John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Traitement chirurgical de la rectocolite hémorragique Volume 25, numéro 3, Mars 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Hôpitaux Universitaires Paris Ile-de-France Ouest, Hôpital Ambroise Paré, Service de chirurgie digestive, oncologique et métabolique, 92100 Boulogne-Billancourt, France
2 UFR des sciences de la santé Simone Veil - Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines/Université Paris Saclay, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : prise en charge médico-chirurgicale, centre de référence, anastomose iléo-anale, voie d’abord cœlioscopique
  • DOI : 10.1684/hpg.2018.1591
  • Page(s) : 277-84
  • Année de parution : 2018

Environ 20 % des malades avec une rectocolite hémorragique (RCH) nécessiteront un traitement chirurgical pour colite grave, réfractaire ou pour dysplasie ou cancer. En urgence, la seule indication est la colite aiguë grave. La chirurgie doit être réalisée immédiatement en cas de colite aiguë grave compliquée. Dans les autres cas, le traitement de première intention est médical avec plusieurs lignes de traitements : corticoïdes IV en première ligne et infliximab ou ciclosporine en deuxième ligne. La chirurgie doit être discutée à chaque étape thérapeutique au sein d’une équipe médico-chirurgicale. En chirurgie programmée, les principales indications sont une forme active malgré un traitement médical bien conduit, une RCH avec dysplasie et/ou cancer et enfin une RCH compliquée d’une sténose colique.

Le traitement de référence est la coloproctectomie totale avec anastomose iléoanale qui permet une guérison de la maladie. Elle doit être proposée à tous les malades peu importe l’âge tant que la fonction sphinctérienne est conservée. L’abord de première intention est la laparoscopie. Cet abord n’est pas associé à un sur-risque d’infertilité. Une colectomie subtotale avec iléo-sigmoïdostomie doit être privilégiée chez des patients à haut risque de complications qui sont les cas de colite aiguë grave et les patients sous traitements immunosuppresseurs (corticothérapie quotidienne ≥ 20 mg/jour pendant ≥ 6 semaines et patients sous anti-TNF). En raison du risque fonctionnel, une colectomie totale avec anastomose iléo-rectale peut être proposée.