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Hématologie

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Cristaux de Charcot-Leyden et leucémie aiguë (à propos d'un cas) Volume 7, numéro 6, Novembre - Décembre 2001

Auteurs
Service d'immunologie et d'hématologie biologiques, hôpital Saint-Antoine, Paris.
  • Page(s) : 453-7
  • Année de parution : 2002

Les cristaux de Charcot-Leyden (CCL) ont été décrits pour la première fois par Charcot et Robin en 1853 [1] dans le sang et la rate d'un patient atteint de « leucocythémie » puis par Leyden en 1872 dans l'expectoration d'un patient asthmatique. Leur forme hexagonale bipyramidale, en aiguille de boussole est très caractéristique. Ils ont été longtemps considérés comme un marqueur d'inflammation associé à une prolifération des polynucléaires (PN) éosinophiles. Par la suite, Archer et al. [2] ont montré que les CCL peuvent provenir non seulement des PN éosinophiles mais aussi des PN basophiles ce qui fut confirmé par Ackerman et al. [3]. Ils ont été décrits essentiellement au cours des éosinophilies associées aux maladies allergiques et parasitaires et surtout dans les expectorations, lavages bronchoalvéolaires, épanchements pleuraux. Leur présence dans la moelle osseuse et leur association à des hémopathies sont beaucoup plus rares.