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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Cardiopathie carcinoïde associée aux tumeurs neuroendocrines digestives Volume 28, numéro 10, Décembre 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Bichat/Beaujon, Service de cardiologie, 46, rue Henri Huchard, 75018 Paris
2 Hospices Civils de Lyon, Service d’oncologie digestive, 5, place d’Arsonval, 69003 Lyon
3 Hôpital Beaujon, Service de gastroentérologie-pancréatologie, 100 boulevard du Général Leclerc, 92110 Clichy
4 Hospices Civils de Lyon, Service de cardiologie, 5, place d’Arsonval, 69003 Lyon
* Correspondance

La cardiopathie carcinoïde (CC) survient chez 30 % à 50 % des patients présentant une tumeur neuroendocrine métastatique de l’intestin grêle associée à un syndrome carcinoïde et est responsable d’une augmentation significative de la morbi-mortalité. Bien que sa physiopathologie demeure partiellement comprise, le rôle-clé de la sérotonine dans la formation de plaques fibreuses endocardiques a été démontré. Ces lésions sont à l’origine d’une atteinte du cœur droit essentiellement, touchant principalement les valves tricuspide et pulmonaire, et évoluant in fine vers une insuffisance cardiaque droite. L’échographie cardiaque est l’examen clé pour le dépistage et le diagnostic de la CC, guidés par la clinique et le dosage de biomarqueurs (5HIAA, BNP). Le traitement de la CC est complexe et nécessite une collaboration pluridisciplinaire entre gastro-entérologues, cardiologues, anesthésistes-réanimateurs et chirurgiens cardiaques. En cas d’atteinte valvulaire sévère, la chirurgie cardiaque est le traitement de référence mais la détermination du délai d’intervention constitue un véritable défi.