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Hématologie

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Herpès virus humain 8 (KSHV-HHV8) et myélome : la controverse continue ! Volume 4, numéro 3, Mai-Juin 1998

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  • Page(s) : 177-8
  • Année de parution : 1998

Que des virus puissent agir comme des cofacteurs importants en cancérogenèse humaine est une idée actuellement bien établie. Issue essentiellement de données épidémiologiques, elle a été confortée lorsque les conséquences biologiques de l'infection virale ont été comparées avec les altérations des grandes voies de contrôle de l'intégrité cellulaire (apoptose, cycle cellulaire par exemple) survenant de façon régulière dans les tumeurs sporadiques. L'implication des virus de type papilloma dans les cancers du col utérin, du virus HTLV-1 dans la leucémie-lymphome à cellule T (ATL) ou du virus EBV dans certains lymphomes de Burkitt, dans la maladie de Hodgkin ou dans les lymphomes B des immunodéprimés (pour ne citer que quelques exemples) est actuellement reconnue, même si le rôle respectif des virus et des autres altérations génétiques acquises par les cellules tumorales reste encore à préciser. Dans ces modèles, les virus sont retrouvés dans les cellules tumorales et sont censés intervenir directement sur le fonctionnement cellulaire à une étape clé de la transformation.