John Libbey Eurotext

Médecine

Dépistage du cancer du col de l’utérus (CCU) : éviter la sous-médicalisation comme la surmédicalisation Volume 13, numéro 7, Septembre 2017

Auteur
77400 Lagny-sur-Marne, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : dépistage, cancer du col, frottis cervico-vaginal, chirurgie colposcopique, traitement excessif
  • DOI : 10.1684/med.2017.226
  • Page(s) : 312-5
  • Année de parution : 2017

Le cancer du col de l’utérus (CCU) est, avec le mélanome, l’unique cancer pour lequel nous avons un fort niveau de preuve de l’utilité du dépistage tant en termes de morbidité que de mortalité. Des tests non invasifs, le frottis du col utérin (FCU) et la recherche d’Human Papilloma Virus (HPV), détectent la maladie dans sa phase préclinique, avec une spécificité et une sensibilité suffisantes pour aboutir à un dépistage efficace.

Néanmoins, une proportion importante des femmes concernées par le dépistage n’en bénéficie pas, en même temps que trop de femmes le pratiquent en excès.

Suite à une expérimentation sur 13 départements français, un dépistage organisé (DO) du cancer du col de l’utérus (CCU) devrait être généralisé en 2018.

Le dépistage et le traitement des lésions doivent respecter des critères de qualité et éviter les surdiagnostics et surtraitements aux effets secondaires certains.