John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

Réactivation du virus de l’hépatite B chez les patients traités par chimiothérapie pour une tumeur digestive Volume 24, numéro 7, Septembre 2017

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Cochin, service de gastro-entérologie, d’endoscopie et d’oncologie digestive, 27 rue du faubourg St Jacques, 75014 Paris, France ; Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, Paris, France
2 Hôpital Cochin, service d’hépatologie ; Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, Paris, France ; Inserm U1223 et USM20, Institut Pasteur, Paris, France.
* Tirés à part
  • Mots-clés : chimiothérapie, tumeurs solides, virus de l’hépatite B, réactivation de l’hépatite B
  • DOI : 10.1684/hpg.2017.1483
  • Page(s) : 689-96
  • Année de parution : 2017

Les patients traités par chimiothérapie pour une maladie hématologique présentent un risque connu de réactivation du virus de l’hépatite B (VHB) avec une incidence estimée entre 14 et 72 %. À l’inverse, très peu de données existent sur la réactivation virale B chez les patients recevant une chimiothérapie pour une tumeur digestive.

Dans cette mise au point, une recherche des données de la littérature a été effectuée en cherchant à évaluer le risque d’une réactivation du VHB lors d’un traitement pour un cancer digestif. À partir de ces données, un classement du risque de réactivation du VHB et des recommandations pour les médicaments anticancéreux les plus fréquemment utilisés dans les tumeurs solides a été réalisé.

La majorité des molécules de chimiothérapie peuvent induire une réactivation du VHB chez les patients avec un antigène HBs-positif. Le dépistage de l’antigène HBs doit ainsi être recommandé avant la chimiothérapie. Un traitement préventif antiviral permettra ainsi de réduire le risque de réactivation du VHB.