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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Colites associées à Clostridium difficile Volume 23, numéro 8, Octobre 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteur
Hôpital Saint-Antoine, service de gastro-entérologie et nutrition, 184 rue du Faubourg St-Antoine, 75571 Paris cedex 12, France
* Tirés à part

Les infections à Clostridium difficile sont des infections nosocomiales survenant chez des patients hospitalisés exposés aux antibiotiques, néanmoins, on observe depuis quelques années une augmentation des cas d’infections à Clostridium difficile communautaires. Des comorbidités chez les patients atteints d’infection à Clostridium difficile sont fréquemment observées et contribuent largement à la mortalité qui peut atteindre jusqu’à 50 % en cas de colite sévère. La présentation clinique des infections à Clostridium difficile varie depuis la simple diarrhée fécale à la colite associée à Clostridium difficile, classiquement colite pseudo-membraneuse, réalisant parfois un tableau colite aiguë sévère. L’association d’un tableau clinique compatible et la preuve microbiologique de la présence d’une souche de Clostridium difficile productrice de toxines dans les selles, sans autre cause évidente, permet de poser le diagnostic. Le traitement spécifique repose sur l’administration per os de métronidazole (500 mg 3×/j, 10j) ou de vancomycine (125 à 500 mg ×4/j, 10j). En cas de perforation, de mégacôlon toxique, de péritonite avec défaillance organique ou d’échec du traitement médical le traitement chirurgical consiste en une colectomie subtotale. Les formes récidivantes sont fréquentes et la prévention des récidives par transplantation de microbiote fécal est très efficace. La prévention de l’acquisition de ce germe reposant avant tout sur une politique du bon usage des antibiotiques, celui-ci reste un objectif primordial.