John Libbey Eurotext

Médecine

Le choix de prescrire Volume 13, numéro 7, Septembre 2017

Auteur
Psychologue clinicienne, Hôpital Saint-Antoine, service d’hématologie et thérapie cellulaire, 184 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris
* Tirés à part
  • Mots-clés : ordonnances, relations médecin-patient, groupe balint d’analyse de la pratique
  • DOI : 10.1684/med.2017.231
  • Page(s) : 321-6
  • Année de parution : 2017

La place prépondérante de la prescription médicamenteuse dans les pratiques des médecins généralistes français n’est plus à démontrer. 91 % des consultations des médecins généralistes sont suivies d’une ordonnance de pharmacie. 40 % des ordonnances chez les sujets de 80 ans ou plus comprennent des médicaments à service médical rendu insuffisant et le taux de prescriptions inadaptées – le recours à des médicaments dont les risques dépassent les bénéfices attendus – chez le sujet âgé s’élève à 21 %, à l’origine d’incidents iatrogéniques. L’incidence de problèmes iatrogéniques est de 50/1 000 personnes/année, dont 27,8 % seraient dus à des erreurs de prescription, et responsables de 10 % des hospitalisations chez les sujets ≥ 70 ans.

Ces constats soulèvent de multiples questions ayant trait aux déterminants des pratiques médicales. Quel est l’impact de la relation médecin-malade sur le comportement du patient, aussi bien que sur l’attitude du praticien…. et vice-versa ?

La prise de conscience par le médecin de la fonction proprement thérapeutique de la relation médecin-malade, doit lui permettre selon les situations de prescrire ou ne pas prescrire, de dé-prescrire, voire de se prescrire, en connaissance de cause.