John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

Insertion des critères environnementaux dans le traitement des déchets urbains Volume 17, numéro 1, Janvier-Février 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8

Tableaux

Auteurs
Université des sciences et de la technologie Mohamed Boudiaf d’Oran (USTO-MB)
Département d’informatique
Faculté des mathématiques et informatique
BP 1505 El-M’Naouer
31000 Oran
Algérie
* Tirés à part
  • Mots-clés : urbanisation, environnement, déchets, décision
  • DOI : 10.1684/ers.2017.1122
  • Page(s) : 49-56
  • Année de parution : 2018

Les nouveaux modes de consommation des habitants des villes algériennes, ainsi que l’urbanisation du pays, génèrent des quantités importantes de déchets, et malgré de nombreux programmes mis en place, ce potentiel de déchets est souvent géré d’une manière improductive. En effet, en l’absence d’une stratégie de collecte efficace et de budget, la plupart des communes algériennes ne maîtrisent pas les problèmes environnementaux liés au traitement des déchets et conduisant à des problèmes de santé dans la population. Dans ce contexte, cet article propose une aide à la décision pour le traitement des déchets urbains prenant en compte des critères environnementaux. La démarche adoptée consiste à proposer une classification de cinq plans de gestion candidats : le plan actuel, les plans de tri sélectif par la population et par des opérateurs, le plan actuel amélioré par un système de consigne des bouteilles en plastique et un plan d’incinération et tri des métaux lourds. Les quatre critères identifiés relatifs à l’environnement sont la maximisation du pourcentage de récupération des déchets ainsi que les critères fondamentaux de pollution à minimiser tels que la pollution visuelle, la pollution toxique et la pollution sonore. La démarche de classification, basée sur une analyse multicritères, a été appliquée sur un tissu urbain réel de l’Ouest algérien. Après une étude de sensibilité, le classement final identifie le 2e plan, le tri sélectif à la source par la population, comme le plan dominant. Les plans 3 et 5, le tri à la source assisté par opérateurs dédiés et l’incinération et tri des métaux lourds, se partagent le classement, suivis par les plans 4 et 1 qui sont les plans de gestion actuels. Ainsi, ces derniers plans se révèlent inadéquats vis-à-vis des critères environnementaux et doivent être des options à délaisser au profit d’une stratégie impliquant la population, consciente des impacts sur la santé.