John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

Génétique et épigénétique dans la non-alcoholic fatty liver disease Volume 24, numéro 7, Septembre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 CHU de Nice, Hôpital de l’Archet, service d’hépato-gastroentérologie et de cancérologie digestive, Nice, France
2 INSERM, U1065, C3M, Equipe 8, « Complications hépatiques de l’obésité », Nice, France
3 Université Côte d’Azur, Nice, France
  • Mots-clés : NAFLD, foie gras, stéatose, NASH, PNPLA3, TM6SF2, MBOAT7, micro-ARN
  • DOI : 10.1684/hpg.2017.1494
  • Page(s) : 719-26
  • Année de parution : 2017

La non-alcoholic fatty liver disease (NAFLD), qui regroupe la stéatose et la stéatohépatite (non-alcoholic steatohepatitis – NASH), est un problème de santé publique de par sa fréquence et les complications potentielles (fibrose, cirrhose, carcinome hépatocellulaire). À l’heure actuelle, la surveillance des patients ayant une stéatose ou une NASH n’est pas parfaitement codifiée et les traitements actuels ne sont pas très efficaces. La recherche sur la génétique et l’épigénétique de la NAFLD est en plein essor. La génétique étudie les modifications dans la séquence nucléotidique des gènes, tandis que l’épigénétique explique les dérégulations de l’expression d’un gène en l’absence d’altération dans sa séquence nucléotidique.

PNPLA3, TM6SF2 et MBOAT7 sont les 3 principaux gènes pour lesquels un single nucleotide polymorphism est associé à la stéatose, la NASH et la fibrose hépatique indépendamment de l’insulino-résistance et du syndrome métabolique.

Parmi les mécanismes épigénétiques, certains micro-ARN (miR), petits ARN non codants, qui régulent l’expression de certains gènes en s’hybridant aux ARN messagers sont modifiés dans la NAFLD. Par exemple, le miR 122 a une expression hépatique diminuée avec la NAFLD alors que son taux circulant augmente. Le miR 34a, quant à lui, a une expression hépatique augmentée avec la NAFLD. La méthylation de certains gènes spécifiques est aussi modifiée dans la NAFLD entraînant des modifications de l’expression de ceux-ci. C’est notamment le cas de PPARγ, gène clé du métabolisme lipidique.

Il est probable que, dans le futur, de nombreux facteurs génétiques et épigénétiques puissent être évalués pour chaque individu, à partir d’une simple prise de sang, permettant une surveillance à la carte et un traitement personnalisé dans la NAFLD, comme dans d’autres maladies.