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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Nouveautés dans les biomarqueurs de l’hépatotoxicité des médicaments et des plantes médicinales Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Saint-Eloi, Service d’hépato-gastroentérologie et transplantation, 80 avenue Fliche, 34295 Montpellier Cedex 5, France
2 INSERM 1183
* Tirés à part
  • Mots-clés : hépatotoxicité, hépatotoxicité idiosyncrasique, biomarqueurs, pharmacogénétique
  • DOI : 10.1684/hpg.2018.1630

L’hépatotoxicité des médicaments est la principale cause de retrait du marché pharmaceutique et de l’interruption du développement des nouvelles molécules. La détection, la caractérisation, l’évaluation pronostique et le diagnostic d’atteinte hépatique reposent en grande partie sur des marqueurs sanguins biochimiques et biologiques (enzymes hépatiques, bilirubinémie, facteurs de coagulation, albuminémie). L’évaluation de l’imputabilité d’un médicament peut être facilitée en utilisant un score combinant biomarqueurs et caractéristiques chronologiques et cliniques comme illustré par le « Roussel-Uclaf Causality Assessment Method » (RUCAM). Il existe dans de rares cas des autoanticorps spécifiques d’un médicament ou la possibilité de détecter le médicament en cause ou son métabolite toxique dans le sang. Afin d’améliorer la prise en charge des hépatites médicamenteuses, de nombreux biomarqueurs sont en cours de développement. Ils permettent la détection précoce d’atteinte hépatique (micro-ARN 122 et 192, cytokératine 18), la sélection d’un type d’hépatite (HMGB-1, MCSFR-1, GLDH) ou la prédiction du pronostic (MCSFR-1, ostéopontine, cytokératine 18 et acides biliaires). Leur utilisation en pratique courante n’est pas encore standardisée. Le rôle de la pharmacogénétique dans l’hépatotoxicité médicamenteuse est de mieux en mieux reconnu et quelques associations robustes commencent à être identifiées, en particulier avec certains haplotypes HLA.