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Granisétron (per os) comparé à ondansétron (per os) dans la prévention des nausées et vomissements induits par des chimiothérapies moyennement émétisantes


Bulletin du Cancer. Volume 85, Numéro 6, 562-8, Juin 1998, Articles originaux

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Philippe Huc, Sylvie Block, Damien Carlier, Franck Darloy, Marie-Edith Bonneterre, Jean-Pierre Bleuse, Charles Fournier, Jacques Bonneterre

Résumé : Il s’agit d’une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, avec cross-over comparant l’efficacité et la tolérance du granisétron (1 mg) et de l’ondansétron ( 8 mg), per os, donnés pendant deux cycles consécutifs chez 188 patients, recevant pour la première fois une chimiothérapie moyennement émétisante. Le traitement antiémétique est donné une fois par cycle, 1 heure avant la chimiothérapie, puis en seconde administration 8 à 12 heures après son début, à chacun des deux cycles alternativement selon la randomisation. Cinq critères sont évalués : nausées (échelles ordinale et visuelle analogique), épisodes émétiques (vomissements ou efforts de vomissements), réponse complète (absence de nausées ou nausées mineures, absence d’épisode émétique ou pas d’antiémétique de secours), préférence des patients et tolérance. L’analyse en intention de traiter ne montre pas de différence significative après le premier cycle entre le granisétron et l’ondansétron ; au second cycle, il n’y a pas de différence significative pour le nombre d’épisodes émétiques. Pour la prévention des nausées, l’échelle ordinale montre une différence significative (p = 0,028) en faveur du granisétron à J1, mais pas de J2 à J5. Le granisétron donne aussi plus de réponses complètes que l’ondansétron à J1 (p = 0,028), mais pas de J2 à J5. L’étude croisée ne met pas en évidence d’effet de période ou d’ordre, et confirme l’existence à J1 d’un effet de traitement (p &inf; 0,01) en faveur du granisétron. Il n’y a pas de préférence significative des patients. En conclusion, le granisétron montre une meilleure efficacité dans la prévention des nausées et l’obtention d’une réponse complète à J1 de la cure, de manière significative au cours du second cycle. Le granisétron et l’ondansétron montrent tous deux une bonne activité antiémétique dans les chimiothérapies moyennement émétisantes avec des taux de réponses complètes supérieurs à 50 % à J1 de la cure ; les vomissements retardés restent moins contrôlés.

Mots-clés : granisétron, ondansétron, oral, nausées, vomissements, chimiothérapie.

 

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