Accueil > Revues > Médecine > Bulletin du cancer > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Bulletin du Cancer
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable

Récepteurs des endothélines dans les tumeurs bénignes du muscle utérin humain


Bulletin du Cancer. Volume 86, Numéro 9, 773-8, Septembre 1999, Articles originaux


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Michelle Breuiller-Fouché, Jean-Claude Honoré, Brigitte Robert, Thérèse Fournier, Marie-Cécile Vacher-Lavenu, Charles Chapron, Jean-Bernard Dubuisson, Françoise Ferré, Inserm U. 361, Université René-Descartes, Pavillon Baudelocque, 123, boulevard de Port-Royal, 75014 Paris..

Résumé : Les endothélines (ET1, ET2, ET3) sont des peptides exerçant des effets vasoactifs et mitogènes. Leur action est relayée par deux récepteurs : ETA (liant spécifiquement ET1) et ETB (liant ET1, ET2 et ET3). ET1 stimule la prolifération des cellules myométriales humaines en culture via des récepteurs ETA. Nous avons mis en évidence par RT-PCR la présence des transcrits des récepteurs ETA et ETB dans les léiomyomes intramuraux et dans les myomètres sains prélevés à distance des léiomyomes. Quatre transcrits des récepteurs ETA ont été identifiés mais un seul coderait pour une protéine réceptrice douée de propriétés de liaison. Le niveau d’expression des transcrits des récepteurs ETB est supérieur dans le myomètre sain en regard du léiomyome. Une étude pharmacologique complémentaire nous a permis de montrer que les récepteurs ETA prédominent dans le myomètre sain (75 % des récepteurs totaux). Dans les léiomyomes, seuls des récepteurs ETA, fonctionnels en termes de liaison, sont présents malgré la présence des transcrits des deux types de récepteurs. Les propriétés « facteur de croissance » de ET1 suggèrent un rôle potentiel pour ce peptide dans le développement tumoral du muscle lisse utérin humain.

Mots-clés : léiomyome utérin, myomètre humain, endothélines, prolifération.

Illustrations

ARTICLE

Les endothélines représentent une famille de peptides de 21 acides aminés comprenant au moins trois isoformes : l'endothéline 1 (ET1), l'endothéline 2 (ET2) et l'endothéline 3 (ET3). Initialement décrites pour leurs propriétés vasoactives, on leur attribue aujourd'hui des fonctions variées dans de nombreux organes dont l'utérus. Chez les mammifères, les réponses biologiques induites par les endothélines sont relayées par deux types de récepteurs à sept domaines transmembranaires : le récepteur ETA qui lie préférentiellement ET1 et ET2 et le récepteur ETB qui présente une affinité équivalente pour les trois peptides [cf. pour revue : 1]. Ces deux types de récepteurs (ETA et ETB) coexistent dans le myomètre humain, tunique musculaire lisse de l'utérus, mais seuls les récepteurs ETA, majoritairement représentés, sont fonctionnels en termes de contractilité utérine [2-4]. À ce rôle important d'agent utérotonique, s'ajoute un effet à long terme de ET1 sur la prolifération des cellules myométriales humaines en culture [5]. Ce pouvoir mitogène de ET1 nous a conduits à rechercher la présence de récepteurs des endothélines dans une pathologie tumorale bénigne de l'utérus, le léiomyome [6].
