John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

La douleur de l’adénocarcinome du pancréas Volume 24, numéro 3, Mars 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
1 Hôpital Beaujon,
Université Paris 7,
département de prise en charge de la douleur chronique,
100,
boulevard du général Leclerc,
92110 Clichy Cedex,
France
2 Hôpital Beaujon,
Université Paris 7,
départment de gastroentérologie et pancréatologie,
100,
boulevard du général Leclerc,
92110 Clichy Cedex,
France
* Tirés à part

D’origine multifactorielle, la douleur de l’adénocarcinome du pancréas est difficile à prendre en charge. Pourtant, le traitement antalgique se réduit trop souvent à la simple application des paliers de l’OMS. Selon cette approche, les antalgiques sont choisis uniquement sur l’intensité de la douleur. Autant que possible, le traitement devrait aussi prendre en compte les mécanismes de la douleur ainsi que les comorbidités. Ainsi, l’invasion périnerveuse étant quasi-constante dans l’adénocarcinome du pancréas, il en résulte une composante douloureuse de type neuropathique. L’adjonction d’agents actifs sur ce type de douleur doit être considérée dans le cancer du pancréas avancé, quelle que soit l’intensité de la douleur. Par ailleurs, les combinaisons médicamenteuses peuvent augmenter l’efficacité du traitement tout en réduisant ses effets secondaires, en agissant sur différentes cibles de la nociception. Lorsque la douleur devient réfractaire à un traitement médical bien conduit, il est recommandé d’envisager des techniques interventionnelles.