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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Pancréatite et hypertriglycéridémie : de la physiopathologie à la prise en charge Volume 25, numéro 10, Décembre 2018

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Beaujon, Service de pancréatologie et gastroentérologie, Université Paris 7, 100, boulevard du général Leclerc, 92110 Clichy, France
2 Institut E3M et IHU cardiométabolique (ICAN), Hôpital La Pitié-Salpêtrière, Service d’endocrinologie métabolisme et prévention cardiovasculaire, Paris ; Université Paris 6
* Tirés à part
  • Mots-clés : pancréatite, hypertriglycéridémie, nécrose pancréatique, déficit en lipoprotéine lipase, hyperchylomicronémie familiale
  • DOI : 10.1684/hpg.2018.1709
  • Page(s) : 1013-20
  • Année de parution : 2018

La part des pancréatites sur hypertriglycéridémie est en augmentation constante et est probablement sous-estimée car elle peut être associée à d’autres causes de pancréatites comme l’alcoolisme chronique et n’est pas cherchée systématiquement. En phase aiguë, la pancréatite aiguë et ses complications doivent être prises en charge comme toute pancréatite. Cependant, elles sont souvent sévères, nécrosantes, survenant potentiellement sur un terrain fragile avec de nombreuses comorbidités, i.e., diabète, obésité, grossesse, alcoolisme chronique, insuffisance rénale chronique… L’ensemble de ces comorbidités joue un rôle majeur dans la sévérité de la pancréatite aiguë et notamment dans la survenue potentielle de défaillances d’organe. Le risque de pancréatite et la gravité sont corrélés au taux de triglycérides. Une fois l’épisode aigu traité, il est primordial de prendre en charge l’hypertriglycéridémie et de comprendre la cause exacte de celle-ci. Il est fortement recommandé d’adresser ces patients à nos confrères endocrinologues pour qu’une recherche complémentaire soit effectuée, notamment des tests fonctionnels dynamiques, et une recherche génétique si besoin.