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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Système neuromusculaire et vieillissement : involutions et implications Volume 11, numéro 4, Décembre 2013

Auteur
Laboratoire Activité physique performance et santé, UPRES EA 4445, Université de Pau & Pays de l’Adour, Département Staps de Tarbes, France

Chez l’homme vieillissant, le nombre de cellules musculaires et d’unités motrices décline. Les unités motrices restantes perdent de leur fonctionnalité (diminution de la fréquence de décharge, plus grande fluctuation de cette décharge), particulièrement celles qui sont composées de fibres de type II. Le renouvellement des protéines intracellulaires régresse, ce qui crée une balance négative entre les pertes protéiques journalières et les capacités à les renouveler. L’activité de la protéine kinase (Akt) qui stimule la synthèse de protéines de régulation (mTOR, p70S6, IGFBP-5) diminue tandis que les facteurs de signalisation de dégradation protéique (NF-kappa B) sont activés. En outre, le processus d’activation et de prolifération des cellules satellites est altéré et la production en hormones anabolisantes et facteurs locaux est diminuée. Le renforcement musculaire peut contrecarrer ces effets délétères du vieillissement en générant une hypertrophie musculaire grâce à une augmentation réactive de la production en hormones anabolisantes. Il peut également engendrer une stabilisation du phénotype musculaire i.e. des différentes isoformes des chaînes lourdes de myosine (MHC) qui évoluent sous l’effet de l’avancée en âge.