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Hématologie

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Thérapie cellulaire à visée angiogénique dans les pathologies ischémiques Volume 10, numéro 2, Mars-Avril 2004

Auteurs
Unité de thérapie cellulaire, Laboratoire d’hématologie, hôpital Robert‐Debré, 51092 Reims cedex. Laboratoire d’hématologie, centre hospitalo‐universitaire, 1, place Victor‐Pauchet, 80054 Amiens cedex. Institut national de la transfusion sanguine, 6, rue Alexandre‐Cabanel, 75015 Paris.
  • Mots-clés : thérapie cellulaire, angiogenèse, vasculogenèse  
  • Page(s) : 146-57
  • Année de parution : 2004

De nombreux arguments expérimentaux suggèrent qu’en période postnatale, la formation, le développement et\ou la réparation de structures vasculaires sont assurés par des processus d’angiogenèse et par des processus de vasculogenèse. Les progéniteurs endothéliaux circulants sont des cellules d’origine médullaire capables in vitro de générer des cellules endothéliales et partagent une origine commune avec les cellules‐souches hématopoïétiques. D’autres cellules‐souches sont potentiellement impliquées (cellules‐souches mésenchymateuses et Multipotent Adult Progenitor Cell). Enfin, il est possible que les monocytes jouent un rôle important par sécrétion de facteurs angiogéniques ou par différenciation en cellules de type endothélial. Ces données ont conduit à la conception de la thérapie cellulaire à visée angiogénique, principalement dans deux situations caractérisées par un défaut de vascularisation artérielle : l’ischémie des membres inférieurs et l’ischémie myocardique. De nombreuses études ont été réalisées chez l’animal par implantation locale intramusculaire après induction d’une ischémie d’un membre : quelles que soient les cellules utilisées, une augmentation de la néovascularisation locale est observée, avec un effet fonctionnel sous forme d’une augmentation du flux vasculaire. Le seul essai publié à ce jour chez l’homme rapporte l’efficacité et l’innocuité de l’implantation de cellules mononucléées médullaires dans l’ischémie des membres inférieurs. Après des travaux chez l’animal, quelques essais non randomisés ont également été rapportés chez l’homme au cours de l’ischémie myocardique. De nombreuses questions restent posées : quels types de cellules utiliser ? Quelle quantité, où, comment, et quand les implanter ?