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Hématologie

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Rôle des cellules dendritiques dans l’immunité innée antitumorale : vers de potentielles applications thérapeutiques en hématologie Volume 6, numéro 3, Mai - Juin 2000

Auteurs
Unité d’immunologie, département de biologie clinique, Institut Gustave-Roussy, 39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif Cedex.

Les effecteurs de l’immunité antitumorale actuellement reconnus et exploités en immunothérapie sont les lymphocytes T CD8+ (CTL), spécifiques d’antigènes (Ag) tumoraux de cytotoxicité restreinte par les molécules du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de classe I. L’augmentation de la fréquence de tels précurseurs CTL dans le sang circulant peut être obtenue par immunisation de l’hôte par des cellules dendritiques (CD) pulsées par les Ag tumoraux et pourrait permettre le contrôle de la maladie tumorale résiduelle, comme en attestent les résultats précliniques et les premiers essais cliniques. L’immunosélection spontanée ou provoquée de variants tumoraux ayant perdu sélectivement certains épitopes antigéniques et/ou des motifs CMH classe I a été documentée. D’autres effecteurs tels que les lymphocytes NK pourraient avoir un rôle clé dans les réponses immunitaires antitumorales. Nos données démontrent que les lymphocytes NK au repos peuvent être activés directement par contact membranaire avec les CD indépendamment de l’IL-12 ou de l’IFN type I, plaçant la CD à l’interface entre l’immunité innée et l’immunité acquise. La thérapie cellulaire dendritique et/ou NK adoptive pourrait trouver de nouvelles indications en hématologie.