John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Endobrachyœsophage sans métaplasie intestinale : une entité à surveiller ? Volume 21, numéro 10, Décembre 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 CHU de Nice,
Hôpital de l’Archet,
service d’hépato-gastroentérologie et de cancérologie digestive,
06202 Nice,
Cedex 3,
France
2 Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM),
U1065,
Equipe 8,
« Complications hépatiques de l’obésité »,
06204 Nice,
Cedex 3,
France
3 Université de Nice-Sophia-Antipolis,
Faculté de Médecine,
06107 Nice,
France
4 Hôpital Pasteur,
CHU de Nice,
laboratoire central d’anatomie et cytologie pathologiques,
06107, Nice,
Cedex 2,
France
5 EA 6302,
Tolérance immunitaire,
Université de Nice Sophia Antipolis,
France
* Tirés à part

La définition de l’endobrachyœsophage (EBO) est encore débattue. En effet, l’EBO est généralement défini par la présence d’une métaplasie intestinale qui doit être surveillée régulièrement selon les recommandations internationales. En revanche, des données récentes montrent que d’autres types de métaplasie (cardiale, fundique, présence d’autres types de cellules glandulaires sans métaplasie intestinale) peuvent exister. Ces lésions métaplasiques sont définies dans la littérature anglophone sous le terme « columnar lined esophagus » (CLE). Les recommandations sont équivoques quant à la prise en charge et la surveillance de ces lésions. Dès lors, le diagnostic précis d’un EBO est toujours difficile pour le duo que forment l’endoscopiste et l’anatomopathologiste. Des données récentes de la littérature laissent penser que le CLE pourrait évoluer vers une métaplasie intestinale et/ou in fine un adénocarcinome. De futures études prospectives et le développement d’outils de biologie moléculaire devraient aider à mieux caractériser ces lésions pour optimiser le traitement de l’EBO.