Ces tumeurs d'origine mésenchymateuse sont très répandues puisqu'elles concernent une femme sur trois en période d'activité génitale. Les connaissances concernant l'étiologie, le potentiel évolutif et le risque de récidive des léiomyomes sont quasi inexistantes. L'origine monoclonale des léiomyomes utérins a pu être démontrée dans un grand nombre de cas. On sait aussi que toute une série de mutations somatiques sont impliquées. Elles contribuent non seulement à l'initiation de la tumeur mais aussi à son développement ultérieur. Cela n'exclut pas que la croissance tumorale dépende également de l'action de facteurs de croissance et des hormones stéroïdes [cf. pour revue : 7]. L'implication des œstrogènes dans la croissance des léiomyomes est connue depuis longtemps. Il semblerait que l'effet mitotique des œstrogènes soit relayé par la production locale de facteurs de croissance tel EGF (epidermal growth factor) dont on sait qu'ils sont surexprimés dans les léiomyomes. Plus récemment, la progestérone a été proposée comme pouvant jouer un rôle non négligeable dans la croissance des léiomyomes. Actuellement, la méconnaissance de leurs mécanismes physiopathologiques fait que les thérapeutiques appliquées ne sont pas toujours satisfaisantes et sont controversées. De plus, si ces tumeurs demeurent essentiellement bénignes, l'évaluation du potentiel évolutif d'une tumeur musculaire lisse est difficile à apprécier sur les critères morphologiques habituels. Leur transformation en léiomyosarcomes utérins n'est pas à sous-estimer [8]. La symptomatologie est similaire, que la tumeur soit bénigne ou maligne, ce qui rend le diagnostic différentiel délicat.
Parmi les facteurs de croissance impliqués dans le développement tumoral et métastasique s'inscrivent maintenant les endothélines. Des études récentes ont montré que ET1 peut être synthétisée et sécrétée dans une grande variété de tumeurs cancéreuses et que les taux plasmatiques de ET1 et de son précurseur sont significativement plus élevés chez des patients atteints de cancer primitif d'origine hépatique, colorectale ou de cancer de la prostate que chez des sujets sains [9].
L'objectif de notre recherche est de préciser si les récepteurs impliqués dans l'effet prolifératif de ET1 dans les cellules myométriales humaines en culture sont du même type que ceux exprimés dans le myomètre dans des conditions tumorales. L'expression des récepteurs des endothélines dans les léiomyomes a été étudiée à la fois par amplification élective in vitro après transcription inverse (RT-PCR) et par analyse pharmacologique, en termes de liaison au radioligand [125I]ET1.

