|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
LGD1069 : un antagoniste du récepteur X aux rétinoïdes (rexinoïde) |
Bulletin du Cancer. Volume 87, Numéro 3, 235-8, Mars 2000, Point sur…
|
|
Auteur(s) : Amélie Lansiaux, Pierre Formstecher, Christian Bailly |
Résumé : Les rétinoïdes sont des composés prometteurs en chimiothérapie aussi bien pour la prévention que pour le traitement des cancers. Le chef de file des rétinoïdes naturels est l’acide tout-trans rétinoïque (all-trans retinoic acid, ATRA, trétinoïne, Vesanoïd®, figure) utilisé en chimiothérapie depuis 1994 pour le traitement de la leucémie promyélocytaire aiguë, tout comme l’acide 9-cis-rétinoïque [1]. Par ailleurs, l’ATRA et l’acide 13-cis-rétinoïque (figure) sont utilisés couramment pour le traitement de certaines affections dermatologiques comme le psoriasis ou l’acné. Dans les deux indications, l’activité thérapeutique de l’ATRA repose sur sa capacité à moduler la prolifération et la différenciation cellulaires, qu’il s’agisse de cellules normales ou malignes [2].
L’interaction des rétinoïdes avec leurs récepteurs et leur capacité à induire certaines réponses spécifiques intéressent la pharmacologie antitumorale de prime abord. Les récepteurs nucléaires fixant les rétinoïdes sont divisés en deux classes : les récepteurs de types RAR (retinoic acid receptor) et RXR (retinoid X receptor), composés de différents isotypes a, b et g, eux-mêmes divisés en isoformes (a1, a2, b1, b2...) [3]. Les RXR ont été découverts au début des années 90 en tant que cofacteurs qui augmentent l’affinité des récepteurs de type RAR pour l’ADN [4]. Cependant, leur action ne se limite pas aux RAR car ils stimulent également la fixation et l’activité transcriptionnelle de plusieurs autres classes de récepteurs nucléaires, comme ceux de la vitamine D3 (VDR), des hormones thyroïdiennes (TH) ou encore des récepteurs de prolifération et d’activation des peroxisomes (PPAR) ainsi que d’autres récepteurs orphelins [5-8]. |
Mots-clés : |
|