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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Pourquoi chercher la carence martiale chez les patients ayant une maladie inflammatoire intestinale ? Volume 24, numéro 10, Décembre 2017

Tableaux

Auteur
Hôpital Ambroise Paré, Université de Versailles St-Quentin en Yvelines, 9 avenue Charles de Gaulle, 92104 Boulogne Billancourt, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : maladies inflammatoires intestinales, carence en fer, anémie
  • DOI : 10.1684/hpg.2017.1551
  • Page(s) : 1077-81
  • Année de parution : 2017

La prévalence de l’anémie dans les maladies inflammatoires intestinales est estimée chez plus de 60 % des patients au moment du diagnostic et 30 à 40 % des cas pendant le suivi. La prévalence de la carence en fer dans les maladies inflammatoires est estimée à 45 %. La carence en fer provoque des symptômes relativement insidieux, comme la fatigue chronique, les troubles du sommeil. Outre l’anémie carentielle, l’inflammation provoque une séquestration du fer dans les macrophages. Ce déficit fonctionnel en fer provoque une anémie caractérisable par une élévation de la ferritinémie au-dessus de 100 μg/L et une réduction de la saturation en transferrine inférieure à 20 %. En cas d’anémie ferriprive, la supplémentation a pour objectif d’augmenter la concentration de l’hémoglobine d’au moins 2 g/dL en 4 semaines. Le traitement de la maladie inflammatoire est essentiel à la prise en charge de la carence martiale. Une carence martiale doit être cherchée annuellement chez les patients ayant une maladie inflammatoire intestinale car la récidive est fréquente. Les recommandations européennes de l’ECCO (European Crohn's and Colitis Organisation) soulignent qu’une nouvelle supplémentation en fer intraveineux doit être envisagée si la ferritinémie baisse à moins de 100 μg/L ou si l’hémoglobine est inférieure à 12 ou 13 g/dL, selon le sexe.