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Journal de Pharmacie Clinique

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Harmonisation des unités de prescription par défaut : faisabilité et mise en place Volume 37, numéro 2, Juin 2018

Illustrations


  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Pharmacie, CHU Henri Mondor, AP-HP, Créteil, France
2 Pharmacie, Hôpital Albert Chenevier, CHU Henri Mondor, AP-HP, Créteil, France
* Tirés à part

L’informatisation des prescriptions hospitalières nécessite la sécurisation des données paramétrées dans le logiciel de prescription et notamment les unités de prescription par défaut (UPD) qui vont apparaître automatiquement au médecin lors de la prescription. Dans le cadre de l’arrivée d’un logiciel de prescription commun à notre groupement hospitalier, de nouvelles règles de paramétrage pour ces UPD ont été établies. Afin d’anticiper l’arrivée de ce logiciel et de sécuriser la prescription en amont, cette étude a eu pour objectif d’évaluer la faisabilité et la mise en place de l’harmonisation des UPD selon ces nouvelles règles en analysant les unités paramétrées par défaut et les unités prescrites par les médecins. Sur les 1 904 références du livret thérapeutique concernées par l’étude, le pourcentage de concordance total entre les unités paramétrées par défaut et les UPD choisies pour le nouveau logiciel était de 77,4 %. Les résultats obtenus au niveau des unités prescrites ont permis de confirmer que les UPD choisies par le groupement hospitalier étaient plus adaptées aux habitudes de prescription des médecins. En effet, une étude des unités prescrites pour 246 références avant et après harmonisation a montré que l’UPD était choisie dans 87,8 % des cas après harmonisation contre 85,4 % avant (p < 0,001) et que le pourcentage de concordance entre les unités prescrites et les UPD choisies pour l’harmonisation était passé de 83,8 % avant harmonisation à 87,8 % après (p < 0,001). Le pourcentage d’erreur au niveau des unités prescrites n’a cependant pas diminué.