Résultats

Action de ET1 sur la prolifération des cellules myométriales

Les cellules myométriales humaines quiescentes sont incubées en présence de concentrations croissantes de ET1 (0,1-1 000 nM). On constate sur la figure 1 que ET1 augmente de manière dose-dépendante l'incorporation de [3H]­thymidine (EC50 = 0,45 ± 0,05 nM) (A) ainsi que le nombre de cellules (EC50 = 98,0 ± 7,2 nM) (B). L'effet maximal est observé pour une concentration de 100 nM. Tandis qu'un antagoniste des récepteurs ETA, le FR139317, inhibe la synthèse d'ADN induite par ET1 (100 nM), un antagoniste des récepteurs ETB, l'IRL1038, n'exerce aucun effet significatif sur l'effet prolifératif induit par ET1 (figure 2). Aucun des antagonistes testés en l'absence de ET1 ne modifie la croissance basale des cellules myométriales.

Étude comparative de l'expression des récepteurs des endothélines dans le léiomyome et le tissu myométrial sain correspondant

L'étude des transcrits des récepteurs des endothélines a été réalisée sur un groupe composé de trois patientes. Après extraction des ARN totaux, tous les échantillons de léiomyomes et de tissus myométriaux sains correspondants sont traités au cours de la même réaction de transcription inverse afin d'obtenir les six lots d'ADNc dans les mêmes conditions expérimentales. Les produits de l'amplification élective réalisée à l'aide de couples d'amorces spécifiques des séquences des récepteurs ETA et ETB et de la ß2-microglobuline sont visualisés par coloration au bromure d'éthidium après migration électrophorétique. La figure 3 illustre les résultats obtenus avec les échantillons de léiomyomes provenant des trois patientes étudiées (lignes 1, 2, 3) et des échantillons de myomètres sains correspondants (lignes 1', 2', 3'). Après amplification élective des transcrits des récepteurs ETA, plusieurs fragments (498, 427 et 299 pb) dont un de la taille attendue (626 pb) sont présents dans tous les tissus analysés. L'identité de l'ensemble des fragments amplifiés est vérifiée par hybridation avec une sonde oligonucléotidique interne spécifique. Pour le gène des récepteurs ETB, un produit unique de taille attendue (564 pb) est observé sur le gel d'agarose. On remarque cependant, par une analyse densitométrique, que le niveau d'expression des récepteurs ETB est plus faible dans les trois léiomyomes étudiés en regard des trois myomètres sains correspondants. Nous avons vérifié que chaque bande est reconnue par une sonde oligonucléotidique interne spécifique et qu'aucun signal n'est détecté en l'absence de transcriptase inverse (résultats non représentés). L'expression du gène codant pour la ß2-microglobuline ne varie pas entre le léiomyome et le myomètre sain et l'intensité du signal est comparable dans tous les échantillons étudiés.
Les préparations membranaires de léiomyomes et de tissu myométrial sain ont été incubées 1 heure en présence de concentrations croissantes de [125I]ET1 (3 à 400 pM). Dans ces deux cas, l'expression des résultats selon la représentation de Scatchard se traduit par l'obtention d'une droite, caractéristique de la présence d'une seule classe de sites saturables, pour chacun des échantillons étudiés (figure 4). L'analyse de cette représentation indique que le nombre total de sites de liaison (Bmax) est significativement plus faible dans les léiomyomes (218 ± 8 fmol/mg protéines) que dans les myomètres sains appariés (422 ± 49 fmol/mg protéines) (p < 0,05). En revanche, les valeurs des constantes de dissociation à l'équilibre (Kd) sont comparables dans les léiomyomes (85,5 ± 8,4 pM) et dans le tissu myométrial sain (89,0 ± 6,8 pM).
La figure 5 illustre le déplacement de la liaison de [125I]ET1 par ET1, la sarafotoxine 6c (S6c, agoniste des récepteurs ETB) et le FR139317 (antagoniste des récepteurs ETA). Dans les léiomyomes, ET1 est aussi efficace (Ki = 1,37 ± 0,09 nM) que le FR139317 (Ki = 1,42 ± 0,44 nM) pour déplacer la liaison du radioligand alors que la S6c se révèle totalement inefficace. Dans le myomètre sain, les valeurs des Ki déterminent l'ordre d'affinité suivant : ET1 (Ki = 0,21 ± 0,44 nM) = FR139317 (Ki = 0,96 ± 0,33 nM) >>> S6c (Ki = 43,7 ± 13,5 nM). Il faut noter que 75 % des sites liant [125I]ET1 ont une forte affinité pour l'antagoniste des récepteurs ETA.

