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Hématologie

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La vaccination chez les allogreffés de cellules souches hématopoïétiques Volume 15, numéro 2, mars-avril 2009

Auteurs
Service d’hématologie adulte, Hôpital Necker-enfants malades, Paris, Service d’hémato-immunologie et de rhumatologie pédiatrique, Hôpital Necker-enfants malades, Paris, Service d’hématologie pédiatrique, Hôpital Robert-Debré, Paris

Durant ces 30 dernières années, l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est devenue une thérapeutique courante de nombreuses hémopathies, avec un nombre de patients traités en augmentation constante. Les principales complications des allogreffes de CSH sont infectieuses en raison de la lourdeur des traitements immunosuppresseurs reçus par les patients pendant des mois ou des années et du fait de la perte des réponses immunes vis-à-vis des pathogènes après la greffe. La reconstitution immune est un processus lent, dépendant notamment du type de greffe et de la présence ou non d’une réaction du greffon contre l’hôte (GvH) chronique. Dès lors, la prévention des infections est un problème majeur chez les patients receveurs d’une allogreffe de CSH, et la vaccination est l’une des stratégies permettant de réduire le risque des infections potentiellement couvertes par les vaccins. Cet article résume les recommandations classiques de l’agenda vaccinal après allogreffe et discute les bénéfices et les risques attendus de chaque type de vaccin, chez l’adulte et chez l’enfant, en se fondant sur les données actuelles de la littérature.