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Innovations & Thérapeutiques en Oncologie

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Anomalies de l’exportine 1 dans les hémopathies malignes : des mutations au ciblage thérapeutique Volume 4, numéro 2, Mars-Avril 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6

Tableaux

Auteurs
1 Université de Normandie
Unicaen
Caen
France
2 Université de Normandie
Unirouen, Inserm U1245
Rouen
France
3 Centre Henri-Becquerel
Département d’hématologie clinique
Centre Henri-Becquerel
Rouen
France
4 Université Paris Diderot
CNRS, Institut de biologie physicochimique
Laboratoire de
biochimie théorique
Paris
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : exportine 1 (XPO1), lymphome, thérapie ciblée, maladie résiduelle
  • DOI : 10.1684/ito.2017.0105
  • Page(s) : 85-98
  • Année de parution : 2018

L’exportine 1 (ou XPO1) est une protéine essentielle à l’export nucléaire. Des anomalies quantitatives et/ou qualitatives du gène XPO1 jouent un rôle majeur dans l’oncogenèse de plusieurs types de cancer et, en particulier, dans des hémopathies malignes. XPO1 pourrait être une cible clé dans des stratégies thérapeutiques. L’inhibition pharmacologique de XPO1 est possible grâce à l’utilisation d’inhibiteurs spécifiques, les inhibiteurs sélectifs de l’export nucléaire (SINE, pour selective inhibitors of nuclear export), qui semblent très efficaces chez des patients présentant certaines pathologies hématologiques. Nous avons décrit récemment que le gène XPO1 est muté de façon récurrente (mutation p.E571K) dans deux types d’hémopathies malignes présentant des similitudes cliniques et phénotypiques : le lymphome B primitif du médiastin (LBPM) et la forme classique du lymphome de Hodgkin (LH). La forme mutée p.E571K de XPO1 joue très certainement un rôle dans l’oncogenèse ; il est donc essentiel de la détecter et de la quantifier. Grâce à des techniques de réaction en chaîne par polymérase digitale (dPCR) et de séquençage haut débit (NGS, pour next generation sequencing), nous avons pu montrer la présence de la mutation E571K dans les cellules tumorales mais aussi dans l’ADN tumoral circulant (cfDNA, pour cell-free DNA) des patients atteints de LH ou de LBPM. La détection de ce variant pourrait être un outil efficace d’évaluation de la maladie résiduelle. Nous présentons dans cette revue de la littérature une description de la protéine XPO1, de ses fonctions, de ses altérations moléculaires et de son intérêt en tant que biomarqueur. Enfin, nous rapportons des données précliniques et cliniques de l’utilisation des SINE dans les hémopathies malignes et les recherches actuelles sur le développement de nouvelles drogues ciblant XPO1.