Discussion

Notre étude démontre que ET1 exerce une action proliférative sur les cellules myométriales humaines en culture. Comparée à l'action mitogène d'autres facteurs de croissance, son action est plus faible, quoique comparable à celle décrite pour ET1, dans les cellules musculaires lisses vasculaires [10]. Le fait que le FR139317, antagoniste sélectif des récepteurs ETA, inhibe totalement l'incorporation de [3H] thymidine dans les cellules myométriales indique que seuls des récepteurs ETA sont impliqués dans ce processus [5]. L'absence d'effet d'un antagoniste des récepteurs ETB (IRL1038) permet de confirmer que ces récepteurs ne participent pas à l'action mitogène de ET1. L'hypothèse d'une implication de ET1 et de ses récepteurs dans le développement tumoral et métastatique est maintenant avancée [9]. Pour cela, nous avons recherché si les récepteurs des endothélines étaient exprimés dans les léiomyomes utérins. Notre étude a permis de mettre en évidence par RT-PCR la présence simultanée des transcrits des gènes des récepteurs ETA et ETB dans les léiomyomes ainsi que dans les tissus myométriaux sains correspondants. Toutefois, plusieurs transcrits des récepteurs ETA sont générés par épissage alternatif du transcrit primaire dans tous les échantillons étudiés. En plus du produit correspondant au transcrit du récepteur ETA complet (626 pb), nous avons observé trois fragments plus courts de 498 pb, 427 pb et 299 pb correspondant aux transcrits des récepteurs ETA qui résultent de l'épissage alternatif de l'exon 3, de l'exon 4 et des exons 3 et 4. Ces transcrits ont été précédemment décrits dans le poumon [11] et le placenta humain [12]. Les récepteurs tronqués étant dépourvus de fonctionnalité en termes de liaison à des ligands, la question concernant une éventuelle fonction dans les tissus myométriaux reste posée. En revanche, nous constatons comme Pekonen et al. [13] que les transcrits des récepteurs ETB sont peu exprimés dans les léiomyomes en regard des myomètres sains correspondants. Dans ces tumeurs bénignes, le nombre total de sites de liaison spécifiques de [125I]ET1 est environ deux fois moindre que dans le tissu myométrial sain. À l'aide d'agonistes et d'antagonistes sélectifs des sous-classes de récepteurs, nous avons montré que les récepteurs ETA prédominent dans le myomètre sain (75 % de sites totaux). Ces récepteurs ETA sont fonctionnels en termes de couplage à des événements post-récepteurs (phospholipase C/Ca2+, protéine kinase C) [14-16] et en termes de contractilité utérine [2-4]. Malgré la présence des transcrits des deux types de récepteurs ETA et ETB dans les léiomyomes, seuls des récepteurs ETA, fonctionnels en termes de liaison, sont retrouvés [6]. Cela pourrait suggérer que l'ARNm codant pour le récepteur ETB n'est pas traduit en une protéine fonctionnelle dans le léiomyome. Cette absence de corrélation entre l'expression des transcrits et la présence de protéines réceptrices fonctionnelles pourrait s'expliquer par des mécanismes de régulation post-transcriptionnelle. Il serait intéressant de rechercher si la disparition des sites de liaison ETB est caractéristique d'un tissu tumoral. Une étude comparative, incluant des léiomyosarcomes utérins ainsi qu'une lignée cellulaire de léiomyosarcomes utérins humains (SK-UT-1B), devrait nous permettre de valider ou d'invalider cette hypothèse. Peu d'informations sont disponibles concernant l'évolution et/ou l'involution des léiomyomes. Toutefois, on sait que les hormones stéroïdes, en particulier les œstrogènes, jouent un rôle important dans le contrôle du développement de ces tumeurs. Ces données s'appuient sur la régression des léiomyomes observée chez des femmes ménopausées et sur des études décrivant les modifications importantes des taux d'hormones stéroïdes et de leurs récepteurs dans les léiomyomes en regard du tissu myométrial sain adjacent [17]. Une modulation des récepteurs des endothélines par les hormones stéroïdes a été décrite dans le myomètre de lapine [18]. En conséquence, on peut se demander si l'environnement stéroïdien est à l'origine des modifications d'expression des récepteurs ETB dans ces tissus cibles stéroïdo-dépendants.
En conclusion, les propriétés « facteur de croissance » de ET1 nous amènent à envisager pour ce peptide un rôle important dans le développement tumoral du muscle utérin. La connaissance précise des mécanismes contrôlant la prolifération cellulaire est l'étape incontournable pour proposer de nouvelles cibles pharmacologiques antitumorales.

 

