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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Infection à SARS-CoV-2 : ce que doit savoir l’hépato-gastroentérologue Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteur
Hôpital Saint-Antoine, Service de gastroentérologie et nutrition, 184 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75571 Paris CEDEX 12
* Correspondance

Après les premiers cas d’une pneumopathie de cause inconnue survenue en Chine en décembre 2019, une pandémie liée au SARS-CoV-2 s’est répandue. Cette maladie appelée COVID-19, classée comme une urgence de santé publique par l’OMS, s’est imposée dans notre pratique professionnelle venant la bouleverser pour une durée inconnue. Même si l’on connaît une partie des aspects virologiques du SARS-CoV-2, (cycle de réplication viral, paramètres et dynamique de la transmissibilité), en l’absence de traitement spécifique, cette infection respiratoire bien paucisymptomatique dans la grande majorité des cas, entraîne une mortalité d’environ 1 % et une morbidité de 10 %. Elle a ainsi mis en tension notre système de soins. Le diagnostic repose sur l’association de signes cliniques d’infection respiratoire basse et de mise en évidence directe du virus par PCR ou indirecte des lésions pulmonaires radiologiques. Les formes très symptomatiques et graves nécessitent le plus souvent une prise en charge hospitalière. Une fois le diagnostic posé, la prise en charge repose sur la reconnaissance des signes de gravité et la mise en place de mesures thérapeutiques symptomatiques : oxygénation, antibiothérapie préventive d’une surinfection, anticoagulation et hydratation. Les traitements antiviraux et les immunomodulateurs réduisant la deuxième phase de la maladie liée à un orage cytokinique sont en cours d’évaluation. La prévention est un élément essentiel associant une organisation du parcours des patients, la protection des patients et des personnels soignants par isolement « gouttelettes » et « contact » (masque, hygiène personnelle, soluté hydroalcoolique) et par la distanciation physique et sociale. Elle vise à lutter contre la saturation du système de soins en diminuant les pics épidémiques. La vaccination est attendue puisqu’elle apparaît comme à la salle issue définitive de cette maladie.