John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

Facteurs prédictifs d’efficacité de l’immunothérapie en oncologie digestive Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteur
CHRU de Nancy,
service d’hépato-gastro-entérologie ;
Université de Lorraine et Unité Inserm U954,
5 allée du Morvan
54500 Vandœuvre-lès-Nancy, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : immunothérapie, facteurs prédictifs, inhibiteurs de checkpoint immunitaire, instabilité microsatellitaire, néo-antigènes
  • DOI : 10.1684/hpg.2017.1556

L’immunothérapie est en passe de révolutionner la cancérologie, avec comme idée directrice que le système immunitaire de l’hôte a le potentiel d’éradiquer la maladie, le traitement consistant simplement à optimiser les fonctions des acteurs de l’immunité. En dépit de résultats notables chez les patients atteints de mélanome ou de cancer bronchique, le taux de réponse objective n’est environ que de 20 % en oncologie digestive. Nous pouvons cependant améliorer cette situation par une meilleure connaissance de l’immunité anti-tumorale. En administrant les inhibiteurs de checkpoint immunitaire aux patients dont les tumeurs surexpriment PD-L1 (programmed death-ligand 1) ou présentent une instabilité microsatellitaire, le taux de réponse objective peut être multiplié par 2 voire par 3. Dans un avenir proche, nous serons certainement en mesure de prendre en compte d’autres biomarqueurs au sein de scores composites pour attribuer à chaque patient atteint de cancer digestif une « carte d’identité immunitaire » capable de prédire de manière robuste l’efficacité de l’immunothérapie.