John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

MENU

Vers une clinique de la temporalité ? Volume 15, numéro 4, Décembre 2017

Illustrations

  • Figure 1
Auteurs
1 Centre mémoire de ressources et de recherche de Lorraine, Hôpital de Brabois ; Unité cognitivo-comportementale, Centre Paul Spillmann, CHRU de Nancy, France
2 Groupe de recherche sur les communications, Interpsy EA4432 Psychologie, Université de Lorraine, Nancy, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : temporalité, durée, pathologies neurologiques, psychiatriques
  • DOI : 10.1684/pnv.2017.0699
  • Page(s) : 425-33
  • Année de parution : 2017

La découverte de cellules du temps permet de cerner le rôle clé de l’hippocampe dans le codage des informations spatiales et temporelles. Le modèle de l’horloge interne, complété du concept de porte attentionnelle, explicite la perception du temps. La représentation motrice des durées est assurée par les noyaux gris centraux. Le cortex préfrontal droit traiterait l’information temporelle en mémoire de travail. Le lobe temporal assurerait, en particulier à droite, la comparaison des durées avec des durées de référence et, au niveau médian, la reproduction desdurées en mémoire épisodique. La temporalité, le temps vécu, mérite aussi d’être explorée. La cognition du temps est perturbée au cours des affections psychiatriques et neurologiques : dépression, schizophrénie, maladies de Parkinson et d’Alzheimer. La dimension temporelle imprègne l’ensemble de la cognition et se décompose en composantes épisodique, sémantique et procédurale. Une véritable clinique de la cognition du temps et en particulier de la temporalité reste à construire.