John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

MENU

Santé respiratoire des travailleurs congolais du secteur de la construction à Lubumbashi Volume 16, numéro 6, Novembre-Décembre 2017

Auteurs
1 Institut supérieur des techniques médicales de Lubumbashi (ISTM-Lubumbashi)
Département de la recherche
Route Kasapa, BP 4748
Lubumbashi
République démocratique du Congo
2 Université de Kamina
Unité de toxicologie
Département de santé publique
Mulangu 11, BP 279
Kamina
République démocratique du Congo
3 University of Kochi
Graduate School of Health Sciences & Nursing
Zipcode : 781-8515
2751-1 Ike
Kochi
Japan
4 Université de Lubumbashi
Faculté de médecine
Département de pédiatrie
Route Kasapa, BP 1825
Lubumbashi
République démocratique du Congo
5 École de Santé Publique
Université de Lubumbashi
Lubumbashi
République démocratique du Congo
6 Institute for Work and Health
Service of Occupational Medicine
University of Lausanne and Geneva
CH-1066 Epalinges-Lausanne
Switzerland
* Tirés à part
  • Mots-clés : exposition, manifestation respiratoire, prévalence, poussières, secteur de construction
  • DOI : 10.1684/ers.2017.1094
  • Page(s) : 575-82
  • Année de parution : 2017

Les problèmes respiratoires sont fréquents chez les travailleurs exposés aux poussières. Cette étude a pour objectif de déterminer la prévalence des manifestations respiratoires chez les travailleurs du secteur de la construction dans la ville de Lubumbashi, en République démocratique du Congo (RDC), en comparaison aux agents administratifs des bureaux des services publiques. Une étude transversale à visée analytique a été réalisée. Au total, 224 travailleurs du secteur de la construction (groupe des exposés) et 242 agents administratifs (groupe contrôle) ont participé à cette étude. Les symptômes respiratoires ont été récoltés à l’aide d’un questionnaire standardisé, tandis que la fonction respiratoire (débit expiratoire de pointe [DEP]) a été évaluée à l’aide d’un débitmètre. La prévalence des manifestations respiratoires rapportée chez les travailleurs du secteur de la construction a été supérieure à celle du groupe contrôle : sifflement (21,4 % vs 7,9 %), toux (39,3 % vs 2,5 %), essoufflement après effort (40,2 % vs 2,5 %), crachats le matin (41,5 % vs 3,3 %), rhinite (79,0 % vs 17,8 %). Après ajustement sur l’âge, le tabac et l’éducation, le secteur de la construction a été associé au risque de développer des manifestations respiratoires, notamment la toux, les expectorations le matin, le sifflement et la rhinite (p < 0,05). En outre, le DEP était significativement réduit chez les travailleurs du secteur de la construction (439,95 ± 89,58) par rapport aux contrôles (493,23 ± 67,39) (p < 0,05). Il s’avère important d’améliorer les conditions et l’environnement de travail pour les travailleurs congolais du secteur de la construction.