Matériel et méthodes

Les léiomyomes intramuraux (2 cm de diamètre) et les échantillons de myomètre sain prélevés à distance des léiomyomes sont obtenus à la suite d'hystérectomies pratiquées chez des femmes cyclées (39-51 ans) en dehors de tout traitement hormonal. Les utérus présentant une adénomyose sont écartés de cette étude.
La culture cellulaire est réalisée à partir d'explants myométriaux [19]. À confluence, les cellules myométriales en culture forment une structure de type hills and valleys et expriment l'actine alpha musculaire lisse, les chaînes lourdes de la myosine et la desmine, confirmant ainsi le phénotype musculaire lisse des cellules en culture. La mise en évidence d'un effet prolifératif de ET1 (Néosystème, Strasbourg, France) est effectuée par l'incorporation de [3H] thymidine et par le comptage simultané des cellules [5]. Afin d'observer une réponse optimale en termes de multiplication cellulaire, les cellules sont utilisées en phase proliférative. Elles sont repiquées dans des plaques de 24 puits à la densité de 50 000 cellules/puits et sont maintenues dans du milieu DMEM (Dulbecco's Modified Eagle's Medium) en présence de sérum de veau fœtal (SVF) à 10 % pendant 24 heures. Les cellules en phase exponentielle de croissance sont alors transférées dans du milieu DMEM sans SVF pendant 72 heures pour atteindre la quiescence. Les agents à tester sont alors ajoutés pendant 72 heures dans le cas d'un comptage de cellules ou pendant 48 heures dans le cas d'une mesure de synthèse d'ADN, la [3H] thymidine étant ajoutée durant les dernières 24 heures d'incubation.
Les ARN totaux des tissus myométriaux sont isolés à l'aide d'un kit d'extraction (Trizol, Life Technologies, Inc.) suivant la méthode de Chomczynski et Sacchi [20]. La présence des transcrits des gènes des récepteurs ETA et ETB a été recherchée par amplification élective in vitro après transcription inverse (RT-PCR) à l'aide d'amorces spécifiques comme précédemment décrit [12]. Les produits d'amplification sont analysés par électrophorèse sur gel d'agarose après coloration au bromure d'éthidium. Dans le cas du récepteur ETA, les amorces oligonucléotidiques s'hybrident en position 149-166 sens (5' CCACTCATCAACCCACTA 3') et 757-774 anti-sens
(5' GATGTAAAGGACTGGTGG 3') pour donner un fragment amplifié de 626 paires de bases. Dans le cas du récepteur ETB, les amorces oligonucléotidiques s'hybrident en position 207-226 sens
(5' GGAGGTGCCTAAAGGAGACA 3') et 751-770 anti-sens (5' TATCTGCGAATCTGCTTGCT 3') pour donner un fragment amplifié de 564 paires de bases. La validation des produits d'amplification est effectuée par coupure enzymatique grâce à une endonucléase spécifique et par hybridation avec une sonde oligonucléotidique interne spécifique dont la séquence est
5' CCACAGCAGACTAAAAATTAC 3' (récepteur ETA) et 5' GGGAGACCTGCTGCACATCGT 3' (récepteur ETB). Afin de contrôler l'intégrité des ARN totaux extraits et l'efficacité de la réaction de transcription inverse, les mêmes lots d'ADNc ont été utilisés pour rechercher l'expression des transcrits de la protéine ubiquitaire, la ß2-microglobuline. Les récepteurs des endothélines ont été caractérisés pharmacologiquement par des études de liaison avec [125I]ET1 (Amersham International, Chalfont, Buckinghamshire, UK) décrites précédemment [14]. Les expériences sont réalisées en incubant les fractions membranaires myométriales (6 µg de protéines) à 30 °C pendant 60 min en présence de [125I]ET1 à des concentrations de 3 à 400 pM (conditions de saturation) ou 30 pM (analyse de compétition). La liaison spécifique est définie comme étant la différence entre la liaison totale et la liaison non spécifique déterminée en présence de 1 µM d'ET1. Les paramètres de liaison sont analysés par les programmes informatiques Inplot (Graph Pad, Software, San Diego, CA) et Ligand. Les résultats sont exprimés sous forme de moyennes ± SE. Les données ont été testées par analyse de la variance (Anova). La signification est établie pour p < 0,05.

REFERENCES

1. Rubanyi GM, Polakoff A. Endothelins : molecular biology, biochemistry, pharmacology, physiology and pathophysiology. Pharmacol Rev 1994 ; 46 : 325-415.

2. Bacon CR, Morrison JJ, O'Reilly GO, Cameron IT, Davenport AP. ETA and ETB endothelin receptors in human myometrium characterized by the subtype selective ligands BQ123, BQ3020, FR139317 and PD151242. J Endocrinol 1995 ; 144 : 127-34.

3. Héluy V, Germain G, Fournier T, Ferré F, Breuiller-Fouché M. Endothelin ETA receptors mediate human uterine smooth muscle contraction. Eur J Pharmacol 1995 ; 285 : 89-94.

