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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Toxicité hépatique des inhibiteurs des tyrosines kinases en cancérologie Volume 25, numéro 5, Mai 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
Institut Bergonié, Département d’oncologie médicale, groupe digestif, 229 cours de l’Argonne, 33076 Bordeaux cedex, France
* Tirés à part

Les inhibiteurs des tyrosines kinases (TKI) constituent un traitement ciblé des cancers. Les TKI sont à l’origine d’une incidence variable d’effets secondaires hépatiques (5 à 25 %), qui peuvent se compliquer d’une atteinte hépatique sévère chez une minorité de patients si le traitement est poursuivi malgré une toxicité souvent non diagnostiquée. Ce risque justifie une prise en charge attentive des patients pour maintenir les bénéfices du traitement. Cette revue fait la synthèse des mécanismes variés de l’hépatotoxicité idiosyncrasique, la formation des métabolites réactifs et l’évolution vers la toxicité. Ces phénomènes dépendent des caractéristiques propres de chaque TKI et des facteurs de risque des patients, en particulier des particularités génétiques. Grâce à la meilleure compréhension des mécanismes conduisant à l’hépatotoxicité, plusieurs stratégies sont adoptées pour prévenir ou traiter cet effet secondaire des TKI. Des recommandations concernant la surveillance de la biologie hépatique sont proposées et adaptées à chaque TKI.

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