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Environnement, Risques & Santé

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Protection des travailleurs vis-à-vis des risques d’exposition aux agents cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques en France Volume 17, numéro 1, Janvier-Février 2018

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 ISFA, Laboratoire SAF
50, avenue Tony Garnier
69007 Lyon cedex
France
2 GATE - UMR 5824-CNRS
15, parvis René Descartes
BP 7000
69347 Lyon Cedex 7
France
3 IFSTTAR, UMRESTTE
Centre hospitalier Lyon Sud
Service des maladies professionnelles
8, avenue Rockefeller
69373 Lyon Cedex 08
France
4 Centre Léon Bérard
Direction de la recherche clinique et de l’innovation
GATE - UMR 5824-CNRS
28, rue Laënnec
69373 Lyon Cedex 08
France
5 Centre Léon Bérard
Unité cancer et environnement
EA 4129 Santé, Individu, Société
28, rue Laënnec
69 773 Lyon cedex 08
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : exposition professionnelle, cancérogènes, disparités de l’état de santé
  • DOI : 10.1684/ers.2017.1121
  • Page(s) : 40-7
  • Année de parution : 2018

Notre étude a pour objet d’examiner les disparités en termes de protection aux agents cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) en milieu professionnel en exploitant l’édition 2010 de l’enquête « Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels » (SUMER). De façon générale, les résultats montrent que les mesures de protection en 2010 étaient encore insuffisantes puisque dans 19 % des cas d’exposition aucune protection – collective ou individuelle – n’était mise à la disposition du salarié. La proportion des expositions bénéficiant de protections collectives variait selon les produits CMR, mais aussi selon les caractéristiques des salariés, de l’emploi et de l’entreprise.  Une mise en parallèle des résultats obtenus avec ceux d’études précédentes nous a permis de montrer que ce ne sont pas systématiquement les populations les plus fortement exposées aux produits chimiques CMR qui bénéficient le plus de protections collectives.  Des axes de prévention prioritaires devraient viser les ouvriers qui bénéficient de moins de protections collectives malgré leurs taux et degrés d’exposition très élevés, ainsi que les travailleurs aux horaires atypiques pour lesquels l’efficacité des mesures de protection mises en place (plus de ventilation générale et d’équipements de protection individuelle) semble relativement limitée.