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Risques vasculaires de la contraception estroprogestative Volume 9, numéro 3, Mars 2013

Auteurs
Société Française de Documentation et de Recherche en Médecine Générale
  • Mots-clés : accident vasculaire cérébral ; contraceptifs oraux hormonaux ; évaluation des risques ; infarctus du myocarde ; prise de décision ; thrombophilie ; thrombose veineuse
  • DOI : 10.1684/med.2013.0943
  • Page(s) : 121-7
  • Année de parution : 2013

La contraception orale se trouve aujourd'hui sous les feux ­ brûlants ­ de l'actualité, dans un contexte confus que d'autres pays ont connu avant la France. Ainsi, en Grande-Bretagne, dans les mois qui ont suivi la parution de 3 articles du Lancet en 19951, 12 % des femmes avaient rapidement cessé leur contraception hormonale, avec comme conséquences l'année suivante 8 % (13 600) d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) et 12 400 naissances supplémentaires ; en Norvège, 25 000 femmes avaient cessé leur contraception hormonale (36 % d'IVG supplémentaires chez les moins de 25 ans durant le premier trimestre de 1996) ; même constat au Québec [4]... L'augmentation de risque relatif associée aux dernières « générations » (terme impropre signalant seulement le moment de mise sur le marché...) de contraceptifs hormonaux oraux n'est plus niée que par quelques observateurs suspects de forts conflits d'intérêts. Mais l'Institut Québécois de Santé Publique concluait à juste titre en 2011 que la vague d'information « inadéquate » qui se développait alors dans le pays avait des effets délétères sur les comportements contraceptifs [4]. Il risque d'en être de même aujourd'hui que cette « vague » nous atteint. Il faut surtout rappeler que toute prescription reste une démarche clinique personnalisée et maintenir une vigilance scientifique objective sur les dangers potentiels qu'elle comporte par définition lorsqu'il s'agit de médicaments.