John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

État de la contamination des eaux de consommation humaine : présentation d’une approche globale Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Anses
Laboratoire d’hydrologie de Nancy
40, rue Lionnois
54000 Nancy
France
2 Anses, DER
Unité d’évaluation des risques liés à l’eau
14, rue Pierre-et-Marie-Curie
94701 Maisons-Alfort cedex
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : analyses d’eaux , eaux destinées à la consommation humaine , résidus de médicaments , campagne nationale
  • DOI : 10.1684/ers.2017.1069

L’occurrence de 44 médicaments humains et vétérinaires a été étudiée dans les ressources en eaux brutes et les eaux de distribution publique. Une campagne d’échantillonnage de 285 sites a été réalisée entre 2009 et 2010 sur l’ensemble des départements français ; deux tiers des échantillons étant des eaux produites à partir d’eaux d’origine souterraine et un tiers à partir d’eaux d’origine superficielle. Dans les eaux traitées, 19 molécules ont été détectées au moins une fois, dont 14 à des teneurs supérieures à la limite de quantification. Soixante-quinze pour cent des échantillons ne contiennent aucune molécule quantifiable et, pour les 25 % d’échantillons positifs, les analyses révèlent généralement la présence simultanée d’une à quatre molécules. Les molécules les plus fréquemment détectées sont l’époxycarbamazépine, la carbamazépine, l’oxazépam et l’hydroxyibuprofène. Les niveaux de concentration des molécules sont généralement faibles avec plus de 90 % des échantillons présentant une concentration cumulée inférieure à 25 ng/L. Trente-cinq pour cent des eaux brutes superficielles et 70 % des eaux brutes souterraines ne renferment aucune molécule à des teneurs supérieures à la limite de quantification. Trente molécules ont été détectées au moins une fois, dont 16 à des teneurs supérieures à la limite de quantification. Les eaux brutes présentent généralement un plus grand nombre de molécules que les eaux traitées. Les concentrations cumulées en eaux brutes superficielles sont généralement supérieures à celles des eaux brutes souterraines.