John Libbey Eurotext

Médecine

Les idées de Jean-Jacques Rousseau sur la médecine Volume 13, numéro 7, Septembre 2017

Auteur
Professeur de Thérapeutique - Santé Médecine et Biologie Humaine
Bobigny - Université Paris 13
* Tirés à part
  • Mots-clés : comportement en matière de santé, histoire
  • DOI : 10.1684/med.2017.211
  • Page(s) : 330-4
  • Année de parution : 2017

Jean-Jacques Rousseau a été malade toute sa vie : il souffrait d’un syndrome de rétention chronique d’urine, certainement lié à une sténose congénitale de l’urètre postérieur, dont il parle abondamment tout au long de sa correspondance et qui l’a beaucoup handicapé et, sans doute, a contribué à faire de lui cet « homme solitaire » que moquait Diderot.

Cela lui a fait connaître et fréquenter beaucoup les médecins, qu’il disait « ses amis », dans la première moitié de sa vie, avant de les rejeter avec mépris quand il s’est rendu compte qu’ils étaient incapables de trouver un remède à ses maux.

Lui, qui se mêlait de tout, a aussi exprimé des idées très précises sur la médecine. Il n’est pas étonnant de voir que chez l’auteur d’Émile, tant porté à mettre en exergue Dame Nature, c’est une médecine « naturelle » qu’il préconise avec passion, au point de convaincre un grand nombre de ses correspondants, qui se vanteront de faire du « Jean-Jacques », et d’être relayé par tout un courant médical, celui des Hygiénistes dont le leader était celui qu’il dénomma « l’illustre docteur Tissot ».