John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Toxicomanie et hépatite chronique C Volume 24, numéro 3, Mars 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
Auteurs
Centre Hospitalier Universitaire de Nancy,
Université de Lorraine,
Hôpital Brabois,
service d’hépato-gastro-entérologie,
rue du Morvan,
54550 Vandœuvre-lès-Nancy,
France
* Tirés à part

La prévalence de l’hépatite C est élevée chez les usagers de drogues qui présentent souvent d’importantes vulnérabilités sociales et psycho-sociales rendant leur prise en charge difficile. Le renforcement du dépistage et l’accès aux soins sont des éléments clés en matière de prévention. Améliorer la formation des acteurs au contact des usagers de drogues sur les risques liés au VHC est essentiel pour promouvoir le dépistage et permettre des actions de réduction du risque et une information efficace. Le dépistage du VHC peut être réalisé au sein des structures spécialisées dans la prise en charge de la toxicomanie ; l’intérêt des tests rapides d’orientation diagnostique est évident comme alternative au prélèvement veineux. La consultation d’hépatologie avancée au sein des structures d’addictologie permet de favoriser une réponse globale, coordonnée et multidisciplinaire, associant addictologue, hépatologue, généraliste, psychiatre, infirmiers et travailleurs sociaux. Le suivi médico-social est essentiel dans la prise en charge de l’UD bien souvent en situation de précarité. Les traitements actuellement disponibles sont aussi efficaces chez les usagers de drogues que dans la population générale. Un traitement précoce permet de réduire fortement le risque de transmission. L’éducation thérapeutique et l’accompagnement du patient favorisent un suivi régulier et une meilleure observance. Tous ces efforts doivent permettre d’améliorer l’efficacité des actions de prévention et de réduction des risques, et de permettre l’éradication du VHC dans cette population.