoud L, Chanteloup N, Peltier P. Can the
immunogenicity of radiolabeled murine antibodies be reduced by immunosuppressive
treatment at nontoxic doses ? Eur J Nucl Med 1994 ; 21 : 798 (abstr.).
174. LoBuglio AF, Wheeler RH, Trang J, Haynes A, Rogers K, Harvey
EB, et al. Mouse/human chimeric monoclonal antibody in man : kinetics
and immune response. Proc Natl Acad Sci USA 1989 ; 86 : 4220-4.
175. Khazaei MB, Saleh MN, Liu TP, Meredith RF, Wheeler RH, Baker
TS, et al. Pharmacokinetics and immune response of 131I-chimeric
mouse/human B72.3 (human gamma4) monoclonal antibody in humans. Cancer
Res 1991 ; 51 : 5461-6.
176. Hird V, Verhoeyen M, Badley RA, Price D, Snook D, Kosmas
C, et al. Tumour localisation with a radioactively labelled reshaped
human monoclonal antibody. Br J Cancer 1991 ; 64 : 911-4.
177. Carter P, Presta L, Gordman CM, Ridgway JBB, Henner D, Wong
WLT, et al. Humanization of an anti-p185HER2 antibody
for human cancer therapy. Proc Natl Acad Sci USA 1992 ; 89 : 4285-9.
178. Wolff BG, Bolton J, Baum R, Chetanneau A, Pecking A, Serafini
AN, et al. Radioimmunoscintigraphy of recurrent, metastatic, or
occult colorectal cancer with technetium Tc99m 88BV59H21-2V67-66 (HumaSPECT®-Tc),
a totally human monoclonal antibody. Patient management benefit from a
phase III multicenter study. Dis Colon Rectum 1998 ; 41 : 953-62.
179. Boven E, Haisma HJ, Bril H, Martens HJM, van Lingen A, den
Hollander W, et al. Tumour localisation with 131I-labelled
human IgM monoclonal antibody 16.88 in advanced colorectal cancer patients.
Eur J Cancer 1991 ; 27 : 1430-6.
180. De Jager R, Abdel-Nabi H, Serafini A, Pecking A, Klein JL,
Hanna MG. Current status of cancer immunodetection with radiolabeled human
monoclonal antibodies. Sem Nucl Med 1993 ; 23 : 165-79.
181. Chester KA, Begent RHJ, Robson L, Keep P, Pedley RB, Boden
JA, et al. Phage libraries for generation of clinically useful
antibodies. Lancet 1994 ; 134 : 455-6.
182. Baum RP, Niesen A, Hertel A, Nanci A, Hess H, Donnerstag
B, et al. Activating anti-idiotypic human anti-mouse antibodies
for immunotherapy of ovarian carcinoma. Cancer 1994 ; 73 : 1121-5.
183. Schultes BC, Baum RB, Niesen A, Noujaim AA, Madiyalakan
R. Anti-idiotype induction therapy : anti-CA125 antibodies (Ab3) mediated
tumor killing in patients treated with Ovarex mAb B43.13 (Ab1). Cancer
Immunol Immunother 1998 ; 46 : 201-12.
|