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Variabilité climatique et incidence de la méningite cérébro-spinale dans le district sanitaire de Korhogo (Nord de la Côte d’Ivoire) Volume 13, numéro 2, Mars-Avril 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
Auteurs
1 Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS)
01 BP 1303
Abidjan 01
Côte d’Ivoire
2 Université Félix Houphouët Boigny
01 BP V 34
Abidjan 01
Côte d’Ivoire
3 Université Péléforo Gon Coulibaly
Korhogo BP 1328
Korhogo
Côte d’Ivoire
4 Université de Ziguinchor
Département de géographie
BP 523 Ziguinchor
Sénégal
5 Université de Bâle
Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH)
Socinstrasse 57
Postfach
CH-4002
Suisse
* Tirés à part
  • Mots-clés : Côte d’Ivoire, district sanitaire, facteurs météorologiques, méningite à méningocoque
  • DOI : 10.1684/ers.2014.0687
  • Page(s) : 144-52
  • Année de parution : 2014

Dans le Nord de la Côte d’Ivoire, notamment à Korhogo, la décennie 2000-2010 a été marquée par une importante variabilité climatique, se traduisant par une pluviométrie relativement faible en 2002-2003, suivie d’une intense sécheresse en 2004 qui a abouti en 2005 à l’assèchement du barrage d’approvisionnement en eau potable de la ville de Korhogo. L’année 2006 a été caractérisée par la reprise progressive des pluies et en 2007, l’abondance des pluies a provoqué des inondations à Korhogo et dans ses environs. Outre les effets directs de cette variabilité climatique, l’étude des effets indirects sur la santé des populations, en ce qui concerne la méningite à méningocoque ou méningite cérébro-spinale (MCS), constitue l’objet du présent travail. Les données météorologiques de la période 2004-2010 et les données sanitaires cliniques de la MCS sur la période 2005-2010 du district sanitaire de Korhogo ont été collectées et analysées.L’évolution interannuelle de l’incidence de la MCS au cours de la période 2005-2010 a été marquée par une année d’épidémie en 2006, année qui a suivi deux années d’extrême sécheresse (2004, 2005). Les mois d’intense sécheresse (janvier-février-mars-avril) constituent la saison de la MCS avec des maxima de cas en février et mars. Le croisement des données épidémiologiques et météorologiques au cours de l’année épidémique (2006) a montré qu’il existe une corrélation négative significative entre l’incidence de la MCS et l’humidité relative (r = - 0,61 ; p < 0,05) et une corrélation positive significative avec la température (r = 0,66 ; p < 0,05). Cependant, les corrélations observées n’expliqueraient pas totalement l’occurrence d’épidémie de MCS, mais désignent tout au moins des indicateurs à prendre en compte dans la mise en place de systèmes d’alerte précoce.