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Hématologie

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Complications à long terme du traitement de la maladie de Hodgkin Volume 6, numéro 2, Mars - Avril 2000

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Les progrès thérapeutiques ont permis d’améliorer la survie à long terme de la plupart des patients atteints de maladie de Hodgkin. L’analyse de larges cohortes de patients avec plus de 20 ans de recul a permis d’évaluer l’impact des complications tardives sur la survie et de mieux connaître les causes de décès. Les complications malignes sont les plus redoutables et, pour la plupart, induites par le traitement. Les agents alkylants sont associés à un risque accru de leucémie ou de myélodysplasie. La radiothérapie est associée à un risque accru de tumeurs solides, mais son rôle exact (volume et dose) comme facteur de risque n’est pas clairement défini. Les complications non malignes sont essentiellement les infections sévères, l’infarctus du myocarde et les troubles cardiovasculaires, les troubles des fonctions pulmonaires, thyroïdiennes et gonadiques. Les méthodes modernes d’irradiation et les nouvelles stratégies de traitement ont considérablement réduit l’incidence des complications digestives, des péricardites chroniques et des troubles de la croissance chez l’enfant. Dans les séries publiées, deux complications tardives sont responsables d’un excès de mortalité : l’infarctus du myocarde et les seconds cancers. Les difficultés psychologiques et sociales, ainsi que les complications tardives sont susceptibles de retentir sur la qualité de vie des patients guéris. Les complications à long terme sont désormais prises en compte pour définir la stratégie thérapeutique de tous les stades de la maladie, et justifient une surveillance prolongée des patients après traitement.