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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Implication des hépato-gastroentérologues en cancérologie digestive ? Enquête de la Fédération des spécialités des maladies de l’appareil digestif (FSMAD) et la Fédération francophone de cancérologie digestive (FFCD) Volume 19, numéro 6, Juin 2012

Auteurs
Hôpital Européen Georges Pompidou, service HGE oncologie digestive, 20 rue Leblanc, 75015 Paris ; FSMAD, FFCD, Centre hospitalier régional d’Orléans, FFCD, FFCD Dijon, Centre hospitalier universitaire de Rouen, SNFGE, Clinique Saint Jean, service d’hépato-gastroentérologie, Lyon FSMAD, Centre Hospitalier La Roche sur Yon, ANGH, Centre hospitalier universitaire de Reims, SNFGE, Centre hospitalier universitaire de Dijon, FFCD
  • Mots-clés : oncologie digestive, hépato-gastroentérologues et oncologues, cancérologie digestive, prise en charge des cancers digestifs
  • DOI : 10.1684/hpg.2012.0743
  • Page(s) : 399-412
  • Année de parution : 2012

La prise en charge des traitements médicaux des patients atteints de cancers digestifs est en France partagée entre les hépato-gastroentérologues (HGE) et les oncologues médicaux. L’implication des HGE en oncologie a été évaluée par une enquête de pratique entre novembre 2007 et mars 2008. Parmi les 3 387 HGE répertoriés par la DRESS en 2007, 1 663 ont répondu et représentaient tous les modes d’exercice. Sur une échelle visuelle analogique d’activité, leur implication en cancérologie était, pour 46,8 % d’entre eux, cotée à 7/10 ou plus. Une participation aux réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) de cancérologie digestive était rapportée par 89,4 % des HGE.

Selon les critères de l’INCa, 754 HGE étaient « autorisés » à primo-prescrire et initier des chimiothérapies en possédant soit une compétence ordinale (CO) en cancérologie digestive (n = 665) soit un DESC de cancérologie (n = 186) ; 523 HGE détenaient un diplôme universitaire de cancérologie digestive (DU ou un DIU).

L’administration des chimiothérapies était faite par 43 % des HGE répondeurs parmi lesquels 36 % n’avaient ni CO ni DESC. Parmi ces derniers, la moitié appartenait à la génération des 40-50 ans qui n’avait eu aucune possibilité d’obtenir une compétence ordinale ou un DESC.

Il existait des variations inter-régionales importantes avec une proportion plus grande d’HGE pratiquant la chimiothérapie dans les régions à faible densité en oncologues.

Cette enquête illustre le rôle joué par les HGE en cancérologie digestive qui fait partie intégrante de leur métier. Le rôle des spécialistes d’organe en cancérologie devrait être mieux reconnu par les pouvoirs publics et surtout par les Agences régionales de santé pour mieux les intégrer dans les organisations régionales de cancérologie en complémentarité avec les oncologues médicaux. En effet, cette activité importante des HGE est complémentaire et non concurrente de l’activité des oncologues médicaux.