4. Osada K, Tsunoda H, Miyauchi T, Sugishita Y, Kubo T, Goto K. Pregnancy increases ET1-induced contraction and changes receptor subtypes in uterine smooth muscle in humans. Am J Physiol 1997 ; 272 (Regulatory Integrative Comp Physiol 41) : R541-8.

5. Breuiller-Fouché M, Héluy V, Fournier T, Dallot E, Vacher-Lavenu MC, Ferré F. Role of endothelin-1 in regulating proliferation of cultured human uterine smooth muscle cells. Mol Hum Reprod 1998 ; 4 : 33-9.

6. Breuiller-Fouché M, Vacher-Lavenu MC, Fournier T, Morice P, Dubuisson JB, Ferré F. Endothelin A receptors in human uterine leiomyomas. Obstet Gynecol 1997 ; 90 : 727-30.

7. Andersen J. Factors in fibroid growth. Baillière's Clin Obstet Gynaecol 1998 ; 12 : 225-43.

8. Schwartz LB, Diamond MP, Schwartz PE. Leiomyosarcomas : clinical presentation. Am J Obstet Gynecol 1993 ; 168 : 180-3.

9. Asham EH, Loizidou M, Taylor I. Endothelin-1 and tumour development. Eur J Surg Oncol 1998 ; 24 : 57-9.

10. Battistini B, Chailler R, D'Orléans-Juste P, Brière N, Sirois P. Growth regulatory properties of endothelins. Peptides 1993 ; 14 : 385-9.

11. Miyamoto Y, Yoshimasa T, Arai H, Takayan K, Ogawa Y, Itoh H, et al. Alternative RNA splicing of the human endothelin-A receptor generates multiple transcripts. Biochem J 1996 ; 31 : 795-801.

12. Bourgeois C, Robert B, Rebourcet R, Mondon F, Mignot TM, Duc-Goiran P, et al. Endothelin-1 and ETA receptor expression in vascular smooth muscle cells from human placenta : a new ETA receptor messenger ribonucleic acid is generated by alternative splicing of exon 3. J Clin Endocrinol Metab 1997 ; 82 : 3116-23.

13. Pekonen F, Nyman T, Rutanen EM. Differential expression of mRNAs for endothelin-related proteins in human endometrium, myometrium and leiomyoma. Mol Cell Endocrinol 1994 ; 103 : 165-70.

14. Breuiller-Fouché M, Héluy V, Fournier T, Ferré F. Endothelin receptors : binding and phosphoinositide breakdown in human myometrium. J Pharmacol Exp Ther 1994 ; 270 : 973-8.

15. Maggi M, Vannelli GB, Fantoni G, Baldi E, Magini A, Peri A, et al. Endothelin in the human uterus during pregnancy. J Endocrinol 1994 ; 142 : 385-96.

16. Breuiller-Fouché M, Tertrin-Clary C, Héluy V, Fournier T, Ferré F. Role of protein kinase C in endothelin-1-induced contraction of human myometrium. Biol Reprod 1998 ; 59 : 153-9.

17. Brandon DD, Erickson TE, Keenan EJ, Strawn EY, Novy MJ, Burry KA, et al. Estrogen receptor gene expression in human uterine leiomyomata. J Clin Endocrinol Metab 1995 ; 80 : 1876-81.

18. Maggi M, Vannelli GB, Peri A, Brandi ML, Fantoni G, Giannini S, et al. Immunolocalization, binding, and biological activity of endothelin in rabbit uterus : effect of ovarian steroids. Am J Physiol 1991 ; 260 (Endocrinol Metab 23) : E292-305.

19. Cavaillé F, Fournier T, Dallot E, Delhemme C, Ferré F. Myosin heavy chain isoform expression in human myometrium : presence of an embryonic nonmuscle isoform in leiomyomas and in cultured cells. Cell Motil Cytoskeleton 1995 ; 30 : 183-93.

20. Chomczynski P, Sacchi N. Single-step method of RNA isolation by acid guanidinium thiocyanate-phenol-chloroform extraction. Anal Biochem 1987 ; 162 : 156-9.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]