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Environnement, Risques & Santé

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Réponse toxicologique d’une culture organotypique de tissu pulmonaire exposée à des gaz d’échappement issus d’un moteur à combustion Volume 7, numéro 2, Mars-Avril 2008

Auteurs
Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), U 644, Faculté de médecine et pharmacie de Rouen, Bd Gambetta, 76183 Rouen cedex, Laboratoire de toxicologie et hydrologie, Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), BP 5005, Dakar Sénégal, Centre d’études et de recherche en aérothermie moteur (Certam), Technopôle du Madrillet, 1, rue Joseph Fourier, 76800 Saint-Étienne du Rouvray France
  • Mots-clés : catalyse, essence, gaz échappement automobile, poumon, stress oxydatif, test toxicité
  • DOI : 10.1684/ers.2008.0141
  • Page(s) : 123-9
  • Année de parution : 2008

L’étude des gaz d’échappement des moteurs à combustion présente un certain nombre de problèmes comme l’échantillonnage et la procédure d’exposition. La plupart de ces études, effectuées sur les émissions de moteurs diesels, utilisent des particules préalablement collectées, mises en suspension dans un liquide avant leur évaluation toxicologique in vivo et/ou in vitro. L’étude des émissions de moteurs à allumage commandé semble également importante en raison de la présence de polluants gazeux d’une part (monoxyde de carbone, composés organiques volatils, oxydes d’azote) d’une part, et de particules plus fines que les particules diesels (30 à 50 nm) possédant un fort pouvoir de pénétration pulmonaire, d’autre part. Ce travail a pour objectif d’étudier in vitro la toxicité pulmonaire des gaz d’échappement de moteur à allumage commandé et d’évaluer l’impact d’un système de dépollution (par catalyse 3 voies). Un système d’exposition directe a été utilisé et il permettait de travailler sur des flux continus de gaz d’échappement à la sortie du moteur. Le matériel biologique en exposition était constitué de tranches de poumons de rat en culture organotypique. Un dosage des marqueurs biologiques impliqués dans le processus de la réaction du tissu pulmonaire aux aérocontaminants a été effectué. Les résultats obtenus ont montré qu’en présence d’émission essence l’énergétique cellulaire ainsi que le métabolisme du glutathion ont été altérés avec une diminution des taux d’adénosine triphosphate (ATP), de glutathion (GSH), des activités de la glutathion peroxydase (GPx) et de la glutathion réductase (GRED). Le traitement de ces émissions par un catalyseur 3 voies a permis de supprimer les effets délétères pour le tissu pulmonaire observés en absence de posttraitement des émissions démontrant l’efficacité du posttraitement sur les paramètres étudiés.