John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Apport des cellules souches mésenchymateuses dans la prise en charge des fistules anales de maladie de Crohn : Science-fiction ou futur proche ? Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Institut Léopold Bellan, Service de Proctologie Médico-Chirurgicale, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris, France
2 Hôpital Beaujon, Service de MICI et assistance nutritive, 100 boulevard du Général Leclerc, 92110 Clichy, France
3 Hôpital Européen Georges Pompidou, Service d’hépato-gastroentérologie et endoscopies, 20 rue Leblanc, 75015 Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : fistule anale, maladie de Crohn, thérapie cellulaire, cellules souches mésenchymateuses
  • DOI : 10.1684/hpg.2018.1619

L’atteinte ano-périnéale spécifique de la maladie de Crohn (MC) survient chez un patient sur trois après 20 ans d’évolution et l’obtention d’une cicatrisation des trajets fistuleux est souvent difficile avec les traitements systémiques. L’injection de cellules souches mésenchymateuses (CSM) présente de grands intérêts théoriques en raison de leurs propriétés immuno-modulatrices, antifibrotiques et pro-angiogénique. Plusieurs études ouvertes ont évalué l’efficacité du comblement du trajet fistuleux par des CSM avec des taux de fermeture de trajets fistuleux à court terme variables (de 30 à 70 %). Les patients étaient réfractaires aux anti-TNF et les modalités d’injection dans ces études étaient diverses. Trois essais contrôlés ont confirmé la supériorité du traitement par injection locale de CSM par rapport au placebo, à court et long terme. Plusieurs questions restent en suspens pour déterminer la meilleure façon d’utiliser cette thérapeutique prometteuse.