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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Fistule recto-vaginale liée à la maladie de Crohn Volume 25, numéro 7, Septembre 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
Hôpital universitaire de Caen, Service d’hépato-gastro-entérologie et de nutrition, Avenue de la Côte de Nacre, 14033 Caen, France
* Tirés à part

La maladie de Crohn représente la deuxième cause de fistules recto-vaginales. Elles sont présentes chez 3 à 4 % des femmes atteintes par cette maladie, notamment en cas d’atteinte rectale associée. Les fuites de gaz ou de selles par le vagin, les écoulements de pus et les infections représentent les principales gênes des patientes, avec un retentissement majeur sur la qualité de vie. Un examen sous anesthésie générale associé à au moins une technique d’imagerie permet d’obtenir un diagnostic précis de la fistule. Une fois le bilan réalisé, la fistule doit être classée en fonction de son diamètre et de sa localisation, pour guider au mieux la prise en charge. Les antibiotiques sont indiqués en cas de sepsis ou pour permettre une amélioration transitoire des symptômes en attendant l’efficacité d’un autre traitement. Les immunosuppresseurs n’étant pas suffisamment efficaces, le principal traitement de ces fistules reste les anti-TNF qui permettront une fermeture complète clinique dans 37 % des cas à 1 an. À chaque fois que possible, notamment lorsque l’atteinte rectale a pu être améliorée par les anti-TNF et que le sepsis est contrôlé, un traitement chirurgical complémentaire, de type lambeau d’avancement rectal ou vaginal, doit être envisagé. L’amputation abdomino-périnéale et la stomie définitive reste une option de dernier recours.

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