John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Infiltration locale d’anti-TNFα pour les fistules anales de Crohn : une fausse bonne idée ? Volume 24, numéro 10, Décembre 2017

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph,
Institut Léopold Bellan,
Service de Proctologie Médico-Chirurgicale,
185, rue Raymond Losserand,
75014 Paris, France
2 Hôpital Saint Antoine,
service d’hépato-gastro-entérologie,
184 rue du Faubourg Saint-Antoine
75012 Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : lésion ano-périnéale, maladie de Crohn, infliximab, adalimumab, fistule
  • DOI : 10.1684/hpg.2017.1549
  • Page(s) : 1040-5
  • Année de parution : 2017

Les fistules ano-périnéales sont fréquentes au cours de la maladie de Crohn, souvent complexes et doivent être prises de charge par des équipes multidisciplinaires (gastroentérologue, proctologue, radiologue, chirurgien).Elles s’accompagnent de taux élevés de TNFα sériques et dans le tissu fistuleux. Le TNFα récepteur 1 est aussi fortement exprimé dans les trajets fistuleux. L’administration d’anti-TNFα par voie locale a été évaluée dans 5 études pilotes non contrôlées menées entre 2001 et 2012 (infliximab n = 4 et adalimumab n = 1). Les taux de rémissions complètes cliniques (définies comme l’absence totale d’écoulement, de douleur, et la fermeture du trajet) étaient de 36 à 75 %. L’immense majorité de patients étudiés avaient une maladie de Crohn luminale toujours active et ne recevaient pas d’anti-TNFα par voie systémique. Aucun effet indésirable grave n’a été observé et la tolérance des administrations locales était excellente. Aucune étude contrôlée n’a permis de valider cette pratique. Aujourd’hui, aucun protocole d’injection locale d’anti-TNFα ne peut être recommandé, en l’absence d’évaluation complémentaire.