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Hématologie

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Apport des modèles murins dans les thrombopénies constitutionnelles Volume 21, numéro 5, Septembre-Octobre 2015

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
UMR S949, Inserm, Strasbourg, F-67065, France
Etablissement français du sang-Alsace (EFS-Alsace), Strasbourg, F-67065, France
Université de Strasbourg, Strasbourg, F-67000, France
Fédération de médecine translationnelle de Strasbourg (FMTS), Strasbourg, F-67065, France
* Tirés à part

Les thrombopénies constitutionnelles résultent d’anomalies de production des plaquettes sanguines (thrombopoïèse) d’origine héréditaire. Les connaissances autour de ces maladies, longtemps mal diagnostiquées et peu étudiées, ont considérablement augmenté ces vingt dernières années. L’essor des techniques de biologie moléculaire permettant l’identification des mutations et la culture de mégacaryocytes provenant de patients, permise par la découverte de la thrombopoïétine, ont grandement contribué à ces progrès. Parallèlement, la manipulation des gènes dans la souris (transgenèse, inactivation totale ou conditionnelle, création de mutations ponctuelles reproduisant les mutations humaines, mutagénèse chimique aléatoire) a permis de créer des modèles de maladies qui ont grandement contribué au décryptage des tableaux cliniques et biologiques présentés par les patients. La plupart des thrombopénies pour lesquelles le gène muté a été identifié ont maintenant un modèle d’étude murin. La mise en relation des données obtenues dans ces modèles et dans les cellules isolées de patients a abouti à une meilleure compréhension des pathologies et des mécanismes normaux de production des plaquettes. Il reste que près de la moitié des thrombopénies constitutionnelles sont encore non étiquetées. L’essor du séquençage à haut débit du génome devrait augmenter le nombre de gènes candidats que la génération de nouveaux modèles murins permettra de confirmer comme cause de la maladie.