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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Que faire chez les patients atteints de cirrhose virale C et les patients transplantés? Volume 17, supplément 5, novembre 2010

Auteurs
Centre Hépatobiliaire, Unité INSERM U 785, Université Paris-Sud, Hôpital Paul Brousse, 14 avenue Paul Vaillant-Couturier, 94800 Villejuif, France
  • Mots-clés : hépatite C, cirrhose, greffe de foie, interféron, ribavirine
  • DOI : 10.1684/hpg.2010.0470
  • Page(s) : 43-50
  • Année de parution : 2010

La cirrhose virale C est une des principales indications de transplantation hépatique. Cependant, le risque de réinfection virale après la greffe, quasi constant, est responsable d'une diminution de survie des patients et des greffons. Le traitement antiviral C peut être envisagé avant la greffe, afin de diminuer le risque de récidive virale. Cependant, en cas de cirrhose décompensée, le traitement est difficile en raison du risque d'effets secondaires. Le traitement doit être réservé aux patients ayant une bonne fonction hépatique et des facteurs prédictifs de bonne réponse (génotype, charge virale). Les mécanismes pathogéniques expliquant les différences d'évolution observées lors de la récidive virale postgreffe sont mal compris. L'intervention de facteurs multiples liés au donneur, à l'hôte et au virus est probable. Les traitements de la récidive C post-transplantation par interféron pégylé et ribavirine permettent d'obtenir une réponse virologique prolongée dans environ 30 % des cas et une amélioration de la survie des patients et des greffons. Les facteurs prédictifs de réponse sont assez proches : le génotype viral, les cinétiques virales précoces, l'absence de traitement antérieur, l'adhésion au traitement et la charge virale prétraitement. Cette population est celle qui devrait bénéficier le plus des nouveaux traitements antiviraux.