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Hématologie

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Les polymorphismes de la NO‐synthase inductible, facteurs de la gravité du paludisme Volume 10, numéro 2, Mars-Avril 2004

Auteurs
Institut Cochin, département GDPM, faculté de médecine Cochin Port‐Royal, 24, faubourg Saint‐Jacques, 75014 Paris, France. Laboratoire d’immunologie et d’histocompatibilité, AP‐HP, IUH et Inserm U396, hôpital Saint‐Louis, 1, avenue Claude‐Vellefaux, 75010 Paris, France. <tamouzahisto.chu‐stlouis.fr>

Le paludisme à Plasmodium falciparum est une cause majeure de mortalité, surtout en Afrique et dans les pays tropicaux où il constitue un véritable problème de santé publique. L’infection palustre est caractérisée par une grande variabilité des formes cliniques et des complications, parfois létales, qu’elle peut engendrer. La recherche d’une base physiologique à cette variabilité phénotypique a poussé à explorer des polymorphismes génétiques qui pourraient influencer l’évolution de l’infection. Les gènes codant pour les principales protéines du globule rouge ont été initialement étudiés. Ce fut ensuite le tour de ceux qui interviennent dans la réponse immunitaire anti‐infectieuse, en particulier anti‐parasitaire. Très récemment l’attention s’est focalisée sur des polymorphismes localisés dans le promoteur de la NO‐synthase inductible (iNOS). Une série de travaux sur des cohortes de patients africains a permis d’en mettre plusieurs en évidence, dont en particulier un polymorphisme biallélique (C → T) en position ‐‐ 1173. Ce dernier semble présenter une valeur indicatrice, et donc potentiellement pronostique et thérapeutique importante.