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Hématologie

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Essais cliniques de nouvelles thérapeutiques pharmacologiques de la drépanocytose Volume 12, numéro 4, Juillet-Août 2006

Auteurs
Department of Laboratory Medicine and Pathology, Children’s Hospital, Harvard Medical School, Boston, MA, USA, Department of Clinical and Experimental Medicine, Section of Internal Medicine, University of Verona, Italy

Grâce à la génération de modèles transgéniques murins de la drépanocytose, des études précliniques ont mis en évidence les effets bénéfiques de diverses molécules thérapeutiques potentielles des manifestations aiguës ou chroniques de la drépanocytose. Certaines molécules sont en cours d’essais cliniques, de phase I à III. Ces approches ciblent : 1) les transportes membranaires des cations et les channoux responsables de la déshydratation érythrocytaire, 2) l’adhérence à l’endothélium ou 3) l’activation des cellules circulantes et endothéliales participant aux mécanismes de vaso-occlusion et d’ischémie locale. Le canal Gardos (canal potassium activé par le calcium, KCNN4) est inhibé par le dérivé du clotrimazole, l’ICA-17043, en essai de phase III. Le co-transport K-Cl (KCC1/3/4), activé par le déficit en magnésium érythrocytaire, est inhibé par le supplément le pidolate de magnésium ; le dipyridamole inhibe les transports ioniques lors de la désoxygénation. L’administration de sulfasalazyne (inhibiteur de la voie NF-κB) aux patients drépanocytaires induit la réduction de l’activation anormale des cellules endothéliales. L’oxyde nitrique (NO) est un vasodilatateur puissant. Il a aussi des effets en cascade dans la prévention de l’activation anormale des leucocytes, des plaquettes et des cellules endothéliales chez les patients drépanocytaires et dans le remodelage vasculaire. La L-arginine, précurseur du NO, semble également d’un intérêt potentiel.